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vendredi 26 février 2021
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Dialogue National : Taboubi vainc quelques résistances !

A la cadence où elle se développe et la façon dont elle a commencé à prendre corps, la proposition de l’Union  générale  tunisienne du travail (UGTT)  portant organisation d’un  Dialogue national  semble avoir porté ses premiers  fruits  même s’il est encore tôt de jurer de sa pertinence et de son admissibilité  dans une conjoncture politique d’essence fluctuante.

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En tout cas, il est positif que le président de la République, Kais Saied, se résolve à  lancer dans les prochaines semaines  ce Dialogue national qui groupera les partis politiques et les jeunes de toutes les régions « pour rectifier la trajectoire de la révolution laquelle  s’est écartée de ses objectifs dix ans après son déclenchement », a déclaré la présidence  de la République.

La Présidence a  souligné que le dialogue proposé par  l’Organisation ouvrière vise à  entreprendre des réformes économiques, sociales et politiques alors que le pays connaît une vague de protestations contre les mauvais services publics, le chômage généralisé et la corruption. Il est vrai que la  situation économique et sociale s’est détériorée avec  un pays  au bord de la faillite et des vagues de  protestations  récurrentes  et ciblant des secteurs  le plus souvent stratégiques.

Le secrétaire général de l’UGTT,  Nouredine Taboubi,  dont l’Organisation  a été partie prenante  dans  le  consensus entre laïques et islamistes en 2013, a déclaré que cette initiative « est une lueur d’espoir pour corriger le processus de la révolution ».  Elle faisait partie du Quartet de dialogue national qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2015 pour avoir contribué à la construction de la démocratie dans le berceau du printemps arabe.

Ghannouchi s’inscrit dans la dynamique

Un soutien de taille vient d’être apporté  à la proposition de l’UGTT. C’est celui du  président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi,  qui a exprimé, jeudi, son appui à l’initiative de l’union générale tunisienne du travail appelant à un dialogue national en vue de trouver des solutions à la situation actuelle dans le pays, selon un communiqué publié par le parlement.

Le président de l’ARP a, lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, souligné son appui à toutes les initiatives de dialogue, mettant l’accent sur la nécessité d’œuvrer pour que ce dialogue aboutisse à des résultats concrets.

Ghannouchi a, également, salué la participation de jeunes à ce dialogue, soulignant la nécessité que cette participation entre dans le cadre de structures et d’organisations agissante sur la scène nationale telles que celles de la jeunesse estudiantine de manière à garantir la réalisation des objectifs souhaités de ce dialogue.

Le secrétaire général de l’UGTT a informé le président de l’ARP de la teneur de sa récente rencontre avec le président de la République et de la stratégie adoptée par l’organisation ouvrière pour mettre en œuvre son initiative appelant à un dialogue national pour trouver des solutions à la situation actuelle dans le pays.

Et Mechichi !

De toute évidence, et pour enfin tenir la route, la proposition de Dialogue national  lancée par l’UGTT, devra remporter aussi l’adhésion du chef du gouvernement, Hic hem Mechichi. Il ne s’est pas exprimé sur le mode le plus clair et le plus direct au sujet de cette initiative. Mais on sait qu’il est partisan  d’un  dialogue économique et social national et aussi d’un dialogue local et régional pour  «  identifier des projets de développement régional et les réaliser en partenariat avec la société civile ».

Il avait défendu ce projet auprès du Parlement en expliquant que « ce dialogue sera axé sur le renforcement et l’élargissement du régime de la sécurité sociales ainsi que les grands choix et réformes économiques qui mettent en valeur les compétences tunisiennes ». «  La réussite de tout projet de développement est tributaire d’une véritable concertation qui met fin à la planification centralisée et aux revendications exagérées qui ne prend pas en considération l’intérêt de la Tunisie « , a-t-il laissé entendre, évoquant la  mise en place d’une nouvelle gouvernance à travers la constitution de groupes de travail ministériels qui se déplaceront aux régions suivant un calendrier et une approche durable et pratique capable d’être concrétisée

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