En Angola, la journée du samedi 19 juillet s’est encore déroulée sous le signe des manifestations et arrestations à Luanda. En cause : la hausse des prix à la pompe qui s’est répercutée sur le prix des transports en commun, ainsi qu’un ras le bol des populations d’un pays pétrolier qui peine à diversifier son économie et à donner des opportunités à sa jeunesse.
Des milliers de manifestants – principalement des étudiants – ont à nouveau bravé la police ce samedi pour dénoncer, pêle-mêle, l’augmentation du prix du carburant, qui est passé de 300 à 400 kwanzas au début du mois, et qui s’est répercutée sur le prix des transports en commun.
Ils protestent également contre le manque d’équipement dans les universités et la récente hausse des frais universitaires, explique cette manifestante. « Nous sortons une fois de plus dans la rue pour protester contre ce régime oppresseur et dictateur. Baissez le prix du carburant et le prix des frais de scolarité. Ils sont beaucoup trop élevés ! Cela nous coûte trop cher ! », ajoute-t-elle.
C’est un nouveau groupe, le mouvement des étudiants angolais, qui est à l’origine de cette manifestation. Son président, Francisco Teixeira, accuse le gouvernement du président Joao Lourenço de ne pas écouter la jeunesse. « La manifestation ne s’est pas déroulée aussi bien que prévue car nous voulions arriver jusqu’au ministère des Finances, mais la police nous a bloqué. Pourtant, nous avions convenu de ce parcours », dit-il.
Des milliers d’Angolais manifestent à Luanda contre la vie chère
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