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Le ministre français de l’Intérieur, Gerard Collomb, est attendu en Tunisie le lundi 24 juillet 2017, pour prendre part à une réunion des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée centrale. Ces messieurs sécurité vont plancher sur le fonds fiduciaire d’urgence mis en place par l’Union européenne pour tarir la source de la migration irrégulière en finançant l’emploi et la réintégration des personnes qui rentrent dans leurs pays.
Collomb a indiqué dans un entretien avec le journal Ouest-France que 98 000 migrants ont débarqué en Italie ces derniers mois et 800 000 seraient bloqués sur les côtes libyennes. En Italie, des «hotspots» ont été créés avec l’appui de l’UE afin de faire le tri entre ceux qui ont droit à l’asile et ceux qui sont déboutés et donc raccompagnés dans leurs pays d’origine. “Nous prenons par ailleurs, avec nos voisins européens et du sud de la Méditerranée, des mesures pour mieux contrôler un certain nombre de routes de migration irrégulière qui transitent par le Niger, le Tchad, la Libye“, a ajouté le ministre français…

Ahmed Ouyahia, le directeur de cabinet du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a fait une très mauvaise publicité à son pays avec ses propos fracassants sur les immigrants illégaux. Il a déclaré ceci le samedi 8 juillet 2017 sur la chaîne privée Ennahar : «Les étrangers en séjour irrégulier amènent le crime, la drogue et plusieurs autres fléaux», rapporte Jeune Afrique. Une sortie d’une violence inouïe qui rappelle le tristement célèbre discours du président américain, Donald Trump, sur les Mexicains et qui contraste surtout avec la politique de la main tendue du roi du Maroc, Mohammed VI…

«Ces gens-là sont venus de manière illégale […] On ne dit pas aux autorités «Jetez ces migrants à la mer ou au-delà des déserts», mais le séjour en Algérie doit obéir à des règles», a dit le collaborateur de Bouteflika, également à la tête du Rassemblement national démocratique (RND), deuxième formation politique du pays et allié du Front de libération nationale (FLN), du président Bouteflika.

Les défenseurs des droits de l’Homme en Algérie sont montés au front hier dimanche pour descendre en flammes Ouyahia. Ces «déclarations […] dignes des discours de l’extrême-droite européenne» portent un rude coup «au discours équilibré du nouveau Premier ministre sur le sujet», a commenté Abdelmoumene Khelil, le secrétaire général de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH).
Même son de cloche chez Amnesty International, qui a qualifié de «choquants» et «scandaleux» les propos de Ouyahia. «De tels propos alimentent le racisme et favorisent la discrimination et le rejet de ces personnes  […]. Il est de notre responsabilité de les accueillir, conformément aux textes internationaux signés et ratifiés par l’Algérie», a indiqué l’ONG dans un communiqué.

Pourtant le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune avait fait son petit effet en promettant de mettre un terme au vide législatif en matière de droit d’asile en Algérie. Il avait même impulsé un élan compassionnel en évoquant «le devoir moral et humain qui nous impose de prêter assistance à nos frères contraints de fuir leurs terres en raison de la pauvreté et des affres de la guerre». Les propos de Ouyahia sont donc assurément une fausse note dans ce tableau. Et pire, ils alimentent la déferlante sur les réseaux sociaux contre les migrants subsahariens. On a vu dernièrement défiler des tweets haineux dont certains appelaient carrément à l’assassinat des migrants subsahariens, sous le hashtag « #لا_للافارقه_في_الجزاير » (#Non aux Africains en Algérie»). Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, avait été contraint de faire une mise au point pour stopper le torrent de haine : «l’Algérie considère ces réfugiés, venant de pays en butte à des conditions difficiles, comme étant des invités qu’il faut prendre en charge au plan médical, social et psychologique, individuellement et en groupes».

L’Algérie, qui regarde de plus en plus vers les marchés subsahariens pour tonifier une économie durement frappée par la fonte des cours du pétrole, a intérêt à clarifier au plus vite son rapport avec la partie sud du continent. On ne peut pas lorgner les juteux contrats avec les pays africains et en même temps refuser de prendre en charge une petite partie de la misère de ces nations. Rabat l’a très bien compris et joue à merveille sa partition, Alger devra en prendre de la graine…

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À Paris, la propagation de la gale chez les migrants inquiète les ONG, rapporte femme actuelle.

