AccueilLa UNEEncore des défis stratégiques majeurs pour le secteur de la formation !

Encore des défis stratégiques majeurs pour le secteur de la formation !

La Tunisie a régulièrement accordé une significative priorité au secteur de la formation professionnelle, qui connaît un essor plus ou moins important depuis des années.

C’est à ce titre qu’une réforme en profondeur du système de la formation professionnelle demeure un facteur clé pour faciliter l’insertion des jeunes tunisiens dans le marché de l’emploi et créer plus de travail au profit de jeunes chômeurs.

Un taux d’embauche dépassant les 80%

Selon de récents chiffres fournis par le ministère de la Formation professionnelle et de l’emploi, la Tunisie compte 136 centres publics de formation professionnelle d’une capacité de 90 mille jeunes offrant 270 spécialités.

En effet, la formation professionnelle constitue une voie de réussite et d’excellence et un pilier prometteur en matière d’emploi puisque le taux d’embauche de ses diplômés dans de nombreuses spécialités dépasse les 80 %.

Des défis à relever pour le secteur de la formation professionnelle

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaouad, a appelé à promouvoir l’expérience tunisienne à l’échelle internationale en matière de formation continue, à travers le renforcement du rayonnement du Centre national de la formation continue et de la promotion professionnelle, selon un communiqué du ministère.

Il a affirmé que le secteur de la formation continue fait face à des défis stratégiques majeurs, ce qui nécessite un renouvellement des visions et des approches de travail.

Il a souligné l’importance du rôle joué par le Centre national de la formation continue et de la promotion professionnelle dans l’instauration du principe de l’apprentissage continu et le développement des compétences des travailleurs.

Il a ajouté que la formation contribue à l’augmentation de la productivité des entreprises économiques ainsi qu’à leur compétitivité. Il a estimé que le système de la formation continue nécessite une révision et un développement des approches de travail afin de lui permettre de remplir son rôle régulateur.

On rappelle que le gouvernement tunisien avait annoncé une batterie de mesures, dont notamment l’insertion de nouvelles filières dans le domaine de la formation professionnelle dans le guide d’orientation universitaire afin d’attirer les nouveaux bacheliers vers des spécialités professionnelles demandées sur le marché de l’emploi.

Le but de cette mesure est de résoudre le problème du chômage, renforcer et améliorer les compétences et créer des nouvelles spécialités répondant aux besoins du secteur privé.

Le secteur de la formation professionnelle a engagé une vaste réforme depuis 1996, baptisée Programme national de mise à niveau de la formation professionnelle et de l’emploi, ayant pour objectif de rendre le système efficace et adapté aux besoins des entreprises, par l’amélioration de l’employabilité des nouveaux entrants et l’adaptation des compétences à l’évolution des technologies.
Il est fondé sur la généralisation de la formation en alternance, une approche pédagogique fondée sur les compétences et le renforcement des relations avec les entreprises à travers l’implication des branches professionnelles.
Avec un taux de chômage qui hypothèque lourdement les perspectives de l’emploi pour des centaines de milliers de jeunes qui arrivent annuellement sur le marché, il est devenu plus que crucial de repenser les mécanismes en place, voire la vision qui préside à ce compartiment essential de l’activité économique et sociale.

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