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En ces temps de brouillard politique, les ténors de la place, à défaut d’avoir des solutions utilisables tout de suite, y vont de leurs explications sur les sources du climat délétère actuel. Le premier vice-président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et vice-président d’Ennahdha, Abdelfattah Mourou, a livré son analyse de la situation dimanche 22 juillet 2018. Il a déclaré, sur Shems FM, que «la politique n’est pas l’affaire de personnes mais de partis. Limoger Youssef Chahed et son équipe est un droit constitutionnel, mais les politiques à mener ne sont pas du ressort d’un seul citoyen tunisien». Vise-t-il le chef de l’Etat, à qui beaucoup ont reproché sa tiédeur lors de sa dernière interview, voire même, selon certains, son soutien tacite à son fils ? Vise-t-il ce dernier, dont personne n’ignore l’activisme pour se débarrasser du chef du gouvernement ? Fait-il allusion au leader de l’UGTT, animé par les mêmes sentiments ?

Le vice-président de l’ARP a ajouté que la politique d’une nation ne dépend pas d’une personne et que le gouvernement d’union nationale est le fruit d’un consensus entre des partis.
«Qu’ils dévoilent leurs programmes ! Qu’ils s’accordent sur ces projets et qu’ils les soumettent aux citoyens ! Qu’ils disent voilà nous avons 20 ou 30 points consensuels sur lesquels nous allons travailler mais cela n’a pas été affirmé et je pense que c’était ça qu’il fallait dire», a-t-il asséné.

Mourou a déclaré que la Tunisie fait face à “une crise d’institutions», en plus de la crise sociale et économique.
«Tous les protagonistes devront, ensemble, faire l’effort de produire un bilan objectif et de corriger ce qui, de toute évidence, ne fonctionne pas. Bon nombre de lois engendrées par la Constitution se sont avérées inapplicables, comme si notre Constitution est exagérément idéaliste et génératrice de crise, notamment du fait de l’existence de deux patrons dans l’exécutif. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi nous avons fait ce choix. Je ne dis pas cela pour dénigrer la Constitution mais pour inviter les compétences nationales à trouver des remèdes au blocage dans lequel nous sommes actuellement. Nous n’avons aucune instance de dialogue, mais un Parlement où on vient avec des positions radicales. Nous ne dialoguons pas dans notre pays car nous n’avons pas les institutions taillées pour cela», a-t-il conclu.

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Le porte-parole du parti Ennahdha, Imed Khemiri, a indiqué aujourd’hui, lors de son intervention, ce mardi 17 juillet 2018 sur Express Fm, que la réunion tenue hier au palais de Carthage et qui a réuni les trois présidents, des représentants des partis Ennahdha et Nidaa Tounes, de l’UGTT et de l’UTICA, rentre dans le cadre de trouver une issue à la crise politique actuelle.

Khemiri a souligné que la situation actuelle du pays requiert de la stabilité aux niveaux politique et social, étant donné que les changements des gouvernements effectués durant sept années n’ont pas abouti.

Khemiri a précisé qu’Ennahdha a demandé, au gouvernement actuel de se pencher sur les réformes et de s’écarter des tiraillements politiques dans le pays, et, à son chef, Youssef Chahed, de ne pas présenter sa candidature aux présidentielles de 2019.

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Le bureau politique du mouvement Ennahdha a exprimé sa satisfaction à la convocation présidentielle incitant au retour du dialogue à Carthage entre toutes les forces politiques afin de résoudre les problématiques du pays, appelant ainsi à poursuivre le dialogue dans le cadre du consensus qui a caractérisé la démocratie naissante et a fait évité au pays les crises.

Dans un communiqué, le bureau d’Ennahdha a appelé le gouvernement à engager les réformes économiques sur lesquelles ils se sont mis d’accord dans le cadre du Pacte de Carthage 2 et demandé au chef du Gouvernement, Youssef Chahed, de ne pas se présenter aux Présidentielles 2019.

Le bureau d’Ennahdha a aussi appelé Youssef Chahed à accélérer l’annonce d’un éventuel remaniement ministériel.

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Une cérémonie en l’honneur des nouveaux conseils municipaux de la région de Bizerte s’est tenue mercredi soir, au Palais des congrès. Un hommage a été rendu, par la même occasion, aux anciens maires et présidents des délégations spéciales des communes, ainsi qu’aux services publics, organisations et structures sécuritaires et militaires qui ont assuré le bon déroulement des élections municipales du 6 mai 2018.
L’installation de tous les conseils municipaux s’est déroulée dans de bonnes conditions, de l’avis de tous les organismes concernés par le contrôle et l’observation de cette opération, se félicite le gouverneur de Bizerte, Ahmed Gouider.
L’installation des 17 conseils municipaux, dans le gouvernorat de Bizerte, s’est achevée, mardi 4 juillet, faisant suite à la proclamation définitive, le 13 juin, des résultats des élections du 6 mai.

Ont été élus maires, dans la région, 9 candidats de listes d’Ennahdha, 4 des listes indépendantes, 3 de Nidaa et 1 du Courant démocrate. Parmi eux figurent 5 femmes (3 Ennahdha, 1 Nidaa et 1 indépendante).
Voici la liste des nouveaux maires :
Kamel Ben Amara (liste du parti du Mouvement Ennahdha), municipalité de Bizerte (chef-lieu du gouvernorat),
Sara Thamri (Ennahdha), municipalité de Tinja, au deuxième tour (candidate la plus jeune)
Samah Amira (Ennahdha), municipalité de Métline
Naziha Guedacha (Ennahdha), municipalité de Menzel Jemil
Hamadi Ben Salem (Ennahdha), municipalité d’El Alia
Slaheddine Jebari (Ennahdha), municipalité de Menzel Bourguiba
Mohamed Ali Maalaoui (Ennahdha), municipalité de Sejnane
Ibrahim Bouteraa (Ennahdha), municipalité de Rafraf,
Mustapha Boubaker (Ennahdha), municipalité de Ghar El Melh
Assad Dhaouadi (liste indépendante Assad), municipalité d’Ousja,
Thoraya Saidani (liste indépendante ” Générations “), municipalité d’El Hachachna
Tahar Saidi (liste indépendante Défi de développement), municipalité de Joumine
Jalel Eddine Ben Rhima (liste indépendante Ras Jebel à nous tous), municipalité de Ras Jebel,
Nassima Mechergui (Nidaa Tounes), municipalité de Ghzala
Habib Hammami (Nidaa Tounes), municipalité d’Utique,
Jalel Touhami (Nidaa Tounès), municipalité de Mateur
Maroua Dridi (Courant Démocrate), municipalité de Menzel Abderrahmen

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Nidaa Tounes a perdu la crédibilité qui l’a fait triompher aux élections de 2014, a perdu un gros bataillon de militants, a perdu les municipales et surtout ses batailles dans des villes clés comme Tunis et Sfax…, mais l’heure n’est toujours pas à l’autocritique, semble-t-il. Ce mercredi 04 juillet 2018, son très actif (dans les médias et Facebook je veux dire) porte-voix, Mongi Harbaoui, était encore de sortie… pour désigner, une fois de plus, des responsables des échecs du parti bâti par le chef de l’Etat. Harbaoui a déclaré, sur Shems FM, que depuis plus de 3 ans, sa formation fait “l’objet d’un harcèlement de la part de certains médias qui s’acharnent à salir son image”.