Depuis novembre 2016, 157 cas ont été diagnostiqués par le service de santé du centre d’accueil de la porte de la Chapelle, au nord de la capitale.

Médecins sans frontières en a recensé près de 164 cas chez ceux qui dorment ailleurs.

Plusieurs dispositifs médicaux ont été mis en place pour leur venir en aide. Une douche médicalisée a été installée au centre de premier accueil et des vêtements propres, du linge de lit et des médicaments sont distribués en cas de gale, a ajouté la même source.

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En Tunisie, le nombre de migrants irréguliers interceptés aux frontières durant le premier trimestre de 2017 a connu une croissance de 446% par rapport à la même période de l’année 2015, révèle un rapport sur l’immigration clandestine réalisé par l’Observatoire Maghrébin des Migrations relevant du Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES) en collaboration avec le Forum des Alternatives Maroc (FMAS).
Selon ce même rapport réalisé durant le premier trimestre de 2017 et dont une copie est parvenue, vendredi à la TAP, le nombre des Tunisiens arrivés en Italie a diminué de 80% passant de 136 en 2016 à 26 en 2017.
Contrairement aux mois précédents, indique la même source, seuls 8% de l’ensemble des migrants ont embarqué depuis Sfax et 30% depuis Bizerte. Cependant, le taux le plus élevé a encore été enregistré dans le gouvernorat de Nabeul avec 46%.
Le rapport souligne que la migration irrégulière des Subsahariens depuis les côtes tunisiennes durant le premier trimestre de 2017 représente une première par rapport aux années précédentes dans la mesure où 14% du total des migrants interceptés en Mars 2017 sont d’origine subsaharienne et ce malgré le durcissement des politiques migratoires en Tunisie.
Les hommes constituent la majorité des migrants (95%) au premier trimestre de 2017. Néanmoins, le nombre de femmes qui tentent d’émigrer depuis la Tunisie continue d’augmenter au fil des années dont 55% sont tunisiennes et 45% d’origine ivoirienne.
Toujours selon ce rapport, 29369 migrants sont arrivés en Europe par voie maritime, durant le premier trimestre de 2017, contre 172062 en 2016. Cela représente un déclin de 83% par rapport à la même période de l’année précédente.

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Les députés allemands ont adopté, jeudi 27 avril 2017, au soir une loi interdisant partiellement le port du voile intégral, notamment aux fonctionnaires. Ce texte va obliger les agents publics à avoir le visage totalement découvert dans le cadre de leurs fonctions, mais il n’interdit pas le port du voile intégral dans l’espace public, rapporte Lemonde.fr

Adopté à quelques mois des élections législatives du 24 septembre, où la question de l’intégration des migrants ayant afflué dans le pays jouera un rôle primordial, il concerne les fonctionnaires et agents de la fonction publique, y compris les juges et les soldats. Il s’applique également aux membres des commissions électorales, indique la même source.

Pour les personnes non-fonctionnaires, « lorsqu’une identification est nécessaire et requise », les autorités pourront également exiger qu’elles retirent le voile ou tissu dissimulant leur visage, ajoute le texte. La loi adoptée jeudi soir prévoit des exceptions, comme par exemple en cas de risque d’infection.

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Deux canots de migrants pouvant contenir jusqu’à 250 personnes à eux deux ont été repêchés au large de la Libye, jeudi matin. Déjà cinq cadavres de jeunes Africains ont été retrouvés près des embarcations, rapporte l’AFP.

Il s’agit d’Africains âgés de 16 à 25 ans environ, qui se sont apparemment noyés 24 heures avant d’être découverts au nord du port libyen de Sabrata, a précisé la même source.

