Le syndicat de base des enseignants universitaires de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba a rejeté, dimanche, un projet de révision de la loi sur l’enseignement supérieur, estimant qu’il menace les acquis des universitaires et risque d’aggraver la crise que traverse l’université publique.
Dans un communiqué, le syndicat a réaffirmé son attachement à la loi n°19 de 2008 relative à l’enseignement supérieur, telle que modifiée en 2011, et son opposition à une proposition d’amendement déposée par plusieurs députés à l’Assemblée des représentants du peuple.
Le texte proposé prévoit notamment l’abrogation de l’article 15 de la loi en vigueur et son remplacement par une disposition limitant à deux mandats, consécutifs ou non, l’exercice de la fonction de président d’université.
Il stipule également que les présidents d’université seraient proposés par le ministre de l’Enseignement supérieur après un appel à candidatures parmi les enseignants jugés compétents.
Pour le syndicat, cette initiative constitue « une atteinte supplémentaire aux acquis des universitaires », notamment le droit à la négociation et le respect de leurs revendications financières.
Il dénonce aussi un désengagement progressif de l’État du financement de l’université publique et une marginalisation de celle-ci au profit des établissements privés, soutenus selon lui par des fonds publics.
Mettant en garde contre le risque de « plonger l’université dans une crise dont elle n’a pas besoin », le syndicat affirme se réserver le droit de s’opposer à ce projet par tous les moyens légaux garantis par la Constitution tunisienne.
Haro contre la nomination directe des présidents d’universités par le ministère
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