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La réunion de la commission de législation générale qui examine le projet de loi de réconciliation a connu ce jeudi 6 juillet 2017 des retraits de plusieurs députés.

Selon Mosaïque Fm, des députés ont exprimé leur refus de ce projet qui ne vise, selon eux, qu’à légaliser le blanchiment de la corruption.

Le député Hajer Ben Cheikh Ahmed a décidé de se retirer. Elle a été suivie par le député indépendant au bloc du mouvement Ennahdha Nadhir Ben Ammou. Par la suite les députés du Front populaire et du Courant démocrate ont aussi boycotté cette réunion. Les députés des blocs d’Ennahdha et de Nidaa Tounes ont toutefois continué leur réunion.

De son côté Hajer Ben Cheikh Ahmed, a annoncé qu’elle se retire d’une façon définitive de l’examen du projet de loi de réconciliation, soulignant que cette loi ne sert qu’à blanchir les corrompus.

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L’association Winou Etrottoir a convoqué la presse hier jeudi 22 juin 2017 à l’hôtel Majestic pour mettre sur la place publique sa charte d’engagement citoyen et distribuer les bons et les mauvais points. L’exposé a d’abord égrainé les transgressions puis a attaqué la série d’engagements et d’actions.

En lien direct avec l’effervescence électorale en vue – élections municipales -, Winou Etrottoir a fait savoir qu’elle a entamé l’élaboration d’une charte d’engagement citoyen comportant 4 chapitres (bonne gouvernance & Transparence, Cadre de vie & Urbanisme, Transport & mobilité et Démocratie participative) et 14 points. Les parties qui apposent leurs signatures sur ce document sont tenues de se conformer à la totalité des volets de cette charte, prenant l’engagement de les mettre en oeuvre, de les propager et de veiller à leur application sur les plans local, régional et national. 13 partis politiques, de différentes obédiences et l’INLUCC ont déjà paraphé ce document, a indiqué l’association. Mais il y a les abonnés absents, et pas des moindres : Nidaa Tounes et Ennahdha. Jusqu’à hier, les deux formations phares de la scène politique locale faisaient la sourde oreille, alors que Nidaa a été la première formation sollicitée par l’association.

Pour rappel, Winou Etrottoir a vu le jour il y a à peine deux ans, mais son activisme, notamment sur Facebook avec les clichés révoltants sur la défiguration des espaces urbains, en a fait très rapidement un élément du quotidien des citoyens. Winou Etrottoir est devenue, légalement, une association en octobre 2016 et a entamé officiellement ses actions en janvier 2017. Les activistes ont fait beaucoup de chemin depuis, forçant les autorités à leur prêter une oreille attentive et les partis politiques, prompts à s’afficher avec tout ce qui est populaire, à adhérer à la dynamique…

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Achraf Aouadi

L’organisation ” I Watch ” considère que l’absentéisme des députés est un “phénomène récurrent” qui constitue “un motif d’inquiétude” de nature à avoir un impact sur la mission législative et de contrôle de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
“I Watch” réagissait à la décision de la Commission du règlement intérieur, de l’immunité, des lois parlementaires et des lois électorales de rejeter, lors de sa réunion mardi dernier, la proposition d’amendement du règlement intérieur portant sur le prélèvement de la somme de 100 dinars de la prime des députés qui s’absentent sans justification.
L’ONG a rappelé, dans ce sens, les statistiques de l’organisation ” Al Bawsala ” selon lesquelles Ennahdha est à la tête du classement des blocs parlementaires avec 67% de députés présents, suivi du bloc Al Horra avec 58% et le bloc démocrate avec 56%.
Nidaa Tounes et l’UPL (Union patriotique libre) se placent au 4e rang avec 53% suivis d’Afek Tounes et de l’Appel des Tunisiens à l’étranger avec 43% et le Front populaire avec 40%. Le taux de présence des députés du bloc social-démocrate n’a pas dépassé les 34%.
Malgré les absences fréquentes et injustifiés de plusieurs députés qui font fi de la confiance des électeurs et de la responsabilité historique qui leur incombe, il semble que le souci du corps législatif s’oriente plus vers la préservation des acquis financiers que de l’amendement du règlement intérieur en vue de renforcer la bonne gouvernance dans le traitement du dossier de la discipline parlementaire, lit-on dans la déclaration d’I Watch.
D’après l’organisation, la commission électorale n’avait pas repris mardi dernier ses travaux consacrés à l’élection des candidats à l’Instance d’accès à l’information en raison de l’absence de 15 députés sur 22 députés, membres de la commission.
La proposition d’amendement de l’article 26 du règlement intérieur de l’ARP pour procéder à une retenue sur la prime des députés a suscité une polémique depuis près d’un an. Le bureau de l’ARP avait adopté cette proposition; de même que la conférence des présidents qui regroupe les présidents des blocs et les présidents des commissions permanentes et spéciales ainsi que les membres du bureau. Cependant la Commission du règlement intérieur a décidé de faire tomber la proposition.

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Des informations et des rumeurs, plus ou moins vraies quoique pas toujours avérées, refont surface à propos d’un nouveau remaniement ministériel. Des informations, jusque-là «justifiées» par la nécessité pour Youssef Chahed de pourvoir à la vacance de deux portefeuilles dans son gouvernement qui comprend deux ministres par intérim.

Le 30 avril dernier, Chahed renvoyait Lamia Zribi et Neji Jalloul et chargeait Fadhel Abdelkéfi, déjà ministre du Développement économique, du portefeuille des Finances par intérim. Le même jour, le chef du gouvernement tunisien cédait aux sirènes de l’UGTT qui demandait la tête du ministre de l’Education, Néji Jalloul, et chargeait l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur du dossier de l’éducation par intérim. Ce faisant, Chahed évitait d’aller devant l’ARP, mais ne faisait que retarder l’échéance du remaniement.

Depuis l’éclatement de ce qui pourrait s’appeler «l’affaire Qatar», les rumeurs à propos de ce remaniement reviennent de plus belle. Le site d’information français «Maghreb Confidentiel» prête ainsi au chef de l’Etat tunisien «Béji Caïd Essebssi (BCE) et ses plus proches conseillers» l’intention de «réfléchir à l’opportunité d’écarter les six derniers ministres et secrétaires d’Etat membres d’Ennahdha».

Et la même source d’expliquer cela aussi par la conjoncture internationale et de préciser que «le contexte international s’y prête aussi : le Qatar, sponsor d’Ennahdha, vient d’être mis au ban des nations arabes» et que l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis «s’activent pour limiter l’influence de Doha à Tunis». La même source affirme encore que «le prince héritier d’Abu Dhabi Mohamed bin Zayed al-Nahyan a exigé de Béji Caïd Essebssi (BCE) qu’Ennahdha quitte la coalition gouvernementale» et d’ajouter même, que «le prince Al-Nahyan pourra mettre dans la balance la reprise des investissements émiratis, notamment le grandiose projet immobilier Portes de La Méditerranée, qui encombre les tiroirs de Sama Dubaï depuis 2007». Emboitant le pas à cette cabale, nationale mais non officielle, contre le Qatar, des sources médiatiques locales diverses évoquent même la possibilité d’assouplir les conditions de voyage des Tunisiens aux Emirats.

  • Ennahdha aussi mal-aimée que le Qatar

Force est de rappeler que le Qatar n’a jamais eu bonne presse en Tunisie depuis la révolution, à cause notamment de certaines activités journalistiques de sa chaîne Al Jazeera et de son soutien à Ennahdha, depuis sa participation à la Troïka. L’appui que Qatar ne ménage pas aux «frères Musulmans» dont est issu Ennahdha, n’arrangera pas son image malgré ses aides à coups de milliards, regardées comme un soutien financier à Ennahdha, le parti islamiste qui fait peur à toute la Tunisie.

Sous Moncef Marzouki et la Troïka, le Qatar promettait, en avril 2012, un prêt de 1 milliard USD et 20 mille emplois. La même année, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Al Mouallim révélait au journal britannique “The Independent”, que l’Emir du Qatar Hamad Ben Khalifa Al Tahni avait remis au leader du parti islamiste Ennahdha Rached Ghannouchi le montant de 150 MUSD pour le financement de sa campagne électorale lors des élections organisées en Tunisie.

Ennahdha avait bien sûr démenti. Elle ne le fera jamais pour l’excellence de ses relations avec le Qatar qu’elle défendait, dans un communiqué de presse en 2013. Ennahdha au pouvoir, le Qatar accorde une aide financière à la Tunisie de l’ordre de 1,250 milliard de dollars pour soutenir son développement économique. C’était à l’occasion de la Conférence Internationale « Tunisia 2020 ».

1er investisseur arabe en Tunisie (Classement de l’Organisme Arabe de Garantie des Investissements et de Crédit à l’Exportation pour les 10 premiers de l’année 2015), le Qatar est suivi par les Emirats Arabes Unis. C’est dire la position de la Tunisie dans ce «Qatar-Gate» et son dernier choix diplomatique d’appeler à la conciliation face aux appels saoudiens de rompre les relations avec Doha.

Mais c’est tout cela qui résume aussi la position du citoyen tunisien lambda qui n’aime pas Ennahdha, un parti qui n’oublie pas ses convictions islamistes et qui cache bien ses desseins et ses ambitions, puisse-t-il attendre des décennies pour les réaliser et qui pactiserait avec le diable pour y arriver.

Ce même citoyen lambda n’a pas plus confiance en Qatar qu’en l’Arabie Saoudite wahhabite, sans pour autant aller jusqu’à rompre ses relations avec l’un de ses pays. Il ne verrait pourtant pas d’un mauvais œil que cette crise purge le GUN des ministres d’Ennahdha.

Rappelons par ailleurs que le même journal français en ligne avait déjà évoqué un possible départ de Chahed après le mois du Ramadan. Une information qui avait alors fait rire les proches conseillers du chef du gouvernement tunisien, Mehdi Ben Gharbia et Iyed Dahmani qui en parlaient chez Africanmanager. Le site français annonce ainsi que Youssef Chahed ne partira pas après Ramadan et explique ce rétropédalage de BCE (Béji Caïed Essebssi) par le fait que Youssef Chahed a «lancé une très populaire opération mains propres contre la corruption et la contrebande».

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Ennahdha et Nidaa Tounes ont convenu, mardi soir, à l’issue de la réunion des bureaux de leurs groupes parlementaires, de former un comité de coordination en vue de rapprocher les vues entre les deux partis.
Selon Mongi Harbaoui, député de Nidaa Tounes, ce comité aura pour mission de renforcer le consensus entre les députés des deux partis dans le but de préserver la stabilité dans le pays”.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Harbaoui a indiqué que la réunion a porté sur l’examen de l’action parlementaire outre le projet de loi sur la réconciliation économique et financière.
La réunion, présidée conjointement par le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, et le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïed Essebsi a, également, planché sur la question des élections municipales.
A ce sujet, les deux partis se sont dits attachés à la date du 17 décembre 2017 pour l’organisation du scrutin municipal.

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Le Conseil de la Choura du mouvement Ennahdha a appelé “les parties arabes en conflit” à faire prévaloir leurs intérêts communs et à régler leurs différends par le dialogue et les moyens diplomatiques.
Dans une déclaration publiée à l’issue de sa réunion durant le week end, le conseil se dit préoccupé par la dégradation des relations interarabes au cours de la dernière période et leurs conséquences possibles sur les pays de la région et leurs peuples.
Par ailleurs le Conseil de la Choura s’est focalisé sur la situation générale dans le pays en particulier dans les domaines social, économique et sécuritaire.
Les préparatifs du mouvement pour les élections locales étaient, également, au programme.
La motion organisant le travail des conseils régionaux de la Choura, a été adoptée au cours de la réunion.
Sur un autre plan, le Conseil a fermement condamné l’assassinat de Khelifa Soltani, le frère de Mabrouk Soltani, jeune berger de 16 ans décapité mi-novembre 2015 par des terroristes retranchés au mont Mghilla à Sidi Bouzid.
Il a salué les pas franchis par le gouvernement d’union nationale dans sa lutte contre la corruption. Selon le Conseil, la corruption a atteint un stade lui permettant de constituer une menace pour l’Etat et d’entraver la réforme et le développement.
Et d’ajouter que le succès de cette action dépendra de son degré de transparence ainsi que de sa pérennité, son caractère global et le respect des lois en vigueur de manière à renforcer la confiance des Tunisiens en cette initiative.
La Choura a exprimé son inquiétude face aux mouvements sociaux qui ont éclaté dans plusieurs régions et qui selon le parti, ne sont autres que la conséquence objective des politiques de développement qui ont échoué dans la création d’une dynamique d’emploi.
Le mouvement estime que les mesures exceptionnelles annoncées par le gouvernement doivent être mises en œuvre d’urgence, insistant sur le dialogue et les négociations pacifiques pour résoudre les problèmes.

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Séisme diplomatique, c’est peut-être peu dire. La mise au ban de l’Etat du Qatar par l’Arabie, saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et Bahreïn a tout pour bouleverser de fond en comble la donne non seulement dans le Golfe, mais aussi dans toute la région du Moyen-Orient. En rompant leurs relations avec Doha, ces quatre pays signent une nouvelle étape, une révolution copernicienne dans la configuration géopolitique d’une zone où s’enchevêtrent les intérêts de maintes puissances, et non des moindres, et où l’Iran s’active à y avoir son empreinte.

Officiellement, Qatar est accusé de soutenir et de financer le terrorisme, mais fait plus grave, de s’accommoder de l’Iran, et même de le défendre face à son pire ennemi, l’Arabie Saoudite et l’allié de cette dernière, les Etats-Unis. Des griefs qui ont suscité la fureur de Doha accusant à son tour ses voisins du Golfe de vouloir le mettre «sous tutelle» et de l’étouffer économiquement.

A Tunis comme ailleurs, la surprise a été totale. D’autant qui rien ne donnait à penser que la riposte de Ryadh et de ses alliés serait si rapide et si foudroyante, même si on soupçonnait les uns et les autres de vouloir en découdre. La Tunisie tient à observer dans ce conflit une stricte retenue, gardant des relations généralement bonnes de ce côté-ci comme de l’autre. Les partis politiques majeurs ne se sont pas exprimés sur la question, surtout Ennahdha dont personne n’ignore les accointances avec l’Etat de Qatar, principal soutien des Frères musulmans en Egypte et ailleurs. Le seul , pour l’heure, à avoir eu un position tranchée sur la rupture des relations diplomatiques entre trois pays du Golfe et l’Egypte, d’une part, et Qatar, d’autre part, est l’ex président de la République, Moncef Marzouki, qui parle de « chantage et d’intention de faire plier nos frères qataris » , pour affirmer qu’il s’agit d’une « autre bataille , mais pas la dernière, dans le feuilleton dans la lutte pour l’affranchissement vis-à-vis de la tyrannie, de la corruption et de l’asservissement dans la région et dans tout le monde arabe ».

La main de Trump !

Nombreux sont les observateurs qui fait le rapprochement entre la, décision de rupture des relations diplomatiques et la visite du président américain Donald Trump en Arabie saoudite couronnée par la signature d’un accord sur « une vision stratégique » pour renforcer les relations économiques et de défense entre les deux pays. Trump avait pris sur lui d’appeler à « chasser » les extrémistes et « les terroristes », demandant aussi demandé à la communauté internationale « d’isoler » l’Iran. Le Qatar s’est plaint d’être victime d’une campagne hostile, notamment aux États-Unis, concernant son soutien présumé aux groupes islamistes.

Ce lundi 5 juin, c’est le secrétaire d’État américain Rex Tillerson qui s’est chargé de réagir à ce séisme diplomatique. « Il est important que ces pays restent unis ». Un commentaire timide. Mais d’après le Washington Post, la politique de Donald Trump dans la péninsule arabique peut avoir joué sur les relations internes au Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe plusieurs monarchies pétrolières sunnites, dont celles impliquées dans la rupture diplomatique de lundi. Tandis que l’administration Obama considérait ce groupe comme un bloc, Donald Trump a vu l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis comme les “deux piliers de son approche sur la région”, écrit le journal, ce qui a pu favoriser l’explosion du rapport de forces interne.

Balkanisation rampante

En termes de géostratégie politique, on voit dans cette rupture diplomatique la marque d’une nouvelle étape dans la balkanisation du monde arabe. Le spécialiste de géopolitique et auteur de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient, Frédéric Encel, constate que le monde arabe n’en finit plus de se morceler et de se balkaniser. Cela a commencé avec la Somalie, puis le Soudan, l’Irak, la Syrie, jusqu’au Yémen et aux Comores… Il y a un effondrement soit économique, soit politique, soit géopolitique et militaire, soit les trois, avec une division profonde au sein de la Ligue des 22 Etats Arabes.

Il s’agit là d’une nouvelle étape. Elle est grave, explique-t-il parce qu’au fond, le dernier pôle géopolitique arabe à disposer encore d’un véritable levier de puissance avec les hydrocarbures, et à entretenir une vraie unité, c’est le Conseil de Coopération du Golfe. Et il est en train d’éclater. « C’est une nouvelle illustration de l’effondrement géopolitique du monde arabe, dont la traduction la plus éclatante en Syrie est le parrainage des négociations entre la Russie, la Turquie et l’Iran. Il n’y a pas un Etat arabe ».

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Dans un communiqué rendu public mercredi 24 mai 2017, le mouvement Ennahdha affirme son soutien aux efforts menés par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la corruption, qui demeure l’une des principales revendications de la Révolution, du gouvernement d’union nationale et de l’Accord de Carthage.

Le parti a, dans ce contexte, appelé à fournir tous les moyens nécessaires – administratifs, judiciaires et sécuritaires – aux appareils de l’Etat et de les renforcer par des initiatives législatives afin de réussir la campagne nationale contre la corruption.

Toutefois le mouvement a déclaré que la campagne de lutte contre la corruption devra se faire dans le respect de la Constitution, des lois et des droits de l’homme.

Le parti islamiste incite et encourage tous les acteurs politiques et sociaux à soutenir les efforts du gouvernement afin de poursuivre cette campagne jusqu’au bout et faire en sorte qu’elle ne soit ni contextuelle, ni sélective. Et de dire sa confiance en la capacité de l’Etat de relever le défi de la lutte contre la corruption, lit-on dans ledit communiqué.