Le porte-parole de Nidaa Tounes a imputé les revers de son parti aux municipales aux échecs du gouvernement dans lequel ils sont majoritaires. «Nous nous sommes présentés aux élections avec le fardeau d’un bilan gouvernemental très faible et nous avons aussi été directement frappés par les réformes impopulaires qui ont été lancées par l’équipe de Youssef Chahed» a-t-il indiqué. Il a tout de même ajouté que le chef du gouvernement est un élément de Nidaa Tounes mais que cela ne les empêche pas de diagnostiquer objectivement la situation du pays et d’en conclure la nécessite d’opérer un remaniement profond.

Au sujet de la défaite de leur candidat Kamel Idir au poste de Maire de Tunis, Harbaoui est revenu sur les bruits selon lesquels Idir doit sa déroute à la trahison d’électeurs nidaïstes. Il a démenti de tels agissements à Tunis, mais que pour l’élection du Bardo des faits de cette nature ont été rapportés et qu’une enquête a été diligentée afin de démasquer les coupables et les punir en conséquence, a-t-il précisé.

Mais le clou de l’intervention du porte-parole de Nidaa Tounes est sans doute ces fleurs qu’il jette à leur allié de circonstance et non moins rival : “L’appareil d’Ennahdha, avec lequel nous disputons la partie, fonctionne à merveille, c’est une machine rodée qui a plus d’expérience que les autres». Rached Ghannouchi et compagnie, qu’on a vu parader après le sacre de Souad Abderrahim, n’en demandaient pas tant !

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Fin du suspense à la municipalité de Tunis, où la mieux placée pour l’emporter, la candidate d’Ennahdha, Souad Abderrahim, a fini par s’asseoir sur le fauteuil de maire, selon Mosaïque FM, en dépit des grandes manoeuvres, dans les coulisses et publiquement, pour l’en empêcher. Dernier rebondissement en date : le candidat de l’Union civile, Mehdi Rebaï, a jeté l’éponge hier lundi 02 juillet 2018 pour dégager la voie à Kamel Idir, candidat de Nidaa Tounes, mais rien n’y a fait.
Souad Abderrahim devient donc la première femme à la tête de la municipalité de Tunis.

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Si on a appris une chose dans cette Tunisie de tous les possibles depuis le fameux 14 janvier 2011, c’est qu’il ne faut jamais dire jamais. Rached Ghannouchi, le chef de file des islamistes, sur le fauteuil de Habib Bourguiba en 2019, c’était un scénario ubuesque et surréaliste il y a peu, à cause justement du peu d’appétit des électeurs pour sa personne que presque tous les sondages d’opinions ont attesté. Mais voilà, plus que jamais, ‘Au royaume des aveugles les borgnes sont rois‘. Le combat de l’an prochain pourrait ne pas avoir lieu faute de combattants. Dans un paysage politique sinistré, où aucune alternative sérieuse ne se présente à quelques mois des élections, où aucune personnalité ne sort du lot, où le vieux lion de Carthage, Béji Caïd Essebsi, a bien des envies d’en découdre à la prochaine présidentielle mais à 91 ans il est beaucoup moins fringuant qu’à son dernier triomphe en 2014, Ghannouchi président ce n’est plus un gag ou de la politique-fiction, mais une probabilité qu’il faut regarder en face et analyser. L’écurie islamiste est déjà en branle, après le ballon d’essai lancé par le gendre Rafik Abdessalem Bouchlaka et la sortie d’un “aficionado” de premier plan : Le porte-parole du mouvement Ennahdha. L’affaire est donc sur les rails, dans un contexte incroyablement favorable grâce à l’oeuvre du fils du président de la République, ou plutôt la destruction de l’oeuvre du père, son parti, Nidaa Tounes, par le fils, la seule formation qui peut encore torpiller les plans du leader d’Ennahdha. Tout dépendra de l’issue du tout premier Congrès électif de Nidaa. En attendant Ghannouchi peaufine sa stature internationale, reçoit tous les puissants d’ici et d’ailleurs, édulcore son discours pour ceux, encore très nombreux, que tout relent d’islamisme, même infime, effraie.

BCE et la tentation du lâchage

On n’a pas entendu le président de la République depuis un moment, et pour cause : Il n’a pas, n’a plus, grand chose à dire. Il ne maitrise plus rien depuis que sa dernière trouvaille, qu’il pensait révolutionnaire, le Pacte de Carthage, s’est crashé sur la demande insistante du secrétaire général de l’UGTT : Le départ du chef du gouvernement, chose que le chef de l’Etat ne peut, ne serait-ce que constitutionnellement en temps d’état d’urgence, concéder. Et puis il y a le fait qu’acter l’échec de son poulain, Youssef Chahed, au point d’offrir sa tête à son fils, Hafedh Caïd Essebsi et au leader de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, revient à acter son propre échec. Ce serait celui de trop, après la disgrâce de Habib Essid. A son âge, et au crépuscule de sa carrière politique, Essebsi a maintenant le souci de son héritage, de la postérité, de ce qu’on dira de lui après qu’il se sera éclipsé, comme tous les hommes et femmes de son rang. Mais le duel à mort ente Chahed et Taboubi est en train d’impacter cette trajectoire. Ahmed Néjib Chebbi a raison de dire, sur sa page Facebook le 25 juin 2018, que BCE rêve de voir Taboubi dégommer Chahed. Non pas que le départ du chef du gouvernement enchanterait son mentor, mais ce serait une façon de mettre un terme à cette crise et ce blocage politique mortifère, surtout pour le sursaut économique déjà amorcé et les réformes dont le pays ne peut plus faire l’économie. Et ça aussi ça conditionne la consistance de l’héritage que laissera le président de la République.

Essebsi ne peut pas raisonner et encore moins stopper l’UGTT, pour ramener le calme dans le pays, alors l’idéal serait que Chahed s’efface, volontairement, sans faire de bruit, sans régler des comptes, sans tirer dans tous les sens, sans déballer ce qu’il sait. Mais manifestement ça restera un voeu pieux, un rêve pour BCE. Chahed n’a montré aucune disposition à être cet agneau de sacrifice qu’a été Essid.

Les vrais vainqueurs c’est eux !

