AccueilLa UNEDes filières, futur navire amiral de l’industrie tunisienne

Des filières, futur navire amiral de l’industrie tunisienne

Une politique d’appui à certaines filières doit viser l’intégration des filières industrielles, l’augmentation et la diversification de la production nationale, la création de l’emploi ainsi que la capture et la localisation de la valeur ajoutée des filières sur lesquelles la Tunisie peut être compétitive.

Cela passe par le développement des filières à fort potentiel, à savoir les composants automobiles et aéronautiques, les énergies renouvelables, la mécanique de précision, la plastique technique, la mécatronique, souligne une étude de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives (ITCEQ).

En fait et à titre d’exemple, la Tunisie est dotée de 81125 entreprises opérant dans l’aéronautique (contre 46 en 2010) employant 17 mille personnes 126. Ce secteur regroupe des activités à haute valeur ajoutée et fort contenu de savoir allant de l’ingénierie software/hardware à la production des systèmes aéronautiques en passant par le décolletage et l’usinage de haute précision.

En effet, l’essor que connait cette branche et d’autres branches et plus particulièrement celles de l’automobile, de la mécanique de précision, de la mécatronique et de certaines filières chimiques et pharmaceutiques, en plus du potentiel encore inexploité, nécessite une vision stratégique pour passer de la sphère des consommateurs à celle des producteurs. Ces activités sont considérées, selon la classification de l’OCDE et de la Banque Mondiale, des activités productrices de produits de haute technologie.

Il faut également procéder à la restructuration et la relance de certaines industries et, plus particulièrement, de la filière textile, premier secteur exportateur jusqu’à 2008 et premier employeur en Tunisie, au travers l’adoption d’une stratégie de relance afin de tirer profit des opportunités qui s’offrent sur le plan international et de parer aux risques inhérents à la recrudescence de la concurrence.

Le développement économique repose non seulement sur la diversification des produits et des partenaires commerciaux, mais aussi sur l’amélioration de la qualité des produits existants. La production de variétés de qualité supérieure de ces derniers peut renforcer les avantages comparatifs existants. Cela nécessite le renforcement du niveau de la qualité des produits industriels et la promotion des standards de qualité en assurant le respect des normes, notamment dans les marchés publics et la vulgarisation de la démarche qualité pour les entreprises industrielles.

Cela nécessite, également, l’accompagnement des entreprises pendant les phases sensibles dans leur processus de développement. En fait, une qualité plus élevée reflète inévitablement un niveau plus avancé des technologies de production utilisées et, donc, un niveau plus élevé de la qualité des produits.

Créneaux à forte valeur ajoutée

Face à l’accentuation de la concurrence internationale, les dépenses d’investissement qu’engage une économie deviennent déterminantes dans la recherche de la compétitivité. Celle-ci exige la mobilisation et la concertation de l’action des acteurs économiques autour d’objectifs et de modes d’intervention communs pour favoriser le développement des créneaux à forte valeur ajoutée et créateurs d’emploi et la mise en œuvre des orientations stratégiques de l’économie.

Par ailleurs, une telle politique nécessite au préalable un environnement favorable à l’investissement en général et des incitations sectorielles spécifiques destinées à encourager l’investissement dans les secteurs porteurs à fort potentiel de développement.

Malheureusement, l’effort d’investissement en Tunisie est encore loin de celui de nos concurrents et des pays de l’Est asiatique. De plus, à partir de 2001 l’écart s’est creusé considérablement entre la Tunisie et son concurrent direct, le Maroc.

La compétitivité par la « clustérisation » !

La dimension spatiale est fondamentale pour une politique industrielle efficace. Les notions de clusters et les pôles de compétences renvoient à une logique territoriale et sont des pièces maitresses dans les plans de développement régionaux et sectoriels. Ils offrent une possibilité attrayante pour une industrialisation qui rassemble sur une même aire géographique des entreprises complémentaires (clients, fournisseurs, services aux employés…) et des institutions publiques ou privées (recherche, enseignement, formation) engagées dans une démarche partenariale destinée à dégager des synergies afin de mettre en valeur des compétences existantes et de créer des effets de réseaux et des externalités positives donnant à l’activité des avantages compétitifs au niveau mondial.

Il s’agit, en fait, d’instaurer des systèmes productifs locaux. L’innovation devient, ainsi, un facteur de compétitivité essentiel pour les activités industrielles et son efficacité s’améliore par la clustérisation des activités et la combinaison de tous ces acteurs (entreprises, unités de recherche, les centres de formations…).

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