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Le président du bloc parlementaire du mouvement Ennahdha, Nourredine Bhiri, a déclaré ce vendredi 19 mai 2017 sur les ondes de Shems fm que «son parti a quitté le pouvoir pour ne pas ressembler à Bachar Al Assad, qui a massacré la moitié des Syriens pour rester au pouvoir.»

Et d’ajouter : «Nous avons quitté le pouvoir pour le bien et l’intérêt du pays. Le scénario syrien aurait pu se reproduire en Tunisie si Ennahdha s’était cramponné. Notre but est de réussir la transition démocratique», a-t-il affirmé.

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C’est ce que nous remarquons dans un grand nombre de commentaires reçus sur les articles évoquant le nom du parti ou celui du leader du parti Ennahdha.

Des profils fictifs parcourent le web et interviennent pour louanger l’image du Cheikh là où son nom est mentionné :

Le “cyber-soldat” se crée généralement une ou des identités en empruntant un ou plusieurs éléments d’une identité existante sur le web. Voici un exemple :

Le profil ci-dessus, créé la veille de la rédaction de cet article, utilise la photo d’une marocaine qui porte le même prénom mais pas le même nom de famille. Voici le profil d’origine sur Linkedin :

Certains points communs entre ces faux profils ne peuvent passer inaperçus. Plusieurs de ces profils ont rejoint une université en février. Pure coïncidence ?

Et leurs commentaires reprennent parfois le même texte :

Souvent, plusieurs commentaires sous des pseudonymes et adresses e-mail différents proviennent de la même adresse IP :

Les liens entre ces faux profils se font très multiples et compliqués, et nous ne pouvons pas les lister tous, mais nous nous contenterons de dire qu’ils choisissent souvent des photos de dames bien maquillées et bien coiffées, qu’ils ne sont pas ou sont peu actifs sur Facebook, qu’ils sont souvent amis sur le réseau social, et qu’ils s’organisent pour partager pour bombarder les articles cibles de commentaires défendant le Cheikh et son parti “islamiste”.

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La séance d’audition du ministre de la Défense, Farhat Horchani par la commission de sécurité et de défense à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a démarré ce mercredi 17 mai 2017 à la chambre des conseillers.

Selon les données rapportées par Mosaïque fm, seul le président de la commission et cinq membres dont quatre du mouvement Ennahdha y sont présents. La séance devait examiner la décision du président de la République relative au déploiement de l’Armée Nationale sur les sites de production et des champs pétroliers.

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La Tunisie qui a réussi sa transition politique à travers la promulgation de la Constitution et l’avancement sur la voie de l’édification des institutions constitutionnelles, n’en est pas moins dans une situation confuse au niveau de la transition économique et le processus de développement, a déclaré dimanche le député d’Ennahdha Habib Khedher.
Face aux défis spécifiques auxquels est confrontée la transition économique, il est impératif que toutes les parties se mettent d’accord sur la nécessité de surmonter cette conjoncture économique difficile dans l’intérêt du pays, a insisté le député qui présidait ce dimanche le congrès régional d’Ennahdha à Zaghouan.
Sur un autre plan, Habib Khedher a indiqué qu’Ennahdha a entamé le renouvellement de ses structures locales et régionales et la révision de certains documents référentiels du mouvement depuis son 10e congrès.
Le démarrage à partir d’aujourd’hui de l’opération de renouvellement des bureaux régionaux d’Ennahdha aura un impact sur les prochaines élections municipales, a-t-il assuré.
Les membres des bureaux locaux ont élu à cette occasion les deux tiers des membres du conseil régional de la Choura.

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Le projet de loi sur la réconciliation économique et financière est fin prêt. Il devrait être enfin, après avoir subi plusieurs modifications et ajustements, examiné par la commission de la législation de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), pour une approbation finale en plénière. Mais la surprise est là ! La loi sur la réconciliation économique et financière a été fortement contestée, non seulement par les membres de la commission qui en a la charge, mais aussi par les différents partis politiques, et même, ô surprise, par le mouvement Ennahdha qui s’était pourtant engagé à le voter, presque les yeux fermés. Bref, ce projet de loi est accusé, à tort ou à raison, de vouloir saper les fondements de la justice transitionnelle, longtemps désirée par une frange des citoyens tunisiens. En tout cas c’est l’avis de la société civile, de certains partis politiques et même de certains experts en fiscalité.

Mohamed Salah Ayari, universitaire, expert fiscaliste et membre du parti Al Joumhouri, a assuré que le rejet du projet relatif à la réconciliation économique s’explique par trois principales raisons. Dans une interview accordée ce mercredi 3 mai 2017 à Africanmnager, il a indiqué, en premier, que les dispositions prévues par le projet de la loi sur la réconciliation économique sont contraires à la Constitution et plus précisément l’article 148 paragraphe 9, lequel stipule que dans le cadre de la justice transitionnelle, on ne doit pas évoquer le principe de la prescription. De même, les personnes concernées ne peuvent pas aussi évoquer ce principe…

Comme deuxième raison, le fiscaliste a tenu à préciser que le projet de loi prévoit que les personnes intéressées ne font plus l’objet d’une opération de vérification fiscale, alors que les entreprises qui n’ont pas commis de délits graves ou qui n’ont pas confisqué les biens d’autrui demeurent toujours régies par la législation fiscale en vigueur, laquelle permet la vérification fiscale de toute entreprise selon des critères bien déterminés. “Alors comment donner un privilège sur le plan fiscal aux personnes qui n’ont pas respecté les lois en vigueur ou qui ont profité de leur proximité avec les pouvoirs publics pour bénéficier à tort de certains privilèges spécifiques“, s’est-il exclamé.

Tertio, et toujours selon ses déclarations, la pénalité de retard qui a été fixée à 5% des sommes qui seront déclarées par les personnes concernées par la réconciliation économique demeure inférieure à la pénalité de retard applicable par les services de contrôle fiscal suite à une vérification ordinaire et peut atteindre 15% par an. “Ainsi, on constate une injustice flagrante entre les personnes qui ont pillé les richesses du pays par rapport aux entreprises économiques, pour lesquelles on peut constater certaines insuffisances dans le cadre d’une opération fiscale classique“, a-t-il ajouté.

Il est à rappeler à ce propos que 7 partis politiques – Al-Joumhouri, Al-Massar, le Front populaire, le Courant démocrate, Ettakatol, le mouvement Echaab et l’Alliance démocratique – ont formé une coalition pour s’opposer à ce projet de loi.
La Commission parlementaire de la législation générale avait auditionné, mercredi dernier, le directeur du cabinet du président de la République, Slim Azzabi, sur le projet de loi organique relatif à la réconciliation économique et financière.
Ce projet de loi suscite depuis sa proposition par la Présidence de la République, en juillet 2015, une grosse polémique.
Une marche de protestation a été organisée, samedi dernier, à l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis, contre le projet de loi sur la réconciliation économique et financière. Les participants ont réaffirmé leur opposition catégorique au projet de loi sur la réconciliation lequel, ont-ils dit, constitue une violation de la Constitution, de la loi sur la justice transitionnelle et du processus d’établissement de la vérité.

Des organisations et associations de la société civile ont également appelé au retrait immédiat et définitif de ce projet de loi, estimant qu’il s’agit d’une menace pour le processus de transition démocratique en Tunisie et les principes de justice et d’équité.
Ils ont également réitéré leur rejet du projet de loi organique lequel, estiment-ils, « va à l’encontre des principes fondamentaux de la justice transitionnelle inscrits dans l’alinéa 9 de l’article 148 de la Constitution et au droit à la vérité et à la lutte contre l’impunité ».

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L’ancien ministre de l’Éducation, Nèji Jalloul a considéré que Nidaa Tounes est fini et qu’il n’a plus de dirigeants. « Aujourd’hui, Nidaa Tounes existe sur le papier seulement.», a-t-il estimé.

Il a par ailleurs ajouté, dans une interview accordée, ce mercredi 3 mai 2017, au journal “Akhbar El Joumhouria”, qu’après les élections, et à cause de la guerre des positions, Nidaa Tounes a explosé et est devenu un corps sans vie.

Il est à rappeler à ce propos que le chef du gouvernement, Youssef Chahed avait récemment limogé deux ministres à savoir celui des finances, Lamia Zribi et de l’Éducation, Néji Jalloul.

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Le vice-président du mouvement Ennahdha, Ali Laârayedh a déclaré, lors d’une conférence de presse tenue, mardi 2 mai 2017 à Tunis, que le chef du gouvernement, Youssef Chahed avait déjà informé son parti du limogeage des ministres de l’Éducation et des Finances, Néji Jalloul et Lamia Zribi.

Il a par ailleurs ajouté que des négociations sont en cours pour désigner les nouveaux successeurs des deux ministres limogés.

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organisations nationales se sont associées à quelques petits partis issus de la mouvance des ceux qui n’ont remporté qu’un seul siège ou même zéro virgule quelque chose à l’issue des élections, pour apporter leur appui à des mouvements sociaux qui n’ont d’autre objectif que de faire tomber le GUN en allumant une guerre du pétrole.

En effet, ce sont l’Utica de Wided Bouchammaoui, la Conect de Tarak Cherif, l’UGTT de Noureddine Taboubi, l’Utap d’Abdelmajid Zar qui signent un communiqué avec Ennahdha de Rached Ghannouchi, le «Mouvement du peuple» de Zouheir Maghzaoui, le Parti du Travail de Ali Romdhane, le Takattol de Mustapha Ben Jaafar et le Joumhouri d’Issam Chebbi.

A regarder ce pot-pourri, politiquement hétéroclite et économiquement antagoniste, on se demanderait comment il a pu s’imbriquer dans cette mosaïque et à quelle fin. Ce sont, en effet, quatre organisations patronales, donc économiquement de Droite. Des hommes d’affaires, dans l’industrie, le commerce et l’agriculture. A côté d’eux, c’est le «marteau et la faucille de deux partis de Gauche et même de l’extrême Gauche qui croient encore dans une résurrection du Trotskisme, un parti qui se dit républicain et un parti socio-démocrate.

  • Les «Révoltés du Bounty » du désert tunisien

Tous apportent leur soutien inconditionnel à des actes de bandits de grands chemins, qui s’en vont en grosses voitures 4×4, parfois flambant neufs, logés dans des grandes tentes et nourris au couscous à l’agneau, couper la route aux camions de transport des hydrocarbures produits dans les puits pétroliers du Sud tunisien.

Zéro-virgule, ce sont tous ces petits partis dont la participation aux dernières législatives de 2014 ne s’est soldée que par un peu plus de zéro en pourcentage des voix. Des partis qui ne voient des récents et continus mouvements de contestation dans les régions du Sud, des contrées vivant presqu’exclusivement de contrebande de toutes sortes et de commerce parallèle qui s’étend jusqu’à la capitale tunisienne, qu’un cheval de Troie pour revenir en politique.

Les hypocrites, ce sont des partis comme Ennahdha qui, officiellement, soutient le GUN, mais affirme avec une langue fourchue que les demandes des «révoltés du Bounty» du désert sont légitimes. Cela, tout en sachant, car au sein du GUN, que le «Développement» (demande brandie par les révoltés) est d’abord une affaire de temps dans une économie mise à genoux par la révolution et ensuite une affaire de sous. Or, de ces derniers, le parti islamique n’a laissé que très peu après les indemnisations servies à ses adhérents et à d’autres qui se sont révélés être réellement des terroristes qui ont empoché les sous et ont repris les chemins de la guerre contre l’Etat tunisien. A fin 2011, par exemple, il y avait plus de 3 Milliards DT dans les caisses de l’Etat que le Troïka a dilapidés en 3 ans. Ennahdha, un parti qui, politiquement, mange avec le loup et crie avec le berger.

Les hypocrites, ce sont aussi ces organisations nationales qui crient à Tunis leur soutien au GUN issu du Pacte de Carthage qu’ils ont signé et qui laissent leurs bureaux régionaux s’en prendre aussi ouvertement au GUN (Gouvernement d’Union Nationale), qui tente de sauvegarder les biens de l’Etat (le pétrole en l’occurrence).