Paradoxalement, le chef du gouvernement n’a jamais été aussi en forme. On est fin juin 2018 et il est encore là, ce qui en soi est déjà un miracle vu la violence de la tempête qu’il a essuyée il y a peu. Et même mieux : l’UGTT, celui par qui tous les dangers sont arrivés, va lui offrir une chance de jouer une fine partie de poker où Chahed pourra abattre ses cartes. Dans ces négociations sociales qui démarrent ce jeudi 28 juin, il lâchera, très probablement, quelques promesses, même vagues, de revalorisation des salaires, sous l’étroite surveillance du FMI qui a tracé quelques lignes rouges. Ces engagements suffiront pour le moment. D’abord ils permettront à Chahed de gagner un précieux temps, et de désarmer Taboubi. En effet ce dernier ne peut pas continuer, très logiquement, à réclamer la tête de celui avec qui il négocie, et encore moins si Chahed dit ce qu’il veut entendre : Les salaires vont monter, même peu. Il ne faut pas oublier, malgré les grandes phrases et les théories savantes sur l’échec du gouvernement, que le combat contre le chef du gouvernement a gagné en intensité quand Chahed a fermé la porte des augmentations salariales. Il a aggravé son cas en opposant une fin de non-recevoir aux demandes exagérées des profs du secondaire. En réalité  c’est cela qui lui a valu la violence des coups portés par l’UGTT. Toute cette agitation est avant tout une affaire de sous. Si Chahed lâche du lest là-dessus, avec les limites que lui a fixées son principal bailleur, ça lui donnera l’assurance d’être tranquille au moins cet été. Et encore plus s’il saupoudre tout cela avec un remaniement ministériel aux petits oignons, même frugal. A la rentrée on parlera d’autre chose, essentiellement des élections générales de 2019…

Au plus fort de la tempête, quand son parti secouait le cocotier pour le faire tomber, seul Ennahdha a défendu la boutique Chahed. Mais les islamistes ne l’ont pas fait pour ses beaux yeux, mais par pur pragmatisme. En effet Chahed traite plutôt bien les ministres nahdhaouis, malgré la pression d’une frange des nidaïstes pour débarquer les poulains de Ghannouchi. Qui sait ce que ferait d’eux un autre chef de gouvernement. Ne dit-on pas ‘Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras’ ? Par ailleurs un soutien affiché à Chahed, jusqu’au bout, quand les siens le lâchent, a l’avantage de se le mettre dans la poche et de s’assurer qu’il s’effacera le moment venu pour dégager la voie du palais de Carthage à Ghannouchi. Une sorte de renvoi d’ascenseur quoi. Quant à Nidaa Tounes, il pourrait très bien, en cas de déroute aux élections de 2019, accepter de jouer les seconds couteaux, exactement comme le fait Ennahdha présentement, avec une cohabitation bis, histoire de garder une main sur le pouvoir. A moins que le prochain Congrès électif de Nidaa Tounes en décide autrement, en éjectant HCE et ce qu’il faut de poison, en permettant à un vrai candidat à la présidentielle d’émerger, et ça aussi c’est pas de la politique-fiction !

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Le mouvement Ennahdha réitère sa position à l’égard du gouvernement laquelle appelle à la stabilité de l’action gouvernementale avec la possibilité de procéder à un remaniement ministériel, a indiqué mardi le porte-parole du parti, Imed Khemiri.
Cette position a été réaffirmée lors d’une réunion tenue lundi entre le président d’Ennahdha Rached Ghannouchi et les membres du groupe parlementaire du parti et de son bureau politique, a-t-il ajouté.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Imed Khemiri a précisé que le président d’Ennahdha a informé les participants à la réunion de la teneur de ses concertations récentes avec le président de la République et le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) sur le point 64 du document de Carthage II sur la composition du gouvernement.
Khemiri a affirmé la détermination d’Ennahdha à poursuivre la voie de la concertation avec toutes les parties prenantes du document de Carthage pour parvenir à une solution consensuelle. D’après lui, le point 63 du document qui a été convenu entre les parties prenantes du document est de nature à faciliter sa mise en application.
La réunion a été également l’occasion de mettre l’accent sur l’impératif d’engager des réformes économiques et sociales pour identifier des solutions à la situation économique difficile et aux équilibres financiers publics dans le pays, a-t-il dit.
Les participants à la réunion ont discuté, en outre, des questions parlementaires dont la mise en place de la Cour constitutionnelle et la finalisation de l’élection de ses membres par le parlement.

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Mohamed Ammar, membre du conseil d’administration de l’école tunisienne de Doha, a qualifié l’état de l’établissement de “misérable“, ajoutant que cette dernière souffre de nombreux problèmes.

Dans une déclaration faite ce mardi 26 juin 2018 sur Express fm, Ammar a indiqué que l’école tunisienne de Doha était sous le régime de l’éducation et de la famille avant d’être placée en 2012 sous la tutelle du ministère de l’Education après une grosse bataille avec le mouvement Ennahdha, qui voulait s’emparer de cet établissement en adoptant une loi fondamentale sur mesure.

Il a également ajouté que lorsqu’ils se rendaient au Qatar, le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi et certains dirigeants du parti faisaient un passage à l’école, ce qui prouve le processus de “politisation” et des instructions claires pour que cet endroit soit sous la tutelle du parti.

Ammar a, en outre, affirmé que”tous ces sujets avaient été discutés avec l’ancien ministre de l’Education Neji Jalloul, qui faisait face à des problèmes avec les syndicats et qui craignait la perte de son poste, ce qui l’avait poussé a choisir de se rapprocher du parti Ennahdha et de ne pas prendre de mesures pour sauver l’école tunisienne à Doha“, selon lui.

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Deux faits politiques majeurs sont passés presque inaperçus ce week-end, même du côté des observateurs les plus avisés : Nidaa Tounes aura enfin son congrès électif (quand précisément ? Mystère pour le moment), pour en finir avec le provisoire qui dure et fait de gros dégâts ; Ennahdha jette l’éponge pour l’élection présidentielle. Ces deux annonces auraient sans doute eu plus de résonance si elles ne disputaient pas la partie avec les joies des retrouvailles autour du café, la chicha, les plats très copieux de la journée, etc. De toute façon à moins d’un grand cataclysme, rien ne pouvait détourner les Tunisiens des festivités de l’Aïd. Pourtant ces annonces portent en elles les germes de la reconfiguration de l’avenir politique du pays après le rendez-vous électoral de 2019. Le Congrès électif de Nidaa était attendu, très attendu même depuis la naissance du parti. Mais le contexte actuel, avec le problème HCE, lequel ne date pas d’aujourd’hui, a imposé cette échéance. 3 ans de direction provisoire, c’est plus que ce que peut s’autoriser un grand parti dans une démocratie qui se respecte. Quant au forfait du leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi (il n’a jamais clairement affiché ses intentions pour la présidentielle, mais personne n’est dupe), il était tout aussi attendu. Personne, à part lui peut-être, ne se faisait d’illusion sur ses chances de s’asseoir sur le fauteuil du palais de Carthage. Ses illusions à lui ont volé en éclats à la vue des sondages d’opinions, presque tous, des certitudes qui ont certainement été confirmées par ses propres enquêtes, mais qu’il se gardera bien d’ébruiter.

La fin d’un cycle ?

On a tout dit et écrit sur la capacité du fils du président de la République à faire le vide autour de lui au sein de la formation politique que son papa a bâtie. La débâcle, car c’en est bien une quoi qu’en disent les illuminés de Nidaa Tounes, des dernières municipales a été la dernière illustration du peu de talent de HCE à fédérer autour de lui, à manager ses troupes et encore plus à porter son parti vers la victoire, comme le fit son papa au scrutin de 2014, même si la majorité qui en découla ne fut pas assez confortable pour éviter au pays les déboires qu’il traine encore. Mais le directeur exécutif fait face à d’autres assauts qui sont plus embêtants pour sa personne, et la musique monte crescendo : Les critiques sur sa légitimité à rester encore à la tête du parti en l’absence d’une élection en bonne et due forme. Déjà que HCE est lourdement handicapé pour son absence de vernis politique, du fait qu’il n’a pas surtout un mandat électif, le ciment de toute carrière politique digne de ce nom. Nidaa Tounes ne pouvait pas prétendre raisonnablement défendre ses chances aux élections de 2019 en débarquant avec un tel schéma, un tel état de déliquescence avancée.