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A la suite de l’accord signé lors de la récente visite officielle de la chancelière allemande Angela Merckel en Tunisie, relatif au rapatriement des migrants tunisiens en situation irrégulière en Allemagne, des associations de la société civile tunisiennes ont dans un communiqué dénoncé cet accord soulignant ” leur position de refus de tous les accords de réadmission “.
Évoquant les raisons de ce refus, les associations signataires considèrent que cet accord “prévoyant l’expulsion de 1500 migrants tunisiens prétendus en situation irrégulière en Allemagne”, est un accord qui “viole la dignité et l’intégrité physique des migrants car il prévoit leur expulsion massive, accélérée et forcée et ne prévoit pas le droit au recours des migrants contre ces procédures d’expulsion “.
“Négocié sans aucune consultation des organisations de la société civile tunisienne intervenant dans le champ migratoire”, cet accord, ajoutent les signataires, “intervient dans ” un contexte de surenchères populistes faisant des amalgames entres les migrants et les terroristes et s’inscrit dans les politiques migratoires européennes qui se traduisent par des pressions inacceptables, notamment relatives à la conditionnalité de l’aide publique au développement sur les pays du Sud dont la Tunisie “.
Les associations demandent également l’ouverture ” d’un débat national transparent sur les questions migratoires conformes aux principes de la Constitution et de la révolution ” et à la “réforme des lois relatives aux migrants et aux étrangers par l’abrogation de toutes les lois et accords contraires aux droits de l’Homme et l’adoption d’une nouvelle législation respectueuse de ces droits”. Un appel a été également lancé aux autorités allemandes de ” développer une politique d’intégration des migrants respectueuse des droits et conforme aux conventions internationales ” et aux organisations de la société civiles tunisiennes, allemandes et européennes pour ” qu’elles s’opposent à cet accord ainsi qu’aux politiques sécuritaires anti-immigrés ” ajoute la même source.

La liste des associations signataires comprend entre autres le Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux , (FTDES), la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme (LTDH), le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme (Euromed Droits), la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), le Comité Pour Le Respect Des Libertés Et Des Droits De L’homme en Tunisie (CRLDHT) , le Centre de Tunis Pour La Migration Et l’Asile (CETUMA), et l’Union Nationale de la Femme Tunisienne (UNFT).
Pour rappel, l’accord qui a été signé le jeudi 2 mars 2017 et annoncé lors d’une conférence de presse le vendredi 3 mars 2017, comporte une série de points relatifs à la circulation, la gestion conjointe de la migration et le développement solidaire.
En ce qui concerne le point de la migration, l’accord a porté, notamment, sur l’organisation du retour volontaire des Tunisiens résidant en Allemagne et ceux qui sont entrés dans ce pays de façon clandestine en plus de la vérification de leur identité.
Selon le texte de l’accord, la Tunisie affirme notamment “sa disposition à accueillir les ressortissants tunisiens résidant illégalement en Allemagne”, insistant sur la “nécessité de préserver leur dignité et de garantir tous leurs droits économiques et sociaux y compris le droit de recours devant les tribunaux allemands concernant les procédures de leur rapatriement”. De son côte, l’Allemagne, s’engage en vertu du texte de l’accord “à mettre à la disposition des Tunisiens qui désirent rentrer et des Tunisiens rapatriés, toutes les informations sur leur intégration professionnelle et à contribuer à la création d’un centre Tuniso-allemand pour renseigner sur les opportunités d’emploi ainsi que sur l’émigration et la réintégration”. La partie allemande s’engage également à “fournir le soutien technique et logistique aux autorités tunisiennes pour réduire les délais de vérification de l’identité des citoyens qui seront rapatriés et de renforcer les capacités de la Tunisie en matière de lutte contre l’émigration clandestine, la traite des êtres humains et le crime organisé, outre l’échange d’information dans ce domaine”.

