AccueilLa UNECrise de la prestation de serment: Les trois scénarios sur la table

Crise de la prestation de serment: Les trois scénarios sur la table

Les positions et opinions font florès au point d’être aux antipodes les unes des autres au sujet de la crise induite par le remaniement ministériel. Une crise qui s’est envenimée pour tourner à la confrontation entre les trois Présidences, alors que chaque partie s’échine à renvoyer d’elle-même l’image d’un prépondérant ayant exclusivement, et elle seule,  son mot à dire.

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Selon toute vraisemblance, le dénouement de la présente crise va renvoyer le pays à d’autres  et à l’émergence de nouvelles alliances, peut-être même à de de nouveaux équilibres politiques. Toutefois, il est clair que personne ne tient la solution ultime en l’absence de la Cour constitutionnelle, qui aurait tranché le contentieux.

Dans ce maquis de tiraillements, les scénarios dont on pourrait escompter une piste menant à une issue de la crise se déclinent, soit dans un passage en force du remaniement ministériel sur la base de l’argument constitutionnel et politique, soit dans un appel à la démission du gouvernement de Hichem Mechichi, soit dans son remplacement par un autre attelage gouvernemental d’essence politique.

La piste du désistement

Quant au troisième scénario, il renvoie à une solution mieux à la portée, c’est-à-dire le désistement pur et simple des ministres controversés sur lesquels pèsent des soupçons de corruption et de conflit d’intérêts, tirant d’embarras le chef du gouvernement  et ceux qui leur ont voté la confiance.

Le scénario du passage en force du remaniement repose sur l’argument légal ou constitutionnel en référence aux justifications des constitutionnalistes qui ont été unanimes à estimer que le président de la République, Kais Saied,  de par sa fin de non-recevoir, s’est mis dans la posture d’un chef d’Etat qui commet une flagrante violation de la Constitution, dès lors qu’il se trouve dans une logique de compétence liée qui ne lui laisse aucun choix.

Le soutien indéfectible d’Ennahdha

Il est à signaler à cet égard que le mouvement Ennahdha qui figure parmi les composantes de la ceinture politique à  laquelle le gouvernement Mechichi est adossé, a appelé, jeudi, au parachèvement du processus du remaniement en permettant aux ministres controversés d’entamer l’exercice de leurs missions afin de relever les défis et pouvoir surmonter les difficultés auxquelles le pays fait face.

Le porte-parole d’Ennahdha, Imed Khemiri, a affirmé que la plupart  des groupes parlementaires composant le ceinture politique de Hichem Mechichi estiment que le dernier remaniement ministériel remplit toutes les conditions légales et constitutionnelles requises. Au demeurant, il a  été préconisé le recours au principe de la procédure impossible en tant solution à la crise alors que les nouveaux membres du gouvernement seront nommés par voie de décrets gouvernementaux leur permettant d’exercer leurs missions ministérielles. Seulement, le président de la République a estimé que ce principe n’a pas vocation à être mis en œuvre au motif que les champs de son application relèvent essentiellement du Droit administratif.

Faire machine arrière !

Nombre de politiciens font valoir  que la sortie de crise enjoint au chef du gouvernement de faire machine arrière. Le président du groupe parlementaire de Tahya Tounès, Mustapha Ben Ahmed, a appelé soit au retrait  des ministres dont le chef de l’Etat a refusé la prestation de serment, soit à leur démission.

Le troisième et dernier scénario proposé prend les contours d’une solution pacifique à travers le désistement des nouveaux ministres  dont ceux faisant l’objet de soupçons de corruption qui se désisteront d’eux-mêmes, à charge pour les autres de prêter serment.

A noter encore que le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, a proposé, ce vendredi, que les ministres concernés par le remaniement  entreprennent de tirer d’embarras le chef du gouvernement en se désistant pour confirmer qu’ils « sont avec l’Etat avant tout et que les portefeuilles ministériels ne leur ajoutent rien », selon ses dires.

1 COMMENTAIRE

  1. La PAUVRE TUNISIE ne sortira jamais des problèmes (en général) Les « 3 » présidents en faisant une affaire personnelle ; chacun regarde son ego !!! Le Président de la République
    Kaies Saied ne joue que le contre pied dans toutes les décisions prises par son 1° Ministre nommé par lui-même

    Dommage !!!!!!!!!!! La Tunisie est un joli pays , les habitants chaleureux et avenant et tout est bloqué par des dirigeants peu convainquant

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