Le fils du chef de l’Etat avait lâché le mot sur l’organisation du tout premier congrès électif de son parti le 21 septembre 2017, mais depuis c’est silence de mort sur cette affaire, jusqu’à cette sortie du week-end dernier. Le plus important maintenant est de savoir ce qui va émaner de cette grand-messe. Si les opposants de HCE, nombreux dans le parti, fuient le combat, comme a pris la poudre d’escampette l’ancien secrétaire général Mohsen Marzouk, il y a des chances que l’actuel directeur exécutif ait son quitus pour cette fois un vrai mandat, le premier de sa petite carrière de politicien. Il serait certes mal élu, mais élu quand même, avec tous les dangers que son impopularité fait peser sur la survie du parti, en plus des dégâts déjà causés. HCE écarté, par une figure qu’on ne voit pas se dessiner pour le moment, il y a des chances que des déserteurs tels que Lazhar Akremi reviennent au bercail et que l’hémorragie de militants soit stoppée, ce que ne bouderait pas un Nidaa Tounes très mal en point.

Echec et mat

Ghannouchi candidat à la présidence de la République, on l’a vu venir avec le ravalement de façade (une dentition refaite de fond en comble, pour un sourire étincelant ; la cravate, même la couleur rose et surtout une nouvelle posture plus universaliste, plus moderniste, beaucoup moins axée sur le logiciel religieux). Ces changements ou virages, même feints, sont loin d’être anecdotiques, c’est au contraire une forte symbolique qui fait parfois la différence dans un rendez-vous où de toute façon il est impossible de mesurer la sincérité des uns et des autres, encore moins évaluer leur capacité réelle à tenir les promesses électorales. Alors c’est le paraître, l’impression qu’on dégage qui l’emportent. Et de ce point de vue Ghannouchi n’était pas mal, à coups de concessions que certains de ses amis, les durs, n’ont certainement pas appréciées. Mais pour le président d’Ennahdha l’essentiel était ailleurs : Il était dans cette mayonnaise qui pouvait donner corps à son rêve de s’asseoir sur le fauteuil de Habib Bourguiba. Mais voilà, la mayonnaise n’a jamais pris, pourtant ce n’est pas faute d’essayer, de se tordre le bras pour des compromis et même compromissions. Le dernier espoir était une entente avec Nidaa Tounes pour briguer la fonction suprême, mais il y a deux hics, qui freinent net : D’abord l’actuel locataire du palais de Carthage a des envies de rempiler en 2019 , en tout cas il ne dit pas clairement Non ; ensuite Abdelaziz Kotti, dirigeant de Nidaa Tounes, a fermé la porte à toute collusion pour installer Ghannouchi à Carthage.

Ennahdha n’a jamais eu de présidentiable, ni hier ni aujourd’hui. L’ancien chef de gouvernement Hamadi Jebali est sorti des bois il y a quelques mois pour tenter de vendre une candidature indépendante, en dehors de son mouvement qu’il sait repoussant pour une bonne partie des citoyens. Mais la ficelle était trop grosse, donc Jebali est vite rentré dans les bois. Alors les islamistes n’auront d’autre choix que d’adouber un autre candidat, vraisemblablement celui de l’allié de circonstance, Nidaa, même du bout des lèvres, cela suffira à faire d’eux des soutiens du futur président tout en étant des partenaires critiques, dans le sens du vent. Cette posture d’équilibriste est très payante pour les islamistes, l’essentiel étant de demeurer au coeur du pouvoir, que ce soit à l’ARP, au gouvernement et dans l’exécutif…

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Les réussites des forces de l’ordre tunisiennes (police et Garde Nationale ou GN) en matière de lutte contre le terrorisme, sont indéniables. Ce sont d’ailleurs ces réussites dans la lutte à temps réel ou par actions anticipatives, qui ont participé à la réémergence de la Tunisie sur la carte des destinations touristiques les plus demandées pour l’été 2018. Il ne fait pas non plus, pour nous, de doute que la contribution à cette réussite du ci-devant ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem depuis qu’il était à la tête de la GN, est loin d’être négligeable. Ce n’est manifestement pas l’avis du chef du gouvernement qui a fini par sacrifier Lotfi Brahem. Certains diront qu’il aurait donné sa tête en cadeau à Ennahdha qui devient presque le seul soutien au gouvernement de Youssef Chahed.

Mise à part et en plus de la contribution des hommes de ces deux corps d’agents de sécurité, il y a l’effort financier consenti par le budget de l’Etat. Comme le montrent ces chiffres officiels, entre 2010 et 2017, le budget du seul ministère de l’intérieur (MI) a augmenté de 131 %, passant de 1,1 Milliard DT à 2,55 Milliards DT. Et si on y ajoutait le ministère de la Défense, le budget de la Tunisie en matière de sécurité totalisait 4,573 Milliards DT à la fin 017 et signait une hausse de 139 % par rapport à ce qu’il était en 2010. Ces chiffres confirment, si besoin est, que l’Etat tunisien a renforcé ses moyens matériels et humains dans sa lutte, non seulement contre le terrorisme, mais aussi contre tous les autres fléaux qui ont accompagné la révolution, comme la migration clandestine et son pendant djihadiste. Malgré la différence des objectifs, ce phénomène de migration clandestine est organisé par des circuits qui ne diffèrent pas beaucoup de ceux qui organisent la migration djihadiste. On a même vu des terroristes recherchés emprunter ces mêmes circuits pour rejoindre d’autres «territoire de Djihad» supposé, en Europe.

Maintenant, quelques remarques de grande importance en matière de sécurité, à l’occasion de la douloureuse affaire du bateau de migrants clandestins qui a chaviré entraînant la mort de dizaines de personnes au large de Kerkennah, qui appellent nécessairement quelques questions :

