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Le président du parti Afek Tounes, Yassine Brahim, a critiqué “la coalition stratégique” entre Nidaa Tounes et Ennahdha qui constitue “un grand danger” pour le pays.
Dans une vidéo postée sur sa page dans les réseaux sociaux, Yassine Brahim affirme que son parti “sera en concurrence” avec la coalition Nidaa Tounes-Ennahdha. “Afek Tounes, peut constituer une alternative” a-t-il lancé.
Yassine Brahim a rappelé que son parti avait proposé en 2016 la formation d’un large front parlementaire “pour affronter le mouvement Ennahdha après que Nidaa Tounes a commencé à montrer des signes de faiblesse. Cette proposition semble avoir dérangé Ennahdha qui l’a perçue comme une coalition contre la coalition“.

Dans des déclarations antérieures, le président du parti Afek Tounes a estimé que la coalition entre Nidaa Tounes et Ennahdha a “lourdement échoué“. Il a rappelé les opérations terroristes, les assassinats et les incidents de violence qui ont menacé la sécurité des Tunisiens et le processus démocratique durant la période de la Troïka et dont “les responsables n’ont pas rendu des comptes“.
Pourtant plus tôt dans la journée, la présidente du bloc parlementaire Afek Tounes et Appel des tunisiens à l’étranger, Lilia Younes Ksibi, a démenti l’intention de son parti de quitter la coalition gouvernementale.
Dans une déclaration à l’agence TAP, la députée a souligné l’attachement d’Afek Tounes à rester dans la coalition gouvernementale et à maintenir son soutien au gouvernement. Les parties qui propagent cette information veulent en fait exclure le parti du gouvernement, a-t-elle dit.
Nous serons une force constructive et nous continuerons à soutenir le gouvernement“, a-t-elle encore soutenu.
S’agissant de l’absence du parti de la réunion de concertation tripartite réunissant la veille les partis Ennahdha, Nidaa Tounes et l’Union patriotique libre (UPL), Ksibi a expliqué que cette absence ne peut être considérée comme une exclusion et que les séances de dialogue peuvent être multipartites ou bilatérales.

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Consternant le psychodrame au Parlement autour de l’élection du président de l’ISIE (Instance supérieure indépendante des élections). Et le mot est faible. Le spectacle que donnent les parlementaires en ce moment, s’étripant autour du choix de l’homme qui va simplement orchestrer l’organisation des élections, ni plus ni moins, est tout simplement affligeant et navrant, notamment en direction d’une jeunesse désabusée, qui a divorcé avec la vie publique et ses plus éminents représentants – la classe politique – et a trouvé refuge dans les cafés, Facebook, les stades et autres passe-temps qui font des ravages sur leur santé. “L’échec du Parlement pour la quatrième fois consécutive à élire un président à la tête de l’Instance supérieure indépendante pour les élections vient démontrer vraisemblablement que ce blocage ne serait pas lié aux personnes, mais plutôt à des calculs principalement partisans“. Le problème c’est que les protagonistes de cette triste affaire – Nidaa Tounes et Ennahdha – sont tellement gorgés de certitudes sur leur bon droit à agir de la sorte qu’ils ont perdu de vue les objectifs du mandat que le peuple leur a confié, et encore plus le dégoût qu’ils inspirent aux citoyens. Une affaire qui pourrait mal tourner, pour eux, d’abord, mais aussi pour le pays…

L’ivresse révolutionnaire a propulsé la Tunisie de la chape de plomb de la dictature vers une démocratie à l’anglaise – le régime parlementaire – dont les citoyens sont loin, très loin, d’avoir les moyens. Un système du reste que très peu de pays à travers le monde ont osé expérimenter, tant il recèle des écueils et exige un très haut niveau de citoyenneté. Mais voilà, la Tunisie, du moins son élite autoproclamée, a cru, après en avoir fini avec l’un des régimes les plus répressifs au monde, qu’elle pouvait tout se permettre, même le nec plus ultra des régimes politiques, confortée en cela par des islamistes craintifs et traumatisés par les brimades de Ben Ali et qui, puisqu’ils en avaient les moyens – la majorité à l’ANC (Assemblée nationale constituante) -, ont embarqué le pays dans une aventure qui ne lui a valu qu’instabilité politique depuis 2011.

