A l’approche des échéances électorales et alors que s’accélèrent les répartitifs en vue de l’annonce du nouveau parti de l’actuel chef du gouvernement, Youssef Chahed, la machine infernale s’est mise en branle pour forger de toutes pièces des dossiers frappés du sceau de l’amateurisme avec une touche puérile, note le site Tunisie Telegraph.
De nombreux internautes des réseaux sociaux, journalistes et politiciens, ont reçu, en effet, des dizaines de documents en rapport avec une société gérée par le chef du gouvernement et son conseiller économique Lotfi Sassi, ajoute la même source qui précise que ces documents sont assortis d’un commentaire présentant Chahed et son conseiller comme des évadés fiscaux alors que le chef du gouvernement est le chef de file de la guerre contre la corruption et l’évitement fiscal. D’autant qu’il a déclaré ses sources de revenus et ses biens meubles et immeubles à l’Instance nationale de lutte contre la corruption.
Et Tunisie Telegraph d’ajouter : « A y regarder de près, cependant, ces documents ne portent aucune trace de cette société enregistrée en Grande-Bretagne, tandis que tous les documents parlent de sociétés enregistrées en Tunisie, plus précisément auprès de l’INNORPI, des sociétés dont le capital ne dépasse pas les 2000 dinars, opérant dans le commerce des produits paramédicaux. Mieux, Youssef Chahed en a démissionné pour y être remplacé par son unique associé, à savoir son épouse, et ce depuis le 30 mai 2014 ».
S’agissant de la société du conseiller économique du chef du gouvernement, elle est, elle aussi, enregistrée en Tunisie, auprès de l’INNORPI. Il y est associé avec son frère, Chokri Ben Sassi. La société, d’un capital de 50 mille dinars, opère dans le secteur de l’informatique, précise la même source.