  • D’abord, cette information tenue de la vidéo de la dernière visite du chef de gouvernement mardi dernier à Kerkennah. Ile, anciennement rebelle et maintes fois point de base de départ de bateaux pirates avec des migrants clandestins, elle ne comprend qu’un simple poste de police avec 20 agents le matin et 16 la nuit, avec seulement 7 GN et cela ne suffit pas, comme l’avait dit à Youssef Chahed le chef de poste. On apprend, dans la même vidéo, que les postes de police de Kerkennah, incendiés depuis la révolution, n’ont pas été remis en l’état. Et le ministre de la Défense qui accompagnait Youssef Chahed, de s’étonner avec un «depuis 8 ans ?!». La question est donc de savoir où est parti tout l’argent du budget du MI et à quoi a-t-il servi ? Pourquoi Chahed ne découvrait-il qu’hier ces éléments de sécurité ? Quelque chose cloche !
  •  Ensuite. Se rappeler de la désastreuse gestion de l’affaire Petrofac par le gouvernement de Youssef Chahed, quelques mois à peine après son entrée à La Kasbah en 2016. N’est-ce pas à l’occasion de cette affaire que des cars de police ont été jetés en mer, que des dépassements de citoyens avaient porté de graves atteintes à la sécurité de l’île ? N’est-ce pas l’actuel ministre des Affaires sociales qui avait négocié le sauf-conduit à tous ceux qui avaient porté les graves atteintes à la sécurité de la région et qui avait conduit à faire d’elle un «No-Security-Land» ? Le chef du gouvernement, ses anciens MI pensaient-il que les organisateurs de circuits de migration clandestine allaient oublier qu’il leur offrait désormais Kerkennah comme plateforme idéale de leur sale boulot ? Pourquoi n’avait-il pas fait le suivi de ce dossier ? Pourquoi ne s’était-il pas assuré, depuis 2016, que la sécurité reprenne de plain- pied sur l’île et accepté le vide sécuritaire sans brocher depuis plus de 18 mois ? Quelque chose cloche !
  • Enfin, il est tout aussi utile de rappeler que l’issue de la fameuse enquête parlementaire sur les réseaux d’organisation des filières djihadistes, qui sont loin de n’avoir aucun lien avec les réseaux d’organisation des filières migratoires, devient de plus en plus incertaine. La députée qui s’en était occupée et avait défrayé la chronique avec ses déclarations accusatrices tonitruantes, est passée à autre chose et tout le dossier s’est perdu dans les couloirs de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple). Comme entre contrebande et terrorisme, le lien est pourtant clair entre réseaux djihadistes et réseaux des filières migratoire. Chahed & Co l’ont-ils oublié ou ne le savaient-ils pas ? Pourquoi les services de renseignement n’arrivent-ils pas, comme l’a fait par exemple un journaliste de l’AFP, à identifier ces réseaux ? Les journalistes sont-ils plus efficaces que les services de renseignement ? Quelque chose cloche !

Tout cela dit, il nous semble utile d’attirer l’attention sur la récupération politique, déjà engagée, du drame de Kerkennah. Mais aussi, de la récupération sociale du même drame par certaines ONG, qui feraient mieux d’engager un profond travail de moralisation de cette pratique auprès des familles des victimes, présentes et à venir , qui sont le seul soutien financier aux migrants clandestins.

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Le député et président de la Commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mongi Rahoui, a évoqué les préparatifs des autorités tunisiennes pour un emprunt obligataire sur le marché financier international au profit du budget de l’Etat. Il a démenti les déclarations selon lesquelles il serait difficile pour la Tunisie d’emprunter sur ce marché : “Nous allons sortir sur le marché international et cette opération d’emprunt va certainement réussir“, a assuré Rahoui.

Il a en outre indiqué que l’ARP a donné son accord pour cette sortie depuis le début de cette année et qu’il sera facile à la Tunisie de lever 1 milliard de dollars, même plus, appelant les parties qui vont se rendre sur le marché financier international à bien négocier pour avoir le taux d’intérêt le plus bas. “Ils vont emprunter pour nous et vous allez voir que l’offre serait plus importante que nous demandons“, a assuré Rahoui.

Le président de la commission des finances à l’ARP a fait, dans le même contexte, remarquer que les bailleurs de fonds considèrent  la Tunisie comme un bon client : ” On a suffisamment de gens qui défendent l’intérêt de la Tunisie à l’étranger plus que ceux qui la défendent de l’intérieur. “, a-t-il précisé.

L’opération d’emprunt s’inscrit en effet dans le cadre de la mobilisation des ressources au profit du budget de l’Etat, prévue dans la loi de finances pour l’exercice de 2018 et pour répondre aux besoins de l’Etat en devises, soit au titre du financement du déficit budgétaire ou du déficit courant. Des fonds qui devraient servir à répondre aux exigences de financement, surtout avec les pressions exercées sur les réserves de change, d’une part et sur les liquidités au niveau du marché financier interne, d’autre part.

Au sujet de la crise politique aiguë qui persiste depuis plusieurs semaines en Tunisie, Mongi Rahoui a pointé du doigt le gouvernement, Nidaa Tounes et Ennahdha : “Ce sont les trois éléments de cette crise tripartie et multidimensionnelle (…) Ce sont eux qui ne se préoccupent pas des soucis et des problématiques sociales des Tunisiens à cause de leur irresponsabilité“, a-t-il expliqué.

Et Rahoui d’ajouter qu’il s’agit là d’une crise de pouvoir causée par un ensemble de personnes irresponsables et incapables de diriger les affaires générales du pays. “C’est une autre Troïka composée du gouvernement, d’Ennahdha et de Nidaa Tounes (…) Ce sont eux qui font entrer le pays dans une crise ouverte et sans précédent“, a indiqué Rahoui, faisant remarquer que ces trois éléments ont approfondi la crise dans le pays. “Tant qu’ils sont au pouvoir,  la situation deviendra de plus en plus mauvaise et se détériora de jour en jour“, a-t-il affirmé.

Par ailleurs Mongi Rahoui a accusé le chef du gouvernement d’appauvrir les Tunisiens à travers sa loi de finances 2018.” Youssef Chahed assume la plus grande responsabilité dans cette affaire. C’est lui qui a appauvri les Tunisiens par le billet de cette loi“, a indiqué Rahoui, soulignant que cette loi a été refusée au niveau de la commission des finances et votée par la suite par la majorité.

S’agissant des solutions, l’élu a appelé Chahed ainsi que son gouvernement à se présenter à l’ARP pour un vote de confiance, comme l’a fait l’ancien chef du gouvernement, Habib Essid.

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Le mouvement Ennahdha a appelé, dans un communiqué publié dimanche 3 juin 2018, ses dirigeants à respecter les positions officielles du parti, faisant savoir que seules les positions émanant de ses institutions officielles et des parties habilitées à s’exprimer en son nom engagent le parti .

Le parti d’Ennahdha a, dans le même contexte, indiqué que toute opinion exprimée à titre personnel n’engage que son auteur.

Cet appel vient suite aux réactions suscitées par la déclaration d’Abdellatif El Mekki qui avait souligné “l’attachement de son parti à poursuivre les discussions autour de l’accord de Carthage”.

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Le Document de Carthage, que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, avait sorti de son chapeau suite à l’éviction de Habib Essid, a fait des dégâts, des gros. D’abord dans le pays où il a provoqué un flottement évident en impactant le cap pris, si cap il y avait ; ensuite dans le paysage politique, qu’il a divisé encore plus qu’il ne l’était ; dans le parti sorti majoritaire des législatives de 2014, Nidaa Tounes, avec les déflagrations que l’on sait ; enfin au sein même du gouvernement, avec les incertitudes autour du chef du gouvernement et de son équipe, l’incertitude qui est la meilleure ennemie de tout gouvernement, de toute action publique et de l’économie. Pour le parti que Essebsi a bâti, le soldat Taieb Baccouche, son ancien secrétaire général, a été mobilisé pour tenter de recoller les morceaux. Baccouche, qui a la mission très délicate de réveiller de son coma l’UMA (Union du Maghreb Arabe), devra stopper une hémorragie causée par le chef de l’Etat (en s’alliant avec les islamistes) mais amplifiée par son fils, Hafedh Caïd Essebsi et sa clique. Pour le reste des pépins provoqués par le Pacte de Carthage dans le pays, tout est à faire, et ce ne sera pas une mince affaire. II est déjà question, si on en croit les appels émis par-ci par-là, de revenir à la table des négociations pour vider le contentieux autour du fameux 64e point : Le maintien ou non du commandant du bateau, Chahed. Encore des maux de tête en perspective, pour les citoyens comme pour le principal artisan de cette affaire, BCE. Mais ce à quoi on ne s’attendait pas, c’est que le mouvement Ennahdha, la seule vraie forteresse du microcosme politique, soit à son tour secouée par cette agitation ambiante.