  • Un peuple qui se croit spolié et un gouvernement sans abri

Un gouvernement qui tente aussi de faire bonne figure face à des créanciers et des bailleurs de fonds qui connaissent la réalité de la corruption qui ronge leur pays et le refus de beaucoup de ses cols blancs de payer l’impôt.

Un GUN enfin qui tente avec force acrobaties de se donner les moyens financiers d’apporter les soins à une économie où, par exemple, certains patrons ont une main dans sa destruction par l’économie informelle dont ils font une 2ème source de subsides.

Les insurgés, ce sont tous ces partis politiques qui n’ont pas assez de poids au sein de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) pour imposer leur vision d’une Gauche qui prend claque sur claque dans les démocraties occidentales et qui ne persiste que dans leurs rêves d’une autre révolution, cette fois des orties.

Ce sont tous ceux-là qui se liguent désormais contre un gouvernement sans-abri. Ses membres, choisis et votés un à un par un Parlement qui est la véritable instance gouvernante dans un système semi-parlementaire où rien ne se décide pour l’Exécutif sans son vote, ne faisant rien pour le soutenir, ni pour activer ses réformes, un Parlement d’un niveau politique aussi déplorable que les partis dont il est issu. Une ARP donc derrière laquelle le GUN ne peut se retrancher pour mener à bien sa mission. Un gouvernement aussi et enfin qui n’a de soutien que les communiqués hypocrites des partis qui s’en revendiquent.

Tous regardent les fauteuils de l’Etat, comme on regarderait un gâteau qu’ils mangeraient même s’il était fait des armoiries de la République. Tous n’ont d’yeux que pour le pouvoir et chacun s’y verrait bien, même si, pour ce faire, il fallait tout détruire. Ajoutez-y un peuple qui se croit assis sur un gigantesque gisement de pétrole, avec à côté des mines d’or et dont chaque membre voudrait sa part, avec un regard de dédain au travail et au labeur. Un peuple à qui les zéros-virgule ont, pendant 7 ans, fait croire qu’il a été spolié de ses richesses, alors qu’il n’avait pour richesse que ses ressources humaines et son labeur.

On comprendrait presque que ce gouvernement jette l’éponge. On est pourtant tous convaincus qu’il reste actuellement, avec et malgré toutes ses faiblesses, la seule planche de salut !

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Nous sommes incapables de dire si les rumeurs de démission ont été lâchées à dessein par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, pour lancer un appel à l’aide face à ce que tous les observateurs, même les moins avisés, ont constaté : Chahed est désespérément seul face aux soubresauts d’une jeunesse exigeante et qui n’a pas conscience des limites des caisses publiques. Mais il n’est pas certain que son intervention d’hier dimanche 16 avril 2017 à la télévision nationale ait mis du plomb dans la tête des protestataires, manifestement ce ne sera pas le cas non plus pour les partis politiques qui l’ont adoubé, à en croire l’étrange communiqué d’Ennahdha ce lundi 17 avril 2017 après la sortie de Chahed.

Quand Chahed a convoqué les signataires du Pacte de Carthage, récemment, c’était certes pour faire le point sur les réalisations de son équipe 6 mois après son intronisation, mais c’était surtout pour que chacune des parties renouvelle son engagement à naviguer à ses côtés. En d’autres mots à le soutenir, fermement et publiquement. Raté puisqu’après cette grand-messe, chacun est retourné à ses occupations, dont la plus saillante, pour les partis politiques, est l’étripage mutuel et le pugilat dans les médias, très loin des intérêts suprêmes de la nation et des citoyens. Après le bruit sur la démission de Chahed, le démenti formel de sa garde rapprochée et le constat de la solitude de l’occupant de la Kasbah, exactement comme l’avait été son prédécesseur, Habib Essid, on avait cru que les soutiens officiels de Chahed – Nidaa Tounes et Ennahdha en premier – allaient se ressaisir et se ranger résolument et sincèrement derrière leur poulain. Mais quand le mouvement de Rached Ghannouchi dit dans son texte qu’il “comprend ces revendications et ces protestations et considère qu’il s’agit des acquis de la Révolution, de la dignité qui inciteront le gouvernement et les partis politiques à soutenir les régions et les catégories qui n’ont pas bénéficié du développement”, on se dit qu’on est loin du soutien franc et massif.

Un ami de Chahed qui ne lui veut pas que du bien

Encore plus déboussolant pour ce pays, qui manque déjà de cap clair et encore plus usant pour les nerfs de Chahed, il y a cet exemple frappant du double discours, dans le même communiqué : “le mouvement Ennahdha réitère sa compréhension pour ces protestations” mais “appelle les citoyens à préserver cet acquis à travers le respect de la loi et les activités de l’institution publique”. Comme exemple de clarté il y a mieux ! Voilà une phraséologie qui ne fait que brouiller les cartes et le message dans la tête des jeunes. Cela n’aide en rien le travail de Chahed. Idem quand le texte dit : “Nous incitons le gouvernement à réagir d’une manière positive concernant les revendications des protestataires, ce qui permettra de trouver des solutions concrètes”, alors que Chahed s’est échiné à marteler qu’il n’avait pas une baguette magique et que les ressources de l’Etat était limitées…

Et que dire de la théorie du complot, qui déjà fait beaucoup de dégâts sur la place publique, avec ces déballages explosifs tous les jours dans les médias, sans jamais, et c’est la loi du genre, désigner nommément les coupables. “Le mouvement Ennahdha a remarqué ces derniers temps qu’il y a une tentative visant à affecter le climat de consensus politique que connait notre pays et ce depuis la réunion de Paris entre Beji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi. Ce consensus a protégé notre pays et son expérience démocratique contre une guerre civile et un renversement du pouvoir, comme cela s’est passé dans un pays frère”. Le pays frère c’est l’Egypte, pays dont d’ailleurs les milieux financiers disent le plus grand bien en ce moment et qui emprunte sur le marché de la dette très facilement, ce à quoi ne peut pas prétendre la Tunisie. Mais le plus grave, c’est de souffler sur les braises et d’entretenir l’idée qu’il y a des complotistes partout, tapis dans l’ombre. En procédant ainsi, on explose le peu de vernis de cohésion nationale qu’il y a et on sème la méfiance mutuelle dans la tête des citoyens. Très corrosif pour le travail de rassemblement des Tunisiens, vers un même idéal.