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Le Maroc, qui n’a jamais été aussi prospère sur le continent africain, a les moyens d’être généreux. Le roi, Mohammed VI, ne s’en est pas privé en lançant une vaste opération de régularisation des migrants illégaux, la deuxième du genre, après celle de 2013 qui a permis d’intégrer 25 000 clandestins. Et oui, une vraie politique africaine, ce qu’a commencé à mettre en place le Maroc avec son retour en grande pompe au sein de l’Union africaine et sa demande d’adhésion à la CEDEAO, ça a aussi ses exigences ! Par ailleurs cet élan humanitaire du roi passe très bien dans sa carte de visite, dans ce continent que le souverain marocain affectionne tant, et qui le lui rend bien…

« Au 8 mars, un total de 18 281 demandes de régularisation d’étrangers en situation irrégulière ont été déposées au niveau national », a confié à l’AFP le ministre en charge de la migration, Anis Birou.
Ces documents ont été déposés dans 69 préfectures du royaume « depuis le lancement mi-décembre 2016 de la deuxième phase » de cette opération, a ajouté le ministre, cité par l’agence officielle de presse MAP.

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A l’heure où la tempête Trump souffle la planète, avec sa cohorte de propos et décisions anti-immigration, le président grec, Prokopis Pavlopoulos, endosse volontiers le costume d’humaniste. Pourtant il aurait pu avoir le réflexe du bouclage des frontières grecques, vu les vagues de migrants qui submergent littéralement le pays notamment ces 5 dernières années, avec le conflit syrien.

Prokopis Pavlopoulos, qui s’est rendu dans une cité populaire où deux éléments armés de l’extrême droite avaient été arrêtés il y a 4 ans, au mois de février, a prononcé un vibrant discours en direction des enfants des réfugiés accueillis en Grèce, rapporte Huffington Post. Le président a déclaré ceci : “Vous êtes à présent une part de nous-mêmes et vous y resterez tant que l’horreur de la guerre vous gardera éloignés de votre patrie. Accompagné de vos petits camarades grecs, j’aimerais avoir la chance de pouvoir vous rendre visite un jour, quand la paix vous permettra de reconstruire votre patrie”.

Il a ajouté : “Les enfants sont le vecteur du dialogue entre les civilisations. Ce dialogue est le seul remède contre la guerre puisque la civilisation est inconcevable si l’Homme et la Paix ne constituent pas son socle. Dans ce pays qui vous accueille, une grande civilisation a vu le jour. Plus tard elle a eu la chance de constituer la base civilisationnelle de l’Europe et du Monde Occidental”. Des mots puissants qui devraient siffler dans les oreilles du président américain…

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Le Croissant-Rouge libyen (CRL) a annoncé, mardi 21 février 2017, la découverte des corps de 74 migrants sur une plage voisine de Zaouïa en Libye.

Il s’agit d’adultes venant pour la plupart d’Afrique subsaharienne, et trois femmes figurent parmi les victimes, a précisé un porte-parole du CRL.

Selon les garde-côtes italiens, quelque 630 migrants ont par ailleurs été secourus dans la nuit de lundi à mardi au large de la Libye, lors de deux opérations distinctes. Ils dérivaient sur une grande barque et sur un pneumatique.

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L’interdiction faite aux ressortissants de pays à majorité musulmane ne touche pas des pays comme l’Afghanistan, la Malaisie, le Pakistan, Oman, la Tunisie et la Turquie, rapporte l’agence Reuters samedi citant un responsable américain.

Le responsable a indiqué que le département de la sécurité intérieure dispose d’un guide claire sur la question et s’apprête à l’envoyer aux compagnies aériennes, indiquant que le décret interdisant l’entrée des Etats-Unis ne s’applique pas aux citoyens américains ou les binationaux mais touche les étrangers, rapporte la Tap. Un autre haut responsable de l’administration américaine a indiqué de son côté que les nouvelles restrictions sur les migrants et les réfugiés signifient que la situation des personnes qui ont une résidence permanente ou des “cartes vertes”, originaire de Syrie et six autres pays à majorité musulmane, doivent être examinée cas par cas avant l’entrée aux USA.
Il a défendu devant les journalistes le décret émis par Trump vendredi qui a crée un chaos dans les aéroports dans le monde.
Quant aux recours en justice déposés par certains étrangers contre ce décret, des responsables de l’administration Trump soulignent que les étrangers n’ont pas un droit particulier à entrer aux Etats-Unis. Ils qualifient de “ridicule” l’idée que la décision de Donald Trump revient à “une interdiction des musulmans”.