Nous avons été surpris par la tonalité du communiqué du samedi 02 juin 2018, qui invite les dirigeants du mouvement à s’en tenir aux positions officielles. Cette sortie s’adresse directement aux déclarations faites par des leaders du parti sur des positions exprimées vis-à-vis d’organisations, de partis politiques, du gouvernement et du Document de Carthage 2.

La direction d’Ennahdha a précisé que les positions engageant le parti émanent de ses institutions officielles et des parties habilitées à s’exprimer en son nom. “Toute opinion personnelle n’engage que son auteur“, indique le parti.

Reste à savoir si cette mise au point cible surtout le dirigeant d’Ennahdha Abdellatif Mekki. En tout cas le porte-parole du mouvement, Imed Khémiri, martèle que la position officielle du parti au sujet des organisations, partis politiques, du gouvernement ou du Document de Carthage 2 a été exprimée par son président, Rached Ghannouchi, lors de la suspension des concertations sur l’Accord de Carthage.”Le mouvement Ennahdha s’en tient à sa position, appelant à poursuivre le dialogue avec les différents partenaires politiques et sociaux“, a-t-il souligné. Et c’est aussi ce qu’on croyait, compte tenu des habitudes martiales chez les islamistes où la parole du ou des chefs est en général gravée sur le marbre. Une discipline militaire qui explique d’ailleurs, il faut le reconnaitre, les succès du mouvement et de son incroyable faculté à trouver les ressors pour se maintenir au centre de la vie politique, alors qu’il y a trois ans à peine il a éjecté du pouvoir, d’abord par la rue et ensuite par le verdict des urnes.

C’est toujours le même qui met le feu !

Pour rappel, Abellatif Mekki avait dit, vendredi 1er juin 2018, que “proposer une meilleure alternative au chef du gouvernement Youssef Chahed dans le cadre des concertations du Document de Carthage II peut aider à résoudre la crise et dépasser le blocage autour du 64e point relatif au remaniement ministériel“.

Mekki avait souligné l’attachement de son parti à poursuivre des pourparlers et proposer de nouvelles voies de sortie de crise à travers notamment “l’ajout d’un nouveau point dans les clauses du Document de Carthage II qui propose une meilleure alternative à l’actuel chef du gouvernement“. Ce qui heurte de plein fouet la position défendue officiellement par son président, Rached Ghannouchi, qui préconisait plutôt une sorte de changement dans la continuité, au motif que le renversement de la table ne sert pas l’intérêt national. “Le pays qui vit une conjoncture délicate au vu de la situation économique et financière a besoin de réformes et non pas de faire tomber le gouvernement“, avait-il ajouté. Et on croyait que les troupes, comme à leur habitude, allaient se ranger comme un seul homme derrière leur cheikh-professeur. Mais c’était sans compter sur Mekki, qui n’en est pas à sa première bravade.

La faute au double langage

Mais il faut dire aussi que ce sont là les limites du double langage que le mouvement a l’habitude de pratiquer, sur pratiquement tous les sujets importants. Par exemples, ce fut le cas lors de la loi sur le réconciliation nationale portée par Essebsi ; plus récemment on en entendu Ghannouchi défendre le droit de l’UGTT à réclamer la tête du chef du gouvernement et défendre en même temps le maintien de Chahed. Dernièrement, on a vu Ennahdha tanguer, transiger, hésiter sur la même question, pour finir par soutenir qu’il était bon que le locataire du palais de la Kasbah reste, pour le bien du pays, avec les inflexions et corrections qu’il faut. Tous ces revirements, parfois dans le même communiqué, finissent par donner le tournis, même aux professionnels du double langage les plus chevronnés.

Reste que le mouvement a connu d’autres remous internes dans le passé et y a toujours survécu ; en effet l’instinct de survie aiguisé par la crainte d’être bouté hors du cercle du pouvoir finit toujours par créer l’union sacrée quand les autres partis butent. Donc pour les adversaires qui pensent qu’ils pourront exploiter cette mini crise autour du Document de Carthage 2 ce sera un peu court. Il faudra trouver autre chose pour malmener Ghannouchi et compagnie, mais il y a problème : Le mieux placé pour réaliser cet exploit, Nidaa Tounes, est encore plus mal en point que les islamistes. Il faudra tout le talent et la verve de BCE et de Baccouche pour remettre leur parti dans un état qui lui permettra de se présenter, avec de vraies chances, face à Ennahdha aux élections de 2019.

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Pour ceux qui en doutaient encore, l’actuel chef du gouvernement (il le restera très probablement jusqu’aux prochaines élections), Youssef Chahed, n’a rien à voir avec son prédécesseur, Habib Essid. Entendez par là qu’il n’a pas le caractère amorphe – certains diront la docilité – de Essid, qui a accepté de tendre le cou pour une exécution publique, au Parlement. On l’avait même entendu adresser des remerciements à ses bourreaux, une attitude surréaliste pour un chef de gouvernement qui n’avait pourtant pas démérité (on s’en est rendu compte, hélas, bien après). Et bien Chahed ne sera pas cet agneau de sacrifice là. Et c’est une bonne nouvelle pour le pays. Vous imaginez la tête des amis et partenaires de la Tunisie s’ils apprenaient que le pays du jasmin s’est, une fois de plus, payé une crise politique avec la démission du chef du gouvernement, sous la pression de quelques illuminés pas regardants du tout sur l’intérêt national et sur les enjeux du moment. Le discours de Chahed du mardi 29 mai 2018 dans la soirée, très offensif, notamment en direction de son principal adversaire, Hafedh Caïd Essebsi (qui a fini par éclipser, et ce n’est pas en son honneur, le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi), est finalement une bonne annonce pour son mentor, le président de la République, Béji Caïd Essebsi…

Les grands perdants

Comme l’a dit le leader du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, si BCE voulait défaire le gouvernement, il aurait une toute autre attitude. Le fait est qu’il ne voulait et ne pouvait pas vouloir la perte de Youssef Chahed. D’abord pour la simple raison que c’est lui qui l’a personnellement choisi, et même imposé alors que son poids politique en Tunisie et même au sien de son propre parti était loin de lui donner droit à cette fonction suprême. Donc si le chef de l’Etat avait décrété l’échec de son poulain au point d’être l’artisan de son éviction, il ferait le constat par là même de sa propre déroute. Et pour un homme au crépuscule de sa carrière politique (91 ans, tout de même), c’est carrément impensable. Essebsi a joué le jeu de la démocratie en poussant l’affaire du désaccord de Carthage le plus loin possible – trop loin sans doute -, mais in fine il avait la garantie que Chahed sauverait sa tête. Ne serait-ce que parce qu’en situation d’état d’urgence il est, constitutionnellement, impossible de dégommer un chef de gouvernement. Ensuite parce qu’il était clair depuis le début que le directeur exécutif de Nidaa Tounes n’aurait pas de majorité au sein des signataires du Pacte de Carthage pour inscrire Chahed à l’article de la “mort”. Enfin BCE avait l’assurance, de la part de son pote Ghannouchi, que Ennahdha ferait bloc à l’ARP pour s’opposer, le cas échéant, au limogeage de Chahed. Sans parler des députés de Nidaa et de l’opposition qui ont clairement rallié la cause du chef du gouvernement.

Si la main du chef de l’Etat a tremblé, alors qu’il aurait pu et dû dès le vendredi 25 mai 2018 en finir définitivement avec ce dossier, c’est parce que, disons-le clairement, son fils animait le groupe des anti-Chahed. Et cette hésitation coutera cher à Essebsi, pour la postérité. Quand on sait le traumatisme vécu, très récemment, par les Tunisiens à cause des ‘fils de’, ‘filles de’, ‘neveux de’, etc., (des familles Ben Ali et Trabelsi), on se dit que l’histoire lui pardonnera très difficilement ce flottement, ces 72 heures de trop, après plus de 10 jours d’atermoiements pour signer le Document de Carthage 2, dans un contexte politique et économique aussi dégradé.

L’autre grand perdant de cette affaire est, bien entendu, le fils du chef de l’Etat. Il vient de subir là son troisième revers politique, et pas des moindres, après son incapacité à décrocher l’investiture de Nidaa Tounes aux législatives de 2014 et son forfait aux législatives partielles en Allemagne. A ajouter à ses talents pour faire le vide autour de lui, avec pour conséquence cette hémorragie de militants et de députés – à peine 56 élus au Parlement, 30 de moins qu’en 2014 – que son papa, même dans sa tour dorée de Carthage, n’a pas pu ignorer et qu’il s’est enfin décidé à stopper, selon les déclarations. Essebsi junior pourrait faire l’amère expérience de son impopularité au Congrès national électif de son parti, qu’il s’ingénie à retarder depuis 3 ans, une éternité pour un parti de ce calibre.

Le Grand gagnant

C’est, évidemment, Ennahdha. Les islamistes qui, comme ils l’ont fait en se contentant de rester assis et de regarder le bloc parlementaire Nidaa se vider de son sang pour ensuite le supplanter, vont encore ramasser les lauriers de cette agitation mortifère. En effet dans ce chaos indescriptible, ils ont très stratégiquement adopté la posture de la raison, de la défense de l’intérêt suprême de la nation, en appelant à la préservation de la stabilité, enfin le peu qu’il y a, et donc au maintien de Chahed. Pourtant, comme à leur habitude, Ghannouchi & Co ont tangué, hésité, et même entamé leur exercice favori : Le double langage. Mais voilà, eux au moins ont encore cette capacité à sentir de quel côté allait tourner le vent, à écouter les voix, mêmes dissonantes, de la rue. Et on ne peut pas les blâmer pour ça, c’est aussi cela la politique, c’est aussi cela traduire les aspirations, même confuses et parfois contradictoires, des citoyens qu’on prétend représenter et défendre. Nidaa Tounes a perdu tout cela, et bien plus, depuis que HCE s’est imposé à sa tête, par la seule force de son nom. L’élection de 2019 pourrait départager les islamistes et la formation bâtie de ses mains par le locataire du palais de Carthage, mais peut-être pas à l’avantage de ce dernier…

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Les signataires du Document de Carthage 2 se réuniront, aujourd’hui, vendredi 25 mai 2018, pour trancher sur le sort du gouvernement et de celui de Youssef Chahed.

Il est à signaler à ce propos que l’UGTT, Nidaa Tounes, l’Union des femmes et l’ULP s’accordent sur la nécessité de changer le gouvernement de Youssef Chahed alors que l’UTICA, Al Massar, Ennahdha, l’UTAP et Al Moubadara rejettent toujours le changement.
Il serait également question, lors de cette réunion, de l’examen du document en question par la Commission des présidents (présidents des partis et des organisations signataires du Document de Carthage) pour adoption.

Rappelons que la Commission des experts du Document de Carthage avait abouti, le 5 mai dernier, à l’élaboration d’un document de plus de 100 points à caractère politique, économique et social. Ce document devrait définir le programme d’action du gouvernement que ce soit avec la présente composition gouvernementale ou après son remaniement.

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La députée Yamina Zoghlami a demandé, au début d’une plénière au Parlement ce mercredi, à voir le contenu de la correspondance envoyée par le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, à la présidence du gouvernement concernant le vote contre la prolongation du mandat de l’instance Vérité et Dignité (IVD).
Dans son intervention, la députée s’est, notamment, interrogée sur la légalité de ce vote et des procédures de la correspondance adressée par le président du Parlement au chef du gouvernement, appelant au droit d’accès à ce document.
Zoghlami a, aussi, critiqué le vote du Parlement le 26 mars contre la prolongation du mandat de l’IVD. Elle a relevé qu’un vote avec seulement 65 voix contre la prolongation est “un vote étrange et un précédent jamais enregistré dans les annales du Parlement“.
Ceux qui cherchent à entraver le travail l’instance conduiront le pays à une catastrophe qui fera de nouvelles victimes, a-t-elle mise en garde.

Une source de la présidence du gouvernement avait affirmé mardi soir à la TAP que le gouvernement a demandé à l’Instance de déposer ses archives à l’institution des Archives nationales de Tunisie, conformément à l’article 68 de la loi sur la justice transitionnelle.
La présidence du gouvernement avait également appelé l’instance à remettre son rapport administratif et financier aux trois présidences à la fin du mois courant (31 mai), date de la fin du mandat de l’IVD.
Selon la même source, toutes les mesures administratives prises par le gouvernement concernant l’IVD s’inscrivent dans le cadre du suivi de la décision du Parlement lors d’une plénière en date du 26 mars 2018, lorsque les députés ont voté contre la prolongation du mandat de l’instance.
La source de la présidence du gouvernement avait tenu, cependant, à assurer que le processus de transition démocratique ne sera pas affecté et qu’il se poursuivra normalement.

De son côté, Adel Maizi, membre de l’instance avait déclaré à la TAP que l’Instance poursuivra ses activités jusqu’au 31 décembre 2018 tel qu’il a été décidé au sein du conseil de l’instance, réuni le mois de février dernier.
Durant cette période restante, l’instance focalisera ses travaux sur la finalisation de son rapport final et sa publication ainsi que sur la mise au point de ses archives qu’elle remettra aux Archives nationales. Elle préparera, aussi, la passation des activités aux structures qui se chargeront du dossier de la justice transitionnelle, avait-t-il ajouté.