Au secours, la théorie du complot revient!

“Ceux qui visent la politique de consensus ce sont des parties qui ont divers agendas politiques mais ils ont le même objectif. Certains d’entre eux n’ont ni des solutions, ni des suggestions, ils veulent juste profiter des situations difficiles dans le pays, notamment dans certaines régions”. Mais qui précisément ? Là, encore une fois, Ennahdha en a trop dit, ou pas assez. Si des dossiers bien ficelés, des informations crédibles existent, alors il faut les transmettre illico à la justice, à défaut de les exposer sur la place publique. Cela rendrait un grand service à Chahed et au pays. C’est ça ou alors on se tait. Mais on ne lâche pas des propos incendiaires de ce type sans aller au bout de sa démarche. C’est proprement irresponsable et archi dangereux. Mais en Tunisie tout passe en ce moment, hélas, les citoyens étant anesthésiés par toutes les tuiles qui leur tombent sur la tête au quotidien, du fait notamment d’une classe politique en-dessous de ce qu’on attend d’elle…

Quand le mouvement Ennahdha déclare, dans le même communiqué, “qu’il œuvre davantage afin de protéger le pays contre le terrorisme, le crime, pour le renforcement des réformes, la tenue des élections municipales dans les délais qui ont été fixés” et qu’il lance “des initiatives afin de réaliser les attentes du peuple au niveau du développement, de l’emploi, de la santé, de l’enseignement”, on peut être sûr qu’on tient là un des axes des campagnes pour les prochaines échéances électorales. Mais en fait, à la décharge d’Ennahdha, Nidaa Tounes aurait très bien pu pondre cet argument, comme beaucoup d’autres points de cet étrange communiqué qui souffle le chaud et le froid. Et c’est justement ça le drame de la Tunisie actuellement : Les partis politiques, au pouvoir comme ceux qui aspirent à y être, ont chacun un agenda qui est souvent très loin des besoins et demandes des citoyens, guettant le faux pas fatal de Chahed pour se placer. Ce dernier devra, très certainement, sortir du bois prochainement pour une autre explication de texte. Et surtout poser des actes qui indiquent clairement la cap. Ce qu’il a dit hier, et qu’il pensait sans doute, on peut lui en faire crédit, ne sera en rien suffisant pour ramener tout ce beau monde à la raison…

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Il est vrai que le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) présidé par Youssef Chahed, piétine depuis quelques mois. Il est tout aussi vrai que ce même gouvernement n’arrive toujours pas à trouver la recette miracle pour guérir tout un pays du mal qui ronge société, politiciens et économie, depuis bientôt sept ans. Pour cela, le GUN qui est depuis quelques temps miné surtout par sa communication, est critiqué, à juste titre faut-il le rappeler, de toutes parts.

Force est pourtant de constater que ses solutions «urgentes» pour les maux du pays ne plaident pas pour lui, même s’il est indéniable que la Tunisie de Youssef Chahed n’a pas les moyens de la politique qu’on lui demande sous la pression de la rue.

C’est en effet une lapalissade que de dire que le GUN a réellement hérité d’une économie délabrée, presque partie à la dérive, d’une classe politique qui n’a de yeux que pour le pouvoir, quels que soient les moyens d’y parvenir, en même temps que d’une population devenue ingouvernable. Un peuple d’inconscients qui ne fait toujours pas la différence entre l’important et l’urgent et où tout un chacun se permet de défier l’autorité de l’Etat avec une impunité assumée.

Une population qui, à l’instar des grévistes de l’aéroport d’Enfidha, et de ceux de la câblerie du Kef où tout est parti d’un machine que l’employeur voulait redéployer dans un autre site à Hammamet ou enfin l’exemple de Tataouine où les syndicats ont jeté l’huile des licenciés de Winstar sur le feu du mouvement populaire qui secouait déjà la région, ne recule pas devant la mise en danger de tout un pan de l’économie pour des demandes pécuniaires.

Une population aussi, de son propre chef ou poussée par des forces «occultes» qui ont toujours veillé, depuis 2014, à maintenir vifs les feux du brasier social, qui se livre volontiers en marionnette à des forces que tout le monde semble connaître et que personne ne s’aventure à dénoncer et encore moins à arrêter. La succession de tous ces mouvements, dans le temps et dans l’espace, mais aussi sous la pression d’un parti ou d’une organisation, est pour le moins louche. On croirait presque à la théorie du complot évoquée par cet ancien conseiller de Trump, Walid Phares, malgré ses clarifications !

Chahed, en fonction depuis le 27 août 2016, avait pris, faut-il encore le rappeler, les rênes d’un pays dont les caisses étaient presque vides et obligées de s’endetter en cascade pour payer des salaires en augmentations continues. Une économie dont le tourisme et le phosphate qui sont les deux mamelles nourrices des caisses, étaient à l’arrêt. Mais aussi une administration agonisante, des travailleurs plus enclins à la revendication salariale qu’au travail et au labeur, un chômage [réel et qualitatif] en hausse, un marché parallèle et une contrebande qui s’installent en véritable modèle économique, et des équilibres macroéconomiques vacillants jusqu’à mettre en danger toute l’économie désormais en total déséquilibre. Une situation qu’il endosse désormais seul, et c’est louche !

De fait, le GUN de Youssef Chahed se retrouve contraint de traiter les urgences aux dépens des problèmes structurels, de gérer les crises au lieu de rebâtir l’entreprise Tunisie, de colmater les brèches au lieu de repenser l’avenir du pays, de son économie, de ses relations sociales et de la meilleure redistribution de ses richesses. Choisi pour gouverner, il gère le quotidien sans qu’on lui laisse parfois le temps de trouver une meilleure alternative à ce qu’il propose dans l’urgence. Ça aussi, c’est louche ! Pouvait-il faire autrement ? La réponse est NON. Voici pourquoi :

Chahed est, en effet, d’abord prisonnier d’un système de gouvernance où ses propres décisions ne pourront jamais être frappées du sceau de l’autorité de la chose décidée, ni immédiates. C’est en effet, l’ARP qui gouverne et Chahed qui gère. C’est ainsi que c’est aux Députés d’aller expliquer aux mécontents pourquoi l’ARP n’a pas su être à la hauteur de son rôle de véritable gestionnaire des affaires de l’Etat. C’est pourtant Chahed qui va au casse-pipe.