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Après une première phase de régularisation des migrants en situation irrégulière qui a eu lieu durant l’année 2014 et qui a concerné près de 25.000 bénéficiaires, le Maroc a lancé, le 15 décembre 2016, la deuxième vague de régularisation des migrants en situation irrégulière installés depuis quelques années sur son territoire.
Des bureaux des étrangers chargés de recevoir les demandes de régularisation au titre de cette deuxième opération sont déjà ouverts dans plusieurs provinces et préfectures du Maroc.
Pour faciliter l’intégration des migrants dans la société marocaine, les autorités ont pris toutes les mesures permettant aux régularisés d’avoir une carte de séjour leur donnant accès à plusieurs services publics et prestations sociales (écoles, hôpitaux, formation professionnelle, etc.). Des organisations de la société civile sont aussi mises à contribution à cet effet.
Sont éligibles à cette 2ème vague de régularisation  les étrangers conjoints de ressortissants marocains, les étrangers conjoints d’autres étrangers en résidence régulière au Maroc, les enfants issus des familles se trouvant dans ces deux dernières situations, les étrangers disposant de contrats de travail effectifs, les étrangers justifiant de 5 ans de résidence continue au Maroc ainsi que les étrangers atteints de maladies chroniques.
Exprimant la constance du Maroc à la fois en matière de promotion des droits des migrants et de solidarité sud-sud, cette opération de régularisation a été saluée par plusieurs ONG et organismes internationaux.
Fondée sur une dimension humanitaire, la politique publique du Maroc en matière de migration et de droit d’asile n’exclut pas pour autant la dimension sécuritaire à travers notamment la lutte contre les réseaux transnationaux de traite des êtres humains. Le Maroc est ainsi reconnu par plusieurs partenaires internationaux comme un acteur fiable dans la lutte contre les réseaux de migration clandestine par le biais non seulement de la mobilisation des moyens propres du royaume mais aussi à travers une coopération régionale confiante englobant, entre autres, la surveillance des frontières terrestres et la conduite d’opérations maritimes régulières.
Il est à noter enfin que, comme ce fut le cas lors de la première opération de régularisation des migrants, une commission de suivi et de recours, présidée par le Conseil National des Droits de l’Homme, sera encore une fois mise en place pour le réexamen des demandes rejetées par les commissions préfectorales et provinciales, afin d’optimiser le processus de régularisation et d’en élargir les bénéficiaires.

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Le gouvernement malien dénonce une campagne de désinformation à des fins inavouées réaffirmant que le (fameux) communiqué sur la signature d’un prétendu accord avec l’Union européenne n’a aucune valeur juridique au regard du droit international.

Un vent de panique a fortement soufflé, ces derniers temps, dans les rangs de la Diaspora malienne en Europe. Un prétendu accord aurait été signé par le gouvernement du Mali avec l’Union européenne pour le rapatriement de Maliens, en situation irrégulière dans l’espace européen. Tout est parti d’un communiqué conjoint publié suite à la visite dans notre pays du ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Bert Koenders. Les réseaux sociaux ont fait le reste. Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour clarifier le sujet avec des démentis officiels de l’UE et de l’ambassadeur des Pays-Bas, la Diaspora malienne et une partie de l’opinion nationale ne semblent pas se laisser convaincre.

Hier mercredi 21 décembre, à Koulouba, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, et son collègue des Maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla, ont animé une conférence de presse pour répéter pédagogiquement qu’« il n’en était rien en réalité ». « Aucun accord n’est signé », ont-ils martelé en chœur. Cette rencontre avec les journalistes fait suite à une sortie médiatique du ministre de l’Economie numérique, de la Communication et des Nouvelles technologies, Porte parole du gouvernement, Me Mountaga Tall, pour rappeler la détermination des autorités de notre pays à protéger nos compatriotes partout où ils sont établis.

Les ministres Diop et Sylla ont nié en bloc l’existence d’un accord qui irait à l’encontre des intérêts de notre Diaspora dont l’apport annuel à l’économie nationale s’élève à plus de 120 milliards de Fcfa. Aujourd’hui, selon des sources diplomatiques, ce sont plus de 4 millions de Maliens qui vivent à l’extérieur du pays. Et toutes les régions de notre pays sont concernées par l’émigration.