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Le mouvement Ennahdha, et ce n’est pas nouveau, fait du double langage sur le dossier du départ du chef du gouvernement, qui obsède le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (rappelons que ce dernier n’est toujours pas élu par un Congrès en bonne et due forme et qu’il fuit ce rendez-vous comme la peste, malgré ses promesses). Noureddine Arbaoui, la voix d’Ennahdha au sein de la commission des experts en charge du Document de Carthage, a déclaré ce mercredi 23 mai 2018, sur Express FM, que son mouvement vote pour le maintien de l’équipe gouvernementale. Entendez par là que les islamistes sont contre l’éviction de Youssef Chahed. Sauf que Arbaoui en a rajouté à la confusion ambiante en déclarant dans la foulée qu’il fallait prendre en compte les doléances de Nidaa Tounes – il aurait dû dire Hafedh Caïd Essebsi – et de l’UGTT, qui tiennent à écarter le chef du gouvernement…

«Nous devons trouver un consensus pour préserver la stabilité du pays», a indiqué l’émissaire d’Ennahdha.
Il a tenté de minorer les divergences autour du changement du chef du gouvernement : «nous sommes parvenus à un accord sur 63 points, il n’en reste qu’un, qui devrait être réglé lors de la réunion de la commission des présidents».

Expresso

Suivez Expresso en direct Noureddine Arbaoui

Publiée par Express FM sur mardi 22 mai 2018

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Alors que toute la scène politique tunisienne grouillait de nouveau de palabres au sujet du sort du gouvernement de Youssef Chahed, ce dernier terminait la semaine en audience avec le chef de l’Etat, parlant de «la situation générale dans le pays et les derniers préparatifs pour le mois du Ramadan et la saison estivale touristique», selon le laconique communiqué du palais de Carthage.

Il faut dire que le mauvais résultat de Nidaa Tounes, le parti du chef du gouvernement tunisien, n’a pas contribué à faire taire les critiques quant à sa gestion et à ses résultats, bien au contraire. Ceci, même si les électeurs des Municipales 2018 ont mélangé les enjeux entre législatives et municipales et ont sanctionné tout le monde dans un «ni-ni» résonnant d’abstention.

Toujours est-il que la question du sort de Youssef Chahed et de son gouvernement revient au devant de l’actualité. Dada de Noureddine Taboubi qui n’avait arrêté sa campagne anti-GUN (gouvernement d’union national) que le temps de constater l’amer échec de son bras de fer avec Chahed sur la question des enseignants du secondaire, cette question redevient d’actualité, après les municipales et à une année des législatives et des présidentielles.

  • BCE ferait-il d’une pierre deux coups ?

Il semblerait, croit-on savoir, que le chef de l’Etat entre les mains de qui se trouverait désormais le sort du chef du gouvernement, pourrait être tenté de faire d’une pierre deux coups et même plus. D’abord donner le coup d’envoi à la restructuration du parti politique qui l’a propulsé à Carthage. Une restructuration qui devient plus que nécessaire, vitale pour Nidaa Tounes afin de préserver ses chances de résistance à la prochaine vague d’élections, celle des législatives et celle de la présidentielle. Une restructuration qui devrait commencer par le retour en son sein de tous les enfants prodiges qui l’avaient quitté, depuis que Nidaa Tounes a été confié à BCE Jr. L’éloignement de ce dernier pourrait se faire, selon nos sources, à travers la nomination de Youssef Chahed à la tête de Nidaa, d’autant que l’actuel chef de gouvernement aurait gardé de bonnes relations avec tous les enfants prodiges et pourrait les convaincre de retourner au bercail, afin d’éviter que ne sombre le parti-mère, dont les fameuses fissures n’avaient pu donner naissance qu’à des formations politiques sans perspectives, tels qu’en font foi les résultats des municipales 2018.

Faisant ainsi, BCE pourrait contenter tous ceux qui avaient quitté Nidaa, à cause de leurs désaccords avec Hafedh Caïed Essebssi ou BCE Jr dont l’échec aux municipales a démontré le grave déficit de charisme et l’incapacité à rendre à Nidaa le pouvoir fédérateur de tous ceux qui sont contre les visées expansionnistes d’Ennahdha et lui redonner l’éclat des années d’après la révolution de 2011.

Avec Chahed à la tête de Nidaa en lieu et place de BCE Jr, le patriarche de Nidaa et chef de l’Etat qu’il est, contentera aussi tous, chez les partenaires sociaux et les partis politiques de l’opposition notamment, qui demandent le départ de Youssef Chahed et revendiquent un nouveau chef de gouvernement pour le nouveau Pacte, ou Document de Carthage, censé être la nouvelle feuille de route pour tout gouvernement.

  • Chahed, entre élagage de son gouvernement et délestage

Un second scénario de sortie de crise politique serait aussi en voie de maturation chez le locataire de Carthage. C’est un scénario qui pourrait assurer la stabilité politique, quoiqu’aléatoire, dont a nécessairement besoin toute la scène politique pour se reconstruire après le tsunami des municipales qui a fait naître la nouvelle force politique des indépendants.

Un scénario aussi, qui pourrait lui permettre de caresser son actuel partenaire politique qu’est Ennahdha, en évitant d’évincer un Youssef Chahed contre le départ duquel s’est récemment prononcé le leader d’Ennahdha. Cela, tout en amadouant le courroux de l’UGTT contre lui, en lui accordant le minimum, c’est-à-dire un remaniement qui pourrait emporter un certain nombre d’actuels ministres, conseillers et secrétaires d’Etat.

L’exercice de délestage, couplé à un élagage, pourrait aussi être de nature à calmer certaines ardeurs et éviter de déstabiliser les relations du pays avec ses bailleurs de fonds et perturber le programme de réformes structurelles, qui reste une nécessité absolue, quels que soient le gouvernement ou le chef du gouvernement.

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Le porte-parole d’Ennahdha, Imed Khemiri, a fait savoir que le mouvement est prêt à travailler avec tous les vainqueurs du scrutin municipal pour une gestion collective de l’action municipale, loin des quotas partisans.

Dans une déclaration, vendredi, à la TAP, Imed Khemiri a expliqué que les priorités du pouvoir local sont claires et requièrent l’implication des candidats victorieux dans la résolution des préoccupations des citoyens.

D’après lui, Ennahdha considère que les élections du 6 mai 2018 sont un pas important sur la voie de la transition démocratique.

S’agissant de la baisse de l’électorat d’Ennahdha durant les élections, Imed Khemiri l’explique par le faible taux de participation au scrutin, précisant toutefois que son parti a obtenu plus de 500 mille voix.
Le porte-parole d’Ennahdha impute la responsabilité dans ce faible taux de participation aux élections à la décision conjointe de l’Instance supérieure indépendante pour les élections et la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle qui a, selon lui, empêché l’action de sensibilisation des citoyens par les médias.

Aujourd’hui, les partis politiques sont appelés à étudier et à prévenir le comportement d’abstention des électeurs loin de toute interprétation politicienne“, a-t-il fait remarquer.
Le mouvement Ennahdha est arrivé en tête des listes partisanes lors des élections municipales du 6 mai 2018, en obtenant 516 379 voix, soit 28,64 pc des suffrages.

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