Il est aussi exilé dans une coalition politique, virtuellement à son appui mais réellement en proie à ses propres fissures et à ses propres ambitions qui sont loin d’être celles de la grande masse de la population. C’est ainsi, normalement, aux ministres d’Ennahdha et de Nidaa, et à eux seuls, d’aller expliquer aux mécontents du Sud et d’ailleurs pourquoi ils n’ont pas pu créer plus d’emplois et plus d’entreprises créatrices de richesses.

Enfin, comment expliquer qu’un parti membre de la coalition au pouvoir s’érige en défenseur de ceux qui sont contre ce même gouvernement dont il fait partie ? Ennahdha ne dit les choses qu’à moitié, fidèle à sa langue politique fourchue. Dans son communiqué publié à la suite des derniers évènements de Tataouine, elle se dit aux côtés du gouvernement. Avec le même laxisme politicien, elle dit aussi qu’elle comprend les revendications des protestataires contre la politique du gouvernement où elle détient quatre ministères clés (pour 3 ministres sans compter «l’indépendant» de l’enseignement supérieur), à savoir l’emploi, le commerce, l’industrie et les TIC. Des ministères qui sont pourtant primordiaux en matière de lutte contre le chômage, de création d’emploi et d’entreprises, seules créatrices de richesses ! Un simple bilan de ces 3 ministres, en matière de création d’emplois et d’entreprise, en dirait assez long sur l’immobilisme malgré les gesticulations. Cela est louche aussi !

Ensuite, Nidaa Tounes qui a déjà critiqué Chahed dans les fameuses fuites de mars dernier. Comme Ennahdha, Nidaa assure être aux côtés du chef de gouvernement que Béji Caïed Essebssi a choisi, au nom de Nidaa. Cela ne l’a pas empêché, comme Ennahdha, de dire qu’il comprend les protestataires et de qualifier leurs revendications de légitimes. Ça aussi c’est louche !

Nidaa et Ennahdha sont à l’intérieur de la machine du gouvernement, connaissent les limites de ses moyens et les obstacles à son action. Légitimer l’agitation populaire, alors qu’aucun d’eux ne l’a jamais dénoncée, n’est-il pas enfin un choix prémédité d’une position politicienne qui est contre le GUN ? Cette position est-elle spontanée ? On en doute ! Est-elle sans conséquence ? Nous ne le croyons pas ! Est-elle la suite logique des acerbes critiques formulées à l’encontre de Chahed et son équipe lors de la réunion objet de fuites de mars ? C’est ce qui semble être le cas ! Ennahdha a-t-elle un rôle dans tout cela ? Sa position donnant une légitimité aux protestataires de Tataouine et d’ailleurs, ne la met en tout cas pas à l’abri des soupçons. Tout cela est louche. Qu’en dira le chef du gouvernement ce soir à la télévision ?

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De l’interview du secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, accordée au journal arabophone “Al Maghreb” et publiée ce samedi 08 avril 2017, on retiendra surtout ces tirs en direction du chef du gouvernement, Youssef Chahed et des deux partis à la tête du pays, Nidaa Tounes et Ennahdha. En effet Taboubi a frappé fort en déclarant qu’il ne faut pas attendre de Chahed qu’il aille plus loin dans la lutte contre le fléau de la corruption tant que ces deux partis lui souffleront dans les oreilles et orienteront ses actions.

Là Taboubi en a trop dit… ou pas assez ! Que sait-il exactement au sujet de l’influence néfaste des troupes de Hafedh Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi ? A-t-il des dossiers ? Si oui pourquoi il ne déballe pas plus de détails ? Encore des accusations en suspens qui vont polluer la tête des citoyens, sans les réponses qui vont avec, et encore moins des réponses judiciaires, exactement comme après les sorties fracassantes du président de l’INLUCC, Chawki Tabib, de l’ex-ministre de la Fonction publique, Abid Briki, l’ex-dirigeant de Nidaa Tounes Lazhar Akremi, etc.

Ce qu’on sait, à l’heure où on écrit ces lignes, c’est que les propos de Taboubi ne cadrent pas du tout avec l’image lisse et feutrée que renvoie le nouveau patron de la centrale syndicale. Ou peut-être s’est-il résolu finalement à fendre l’armure pour répliquer à l’aile dure de l’UGTT qui le taxe de mollasson. En tout cas une chose est sûre : Après cette sortie, il sera plus difficile de faire gober à l’opinion publique une entente cordiale et une communauté de vues entre les signataires du Pacte de Carthage, dont l’UGTT fait partie, faut-il le rappeler…

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Safi Saïd a au moins un fan, et pas des moindres : Le président de l’Union patriotique libre (UPL), Slim Riahi. Dans un post publié le dimanche 02 avril 2017 dans la soirée, Riahi a qualifié Saïd de “patriote par excellence“. Ces fleurs ont sûrement quelque chose à voir avec la prestation de l’écrivain et journaliste dans l’émission “Liman Yajroo Fakat” (A celui qui ose seulement !), animée par Samir El Wafi et diffusée sur Al Hiwar Ettounsi les dimanches…

Ennahdha et Al Badil n’ont pas eu la même chance. Lors de l’ouverture de la réunion constitutive du Front du Salut et du Progrès, un peu plus tôt dans la journée, Riahi avait qualifié le parti de Rached Ghannouchi d’obscurantiste, piloté par “les principes religieux et le double discours”. Il est allé jusqu’à l’accuser d’être «responsable des actes terroristes perpétrés dans le pays”. Al Badil n’est pas mieux loti. Riahi a tiré copieusement sur le parti fondé par l’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomâa en qualifiant cette formation de «petit bureau d’études» et ses dirigeants «d’opportunistes». Il a également fustigé «cette manie des think tank pour faire de la politique, laquelle doit se pratiquer sur le terrain». Réplique cinglante à Jomâa qui lui-même avait taclé, sur Attessia TV le 31 mars 2017, toute la classe politique et l’exécutif en parlant d’une Tunisie sous la coupe de bandits et paralysée par la médiocrité. Quand on vous disait que les prochaines semaines allaient être mouvementées…

 

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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