Pour Abdoulaye Diop, les Maliens de l’extérieur, comme de l’intérieur, ont droit à une clarification sur une question aussi délicate. «Défendre et promouvoir l’intérêt du Mali et contribuer au retour du Mali dans le concert des Nations» a toujours été le seul objectif du gouvernement, selon le chef de la diplomatie. Reconnaissant que l’émigration clandestine est un drame pour notre pays, il soutient qu’il est impératif de trouver les moyens de freiner le mal. « Il faut lutter contre les causes profondes de l’émigration en s’attaquant au sous-développement et faciliter l’accès au visa », a-t-il dit. « Si les pays d’accueil décident de lutter contre l’immigration clandestine, ils doivent néanmoins respecter les droits de nos ressortissants. Le Mali n’entend pas monnayer sa dignité même si l’UE est un partenaire au développement de poids », a indiqué, sans détour, le patron de la diplomatie malienne. «C’était une surprise totale d’entendre, par voie de presse, la signature d’un accord de réadmission.

L’annonce a été faite par les médias internationaux et relayée par la presse locale qui n’a pris aucun soin de vérifier auprès du ministère des Affaires étrangères», a-t-il dit, interloqué.

Qu’est ce qui s’est donc passé lors de la visite du ministre Koenders ? Cette visite du ministre des Affaires étrangères au compte de l’UE, a dit Abdoulaye Diop, est intervenue dans le cadre d’échange sur les questions migratoires. Il s’agissait d’une visite « qui ne visait pas à signer un accord à Bamako». Pour signer un accord, il faut passer par des étapes de négociation, notamment à l’Assemblée nationale, a expliqué M. Diop. « Nous avons eu une séance de travail avec d’autres ministres. C’est à la suite d’un déjeuner qu’un communiqué a été signé. Dans la pratique diplomatique, ce communiqué consigne les points d’accord et de désaccord. Nous avons identifié les domaines de coopération et avons dit qu’une structure sera mise en place pour la mise en œuvre. Ce document n’a pas la valeur juridique d’un accord », a-t-il poursuivi. « Pour montrer notre bonne foi, le communiqué a été rendu public. A son retour aux Pays-Bas, le ministre néerlandais a exhibé ce communiqué comme un trophée, pour prétendre la signature d’un accord historique. La presse internationale  a véhiculé l’information sans aucune vérification. Le 15 décembre, voyant l’émoi que cette situation a créé, nous avons écrit pour exiger un démenti de la part de l’Union européenne. Pour la simple raison qu’aucun accord n’a été signé », a expliqué le ministre Diop.

« Nous avons reçu une note verbale de l’ambassade des Pays-Bas pour dire que le communiqué ne constitue aucunement un accord au sens du droit international. À partir de ce moment, nous estimons que ce débat aurait dû être définitivement clos. C’est un simple communiqué entre parties », précise le ministre des Affaires étrangères qui dénonce «une désinformation avec des intentions inavouées ».

Pour sa part, le ministre  Abdourhamane Sylla qui partage, en intégralité les arguments de son collègue, a regretté le fait que le gouvernement soit «mal compris». « Les conditions dans lesquelles se trouvent les Africains dans les pays d’accueil sont inacceptables. Il faut alors trouver des solutions à cette situation qui déshonore notre pays », a-t-il dit. La réalité, a ajouté le ministre, oblige certains migrants à retourner à la maison. « A ceux-ci, nous travaillons à trouver des fonds pour leur réinsertion dans l’économie locale, a précisé  Abdourhamane Sylla. Un tel accord ne sera pas signé par le Mali. Le Mali ne se laissera pas faire ».

Pour le ministre Diop, le président Ibrahim Boubacar Keïta accorde beaucoup d’intérêt aux préoccupations de nos ressortissants. « La preuve est qu’à chaque déplacement à l’étranger, il rencontre nos ressortissants pour recueillir leurs doléances afin d’y trouver des solutions adaptées. Le président de la République et le Premier ministre n’ont, en aucun moment, autorisé la signature d’un tel accord ».

