L’intelligence artificielle et la cybersécurité ont fait l’objet des travaux du sommet africain du Conseil arabe de coopération scientifique, qui ont démarré, lundi à Hammamet et qui se poursuivront durant trois jours, sous le signe « Vers une gouvernance numérique intelligente et sécurisée pour la transition numérique dans les gouvernements africains », avec la participation des professeurs et des chercheurs spécialisés venant de Tunisie, d’Algérie, de Libye et d’Arabie Saoudite.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le président directeur général du Conseil de coopération scientifique arabe (CCSA), Kadhi Hichem, a souligné que le choix de cette thématique scientifique s’impose au regard des grands défis dictés par l’évolution fulgurante de l’intelligence artificielle et son interaction avec la cybersécurité. Il a estimé que l’IA représente à la fois une menace pour la cybersécurité et un outil majeur capable de contribuer à la préservation de l’intégrité des systèmes informatiques et à la sécurité des données.
Le responsable a fait remarquer que le développement « spectaculaire » de l’IA et de ses applications confirme que la réalisation de la cybersécurité demeure viscéralement liée à la maîtrise de l’intelligence artificielle pour la mettre au service de la protection des données.
Et d’ajouter que la participation d’experts, d’universitaires, de responsables et de décideurs offre l’opportunité d’approfondir le débat sur les défis actuels et les mécanismes permettant d’assurer la cybersécurité.
Organisé en coopération avec les universités de Sfax, de Kairouan, de Gafsa et d’El-Hofra (Libye), ce sommet scientifique abordera plusieurs volets importants, notamment les secteurs stratégiques et l’exploitation des outils d’IA, ainsi que la gouvernance numérique intelligente et les moyens d’aider les gouvernements et les pays africains à préserver leur sécurité cybernétique.
Selon le responsable, le défi majeur qui s’impose aujourd’hui réside dans l’élaboration de solutions techniques et le développement d’outils permettant de tirer profit de l’IA pour renforcer la cybersécurité, tout en conciliant l’exploitation des avantages de cette technologie et la prévention de ses risques.
Cela nécessite, d’après lui, le renforcement des compétences des ressources humaines et la mise à niveau des législations et des cadres juridiques face aux développements technologiques et aux mutations numériques.
l’intervenant a, dans ce cadre, rappelé qu’un atelier intitulé « La loi et l’intelligence artificielle » figure à l’ordre du jour du sommet. Le sommet se penche, à travers ses recommandations, sur la création d’une charte africaine dédiée à la protection des données et au développement des mécanismes de l’intelligence artificielle, a-t-il notamment ajouté.
Cybersécurité et IA : Experts et universitaires en conclave
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