Les travaux de restauration & rénovation de l’’hôtel Amilcar ont encore du mal à arriver à l’épilogue qui leur est assigné, et ce depuis 2008. Il s’agit d’un édifice inachevé, abîmé par le temps et miné par des projets reportés depuis plus de quinze ans.
Malgré les nombreux contrats et accords conclus à son sujet, le projet n’a jamais vu le jour. Il demeur au stade d’une simple promesse.
Une unité hôtelière qui demeure parmi les plus beaux bâtiments touristiques de la capitale. Pour en savoir davantage sur le projet en question, Africanmanager a contacté le secrétaire général adjoint chargé des biens, de l’UGTT et de l’économie sociale et solidaire, Mohsen Yousfi a indiqué qui a précisé, d’abord, que l’hôtel Amilcar était sous location pour une durée de 40 ans.
« Le premier contrat avait été signé en 2008 avec une société étrangère, mais celle-ci n’avait pas respecté ses engagements, ce qui avait entraîné sa résiliation…En 2011, le bien avait été reloué à une société affiliée à la famille de l’homme d’affaires Othman Jenayeh dans le cadre d’un nouvel accord de 40 ans, dans le but de rénover l’hôtel et d’y construire une nouvelle unité hôtelière… En 2017, en raison de difficultés financières, un nouvel investisseur étranger s’est associé au projet. Le loyer a été ensuite augmenté en fonction de l’avancement des travaux, mais l’hôtel est resté inoccupé » a-t-il expliqué.
Yousfi a souligné que les dettes de l’investisseur s’accumulaient sans progrès significatif. Il a expliqué que depuis 2023, le locataire n’était plus tenu de payer son loyer et avait plutôt soumis des chèques sans provision suffisante, ce qui a poussé l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) à déposer une plainte contre ce denier en juillet pour recouvrer le dû auquel elle avait droit et qu’elle réclamait.
Et d’assurer que le syndicat attend l’issue de l’affaire, soulignant que si la situation financière n’est pas résolue, l’organisation aura recours à la récupération du bien, qui constitue l’un de ses actifs les plus importants et les plus remarquables.
Notons que des responsables de l’Union générale tunisienne du travail, ont affirmé que les revenus locatifs de cet hôtel s’élèvent à environ un milliard de millimes par an.
« Malgré l’emplacement exceptionnel de l’hôtel Amilcar et son potentiel touristique prometteur, le projet de restauration et de rénovation de l’hôtel Amilcar est bloqué depuis plus de 17 ans. Aujourd’hui, l’affaire étant devant les tribunaux, l’avenir de ce patrimoine auquel s’attache une valeur commerciale et historique reste suspendu, dans l’attente de décisions judiciaires et d’une réelle volonté de restaurer la réputation d’un projet qui aurait pu devenir une destination touristique nationale par excellence » a-t-il conclu.
177 hôtels sont actuellement fermés!
Rappelons que le nouveau Directeur général de l’Office National duTourisme Tunisien (ONTT), Mohamed Mehdi Hlaoui, a récemment tiré la sonnette d’alarme, révélant que 177 hôtels sont actuellement fermés, représentant environ 60 000 lits sur un total de 230 000, soit près de 21 % de la capacité hôtelière nationale.
Pour la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH), les chiffres sont encore plus préoccupants : 181 établissements auraient cessé leur activité. Parmi eux, de nombreux hôtels autrefois emblématiques du tourisme tunisien sont aujourd’hui à l’abandon ou en perpétuelle rénovation.