Abdoulaye Diop a demandé aux hommes de média de prendre le temps de vérifier les informations avant de les publier. « Notre pays se relève et il a besoin de paix et de stabilité », a ajouté le ministre

Diop qui dit endosser « l’entière responsabilité de cet incident malheureux ». Il a présenté ses excuses à tous les Maliens pour les désagréments causés par cette campagne de désinformation.

Pour conclure, celui qui est lui-même « fils de migrant au Congo-Brazzaville » et dont « le père a été expulsé en 1978 », affirme qu’il ne saurait être à l’origine d’un accord qui autorise les Européens à expulser des Maliens.

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Le ministère de l’Intérieur de la République fédérale d’Allemagne compte installer  des centres d’accueil de migrants en Tunisie à proximité des frontières libyennes, rapporte ce mardi 06 décembre le journal allemand « Der Spiegel ».

Cette initiative a pour objectif d’empêcher les migrants de différentes nationalités de franchir clandestinement les côtes européennes et de les rapatrier dans les plus brefs délais vers leurs pays d’origine.

L’Organisation des Nations unies (ONU) sera chargée de la gestion de ces centres, qui seront bientôt mis en place, ajoute la même source.

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Selon un communiqué rendu public par le ministère de l’Intérieur

Les gardes-côtes italiens ont annoncé mercredi avoir récupéré 4.655 migrants et réfugiés en Méditerranée au cours de la journée de mardi. Ils ont également repêché 28 corps en mer, rapporte, ce mercredi 5 octobre 2016, le site de la chaîne Europe.1

Plus de 30 missions de secours ont été menées dans la journée. Au cours de la journée de lundi, plus de 6.000 migrants qui tentaient d’atteindre l’Europe à bord de 40 embarcations avaient été sauvés.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et les chiffres de la Guardia Costiera, quelques 142.000 migrants ont atteint l’Italie depuis le début de l’année mais 3.100 ont trouvé la mort lors de la traversée, a ajouté la même source.

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Selon des agences italiennes

Environ 6055 migrants ont été secourus au large de la Libye, lundi, l’un des chiffres les plus élevés de l’année. Mais 9 ont trouvé la mort, au jour du 3e anniversaire du terrible naufrage de Lampedusa, a annoncé le site L’express.fr

Les migrants étaient entassés à bord de 39 embarcations, essentiellement des canots pneumatiques mais aussi cinq bateaux de pêche avec plusieurs centaines de personnes à bord, et deux radeaux, quasiment tous récupérés à 30 milles nautiques au large de Tripoli, a expliqué la même source.

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En Algérie, les autorités ont annoncé jeudi 29 septembre de nouvelles expulsions de migrants subsahariens. Pour la première fois, ce sont des migrants sénégalais et guinéens qui sont concernés.

1 492 Sénégalais et 370 Guinéens seront bientôt raccompagnés dans leur pays. Ces renvois seront faits à la demande des pays d’origine. Les chiffres sont précis, car face au Sénat, le ministre de l’Intérieur algérien a souhaité montrer que le pays avait bel et bien amorcé une politique migratoire.

L’Algérie est préoccupée par l’immigration clandestine. Si le pays estime que la solution est d’aider les politiques de développement dans les pays d’origine, Alger a mis en place des expulsions régulées. Plus aucun migrant arrêté en situation irrégulière n’est ramené à la frontière malienne depuis 2012, mais ces deux dernières années, Alger a organisé l’expulsion de ressortissants du Niger. 17 000 personnes ont ainsi été ramenées à la frontière selon les chiffres officiels.

Le ministre de l’Intérieur a enfin tenu à préciser que la justice et la police faisaient leur travail lorsque des troubles à l’ordre public avaient lieu. Cette année, trois épisodes de violence ont visé les migrants subsahariens dans les villes de Ouargla, Béchar et Tamanrasset.

Source : RFI

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Selon un article publié par le site « Pourquoi Docteur », au Caire, en Egypte, les prostituées sont utilisées pour convaincre les migrants soudanais de vendre leur rein, selon une étude qui révèle un vaste trafic d’organes dans la ville.

Ces migrants sont devenus des proies pour les trafiquants d’organes. Une étude menée dans la capitale et publiée par la revue British Journal of Criminology révèle les moyens utilisés par les trafiquants pour convaincre ces réfugiés en situation précaire de faire commerce de leurs reins, avec la bienveillance des hôpitaux de la ville.

Cette étude montre en effet qu’une fois arrivés au Caire, les migrants se retrouvent plongés dans une situation de vulnérabilité telle que le fait de devenir « courtier » ou de revendre son rein apparaît comme une issue aisément envisageable. Les « donneurs » font l’objet de sollicitations qui s’apparentent à du harcèlement, a relevé la même source.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, a abandonné en rase campagne son projet de répartition équitable des migrants entre les pays de l’Union européenne, qu’elle a pourtant défendu bec et ongles, jusqu’au bout. Mais voilà, face à la levée de boucliers des pays d’Europe orientale – la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie -, qui ont tout fait pour lui savonner la planche, Merkel a lâché le morceau. Le mécanisme de répartition des migrants a donc été officiellement enterré, ou presque, hier vendredi 16 septembre au sommet européen de Bratislava, en Pologne. Très mauvaise nouvelle pour les migrants, notamment les Syriens, qui sont maintenant livrés au bon vouloir des pays européens, sans aucun mécanisme coercitif pour l’accueil. Le pire est à craindre quand on voit la montée du populisme et de la xénophobie un peu partout en Europe.

L’été 2015, quand les Syriens déferlaient par dizaines de milliers sur les côtes européennes, la chancelière allemande a bataillé pour exiger des pays européens qu’ils assument leurs responsabilités en prenant leurs parts de migrants pour soulager notamment l’Allemagne, l’Italie et la Grèce, submergées.

«Cette décision, c’est vrai, s’est heurtée à de sérieux obstacles, a reconnu la chancelière à l’issue du sommet européen de Bratislava. C’est pourquoi il faut maintenant imaginer d’autres approches », a déclaré Merkel hier. Elle a donc rendu les armes pour tenter de sauver les meubles avec ses alliés traditionnels d’Europe orientale.

Il y avait un autre enjeu également : Après la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne, il y avait urgence pour cimenter le socle européen afin d’éviter d’autres défections qui auraient été fatales au projet européen. La chancelière allemande a donc sacrifié son rêve d’une Europe solidaire et généreuse sur l’autel de la nécessité impérieuse de sauver l’UE, qui est d’ailleurs très profitable économiquement pour l’Allemagne, dont les exportations massives énervent les voisins, notamment la France.

Mais en cédant face aux coups de boutoir des pays d’Europe orientale, Merkel risque de provoquer l’ire de l’Italie et la Grèce, des pays de premier accueil assaillis par les flux de migrants et abandonnés de fait à leur sort par les autres Européens qui se barricadent derrière leurs frontières. D’ailleurs le Premier ministre italien, Matteo Renzi, suite à l’annonce de Merkel, a boudé la conférence de presse commune de la chancelière et du président français. Pourtant l’affaire était d’importance puisqu’il fallait, du moins symboliquement, donner des gages d’unité des «grands» de l’UE, après que les Britanniques ont claqué la porte. Le moins qu’on puisse dire est que c’est raté pour l’unité de façade…

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1500 Soudanais, Afghans et Erythréens, qui se sont installés dans une myriade de tentes et matelas entre l’avenue de Flandres et le quai de Jemmapes, dans les 10e et 19e arrondissements de Paris, dans des conditions sanitaires et humaines très dégradées, ont été évacués, rapporte « Le Monde.fr »

L’évacuation, précédée d’un important déploiement policier, avec bouclage de l’avenue de Flandres entre la rue du Maroc et la place de Stalingrad, a débuté vers 7 heures, quand un groupe de femmes et d’enfants a été rassemblé pour monter dans un bus. Ces migrants doivent être conduits dans des centres d’hébergement en Ile-de-France, a précisé la même source.

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