AccueilLa UNEEnnahdha: Après la gifle, la peur

Ennahdha: Après la gifle, la peur

On s’en souvient, deux choses avaient sauvé la toute jeune démocratie tunisienne, en juillet 2013, des serres de l’islamisme politique d’Ennahdha qui commençait à installer son propre modèle sociétal en Tunisie. C’est d’abord la résilience et l’opposition active de la société civile tunisienne. Mais c’est ensuite l’échec de la prise du pouvoir de l’islamiste Mohamed Morsi en Egypte. Un échec qui a freiné la possible expansion régionale de l’islamisme dit politique, et surtout coupé les ailes extérieures de l’expérience politique d’Ennahdha en Tunisie, qui avait alors dû revoir ses plans et son agenda de prise complète du pouvoir en Tunisie.

  • Et vlan … pour Ennahdha et son Elkarama
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La visite du chef de l’Etat tunisien en Egypte s’est terminée, et elle pourrait vite être suivie d’une visite d’Essissi en Tunisie. On ne sait rien de son objectif, ni de ses résultats concrets, mais elle s’est très bien passée, avec un président Essissi, plus que chaleureux, et un président Saïed royalement accueilli. Une visite, visiblement éminemment politique, et qui sonnait comme une gifle magistrale infligée aux islamistes tunisiens, qui sont au pouvoir dans une conjoncture plus que trouble du fait de la crise, constitutionnelle et institutionnelle qui oppose les trois têtes de l’Exécutif tunisien. Une visite aussi, qui intervenait après l’épisode de la représentation des « frères musulmans » à Tunis qui avait opposé la présidente du PDL avec Ennahdha.

Une visite, enfin, qui a été vécue comme une grosse tannée par le parti islamiste tunisien, qui n’a jamais voulu reconnaître le régime d’Abdelfattah Essissi, et s’était toujours fait fort d’exhiber le signe de « Raba3a » avec les quatre doigts de la main levés, et de protester contre l’actuel régime égyptien, directement ou à travers son appendice d’Elkarama dans la rue.

Il fait, aussi, peu de doute que le chef de l’Etat tunisien a décidé de devenir pro-égyptien, plus par calcul politique interne que par conviction diplomatique, et plus porté par son désir de faire mal à son adversaire politique que par un élan d’appui soudain à un ancien adversaire du Qatar, dont Saïed se rapproche de plus en plus. Mais peut-être que c’est le Qatar auquel certains prêtent l’intention de lâcher les islamistes, qui aurait encouragé le chef de l’Etat tunisien à renouer avec l’Egypte.     

  • Après la colère, la peur !

Ce qui semble certain, c’est l’effet de la visite de Kais Saïed en Egypte sur le parti islamiste tunisien, dont le « frérisme » est attaqué de toute part en Tunisie, et fortement cristallisé dans le duel PDL-Ennahdha. L’inquiétude d’Ennahdha vire même à la peur après avoir entendu Essissi dire que les discussions avec Saïed ont surtout traité de la lutte commune contre l’intégrisme religieux et tous les groupuscules religieux qui font le Djihad aux portes des deux pays en Libye.

Plus inquiet que Noureddine Bhiri de cette nouvelle alliance Saïed/Essissi, le gendre de Rached Ghannouchi fait part, sur sa page des réseaux sociaux, de sa peur de voir Saïed se transformer en un Essissi. La peur au ventre, Rafik Abdessalem a en effet prédit que « ce qu’il rapportera du Caire après une visite de trois jours, c’est des mesures sécuritaires et des agendas de renseignement pour frapper la démocratie ».

D’aucuns, si « l’information » de l’ancien ministre des Affaires étrangères qui avait quitté son poste sur un scandale financier toujours pas jugé, s’avérait , ne seraient pas contre une telle démarche de la part du chef de l’Etat tunisien !

1 COMMENTAIRE

  1. le parti islamique et son chef lorsqu’ils sont en difficulté ils portent le chapeau sur les autres pour le moment ils sont en conflit contre le président de la république qui ont participé à sa victoire éclatante contre leur ennemi juré et maintenant leur allié en prison lorsqu’ils sont menacés et risquent de perdre le pouvoir ils jettent leur dévolu et leurs fusils sur leurs opposants en se présentant les victimes de leurs ennemis . ils savent si les élections seront organisés demain ils perdent complètement le pouvoir alors ils crient sur les toits et à tous les niveaux aux loups .

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