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samedi 23 janvier 2021
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Droits des migrants : Des organisations appellent le gouvernement à refuser la signature de tout nouvel accord !

Des associations et organisations de la société civile ont appelé vendredi 6 novembre 2020 le gouvernement tunisien à refuser la signature de tout nouvel accord dans le contexte actuel aboutissant à remettre en cause les droits des migrants.

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Dans une lettre ouverte adressée au ministre français de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui effectue aujourd’hui une visite en Tunisie, les associations et organisations signataires réaffirment leur dénonciation absolue des horribles attentats commis à Conflans Saint Honorine, à Nice et à Vienne contre des innocents par des terroristes se réclamant du terrorisme salafiste jihadiste et s’associent à la douleur des familles et proches des victimes.

Elles déclarent, en outre, leur rejet absolu du terrorisme et des discours complaisants ou justificatifs ainsi que leur attachement aux valeurs universelles des droits Humains, de la démocratie et de la liberté et aux relations de juste coopération avec les pays et les peuples épris de paix.

Les signataires considèrent que les principes des droits de l’Homme sont universels et déclarent avec la même détermination leur rejet de tous les discours haineux propagés par certains responsables, forces politiques et certains médias européens contre les migrants ainsi que les amalgames inacceptables visant à rendre les populations musulmanes ou présumées comme telles responsables et coupables.

Les associations et organisations rejettent également « les pressions politiques sur le gouvernement tunisien et les gouvernements du sud par certains gouvernements européens qui profitent de l’effroi occasionné par les effroyables crimes commis par les terroristes pour se débarrasser des migrants sans papiers au mépris du droit et de la justice ».

Dans ce contexte, elles soulignent leur rejet du récent accord « arraché » par les autorités italiennes généralisant le retour forcé collectif au détriment de la propre législation italienne.

Selon la même source, la visite du ministre français de l’Intérieur en Tunisie est lourde de menaces contre les migrants.es tunisiens.es en France et particulièrement ceux qui attendent leur régularisation.

« Cela ne doit pas se traduire par des nouvelles mesures attentatoires aux droits Humains et aux conventions internationales protégeant les migrants.es, les réfugiés.es et les demandeurs.euses d’asile », souligne-t-on de même source.

« Volonté de punition collective »

Les signataires estiment que l’impérieuse nécessité de combattre le terrorisme salafiste jihadiste doit se faire dans le respect du droit, de la démocratie et des libertés en donnant une large place à l’éducation, à la diffusion et au respect des valeurs universelles des droits de l’Homme, des principes du vivre ensemble et dans le respect des règles pacifiques de la coopération juste et équitable surtout dans le bassin méditerranéen.

Ils réaffirment leur rejet de l’utilisation des attentats terroristes salafistes jihadistes pour exercer des pressions sur le gouvernement tunisien afin qu’il accepte l’augmentation massive des retours collectifs forcés des migrants.es et l’ouverture de centre de rétention en Tunisie.

Ils rejettent aussi toute volonté de punition collective contre les migrants.es tunisiens.es et particulièrement les sans-papiers en renforçant les expulsions collectives forcées d’Italie ou de France.

Parmi les signataires, le Forum Tunisien pour les Droits Economique et Sociaux (FTDES), l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD), l’Association Arts et Cultures des deux Rives (ACDR), l’Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement (AFTURD), l’Association Mnemty, l’Association Tunisienne de Soutien des Minorités (ATSM), l’Association Citoyenneté, Développement, Cultures et migrations des deux Rives (CDCMIR), la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) et le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT).

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