On a cru à un moment qu’on allait en sortir, avec les dernières saillies et fulgurances du chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, qui après avoir tiré copieusement sur son compagnon, Ennahdha, a demandé la tête du régime parlementaire qui a causé tant de dégâts dans le pays. Puis patatras, BCE fait un rétropédalage en déclarant qu’il ne lui revient pas d’impulser un changement politique de cette ampleur, et que c’est le rôle du Parlement. En d’autres mots il a enterré en beauté son projet d’un jour, vu que ses maigres troupes à l’ARP ne sont pas de taille face à l’ogre Ennahdha, avec ses 69 élus. Et on voit mal Rached Ghannouchi et les siens faire cette fleur – voter en faveur d’un régime présidentiel – au locataire du palais de Carthage, ce qui reviendrait à se tirer une balle dans le pied. Qu’est-ce que BCE a entendu, vu ou obtenu en échange pour tourner casaque sur cette question ? Mystère…

Le pouvoir joue avec le feu

L’espèce de collusion au sommet de l’Etat – concupiscence ou dépravation des moeurs politiques disent certains – s’est illustrée dernièrement sur le terrain des législatives partielles en Allemagne. Non content de dégager la voie à Nidaa Tounes en s’absentant de présenter un candidat, Ennahdha est allé carrément jusqu’à adouber, publiquement, le poulain de son allié de circonstance ! On y est : les arrangements, services rendus et autres renvois d’ascenseur, au vu et au su de tout le monde. Dans la tête de ces Messieurs/Dames qui nous gouvernent, tout passe, même ça. Certes, les baromètres, tous sans exception, ressassent le fait que la cote des leaders des partis politiques est au plus bas, que les citoyens sont lassés de leurs errements, turpitudes et sorties de route, mais que voulez-vous, la nature a horreur du vide, et ils sont là, c’est un fait. Pour le moment. Ne dit-on pas qu’au pays des aveugles les borgnes sont rois ?

Si on était dans une démocratie en bonne santé, le président du groupe parlementaire de Nidaa Tounes n’aurait pas l’outrecuidance de jeter à la face d’une journaliste, à la télévision, à une heure de grande écoute, que sans ses potes beaucoup de ses collègues journalistes seraient au chômage. A en croire les sondages, les deux formations phares du pays, quoiqu’affaiblies, très affaiblies même, vont se partager les marrons aux prochaines joutes électorales. Mais comme il y a de fortes, d’après les prédictions des sondeurs, qu’ils se tiennent dans un mouchoir de poche, avec des écarts insignifiants, il est très probable qu’on file droit vers une autre coalition à la tête du pays, avec le type de régime politique que la Tunisie s’est farci. Sauf s’il y a un sursaut des abstentionnistes, ces centaines de milliers de jeunes tapis dans l’ombre, qui rasent les murs et qui attendent je ne sais quoi.

Au Sénégal ce sont les jeunes qui se sont mobilisés pour éjecter les régimes arrogants et imbus d’eux-mêmes d’Abdou Diouf, puis Abdoulaye Wade ; au Bénin ce sont les mêmes causes qui ont produits les mêmes effets ; en Côte d’Ivoire aussi le régime de Laurent Gbagbo a été balayé, pour les mêmes raisons ; Idem au Burkina Faso avec Blaise Compaoré, le bourreau du légendaire Thomas Sankara, etc. Le pouvoir en place en Tunisie aurait tort de sous-estimer la puissance mobilisatrice du ras-le-bol et de l’exaspération de la jeunesse.

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La plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) consacrée à l’élection d’un nouveau président de l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE) aura lieu ce vendredi 27 octobre 2017 au Bardo.

Lors de son intervention ce vendredi sur Express Fm, Habib Khedher, adjoint du président de l’ARP chargé des relations avec les instances constitutionnelles, a confirmé, l’existence d’un consensus entre Ennahdha et Nida pour l’élection du président de l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), un consensus qui engloberait même cinq blocs parlementaires.

Il a ajouté que cette situation favoriserait l’élection du président de l’Instance dès le premier tour, sans vouloir, toutefois, se prononcer sur le nom du candidat à cette présidence, sachant que la candidate, Nejla Brahem est citée avec insistance pour ce poste.

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Le bureau politique du mouvement Ennahdha s’est réuni mardi pour déterminer sa position vis-à-vis du rapport relatif à la loi de finances pour l’exercice 2018.
Selon le porte-parole du mouvement et membre du bureau politique, la réunion périodique du bureau n’a pas émis des recommandations au sujet du projet de loi en question, dans la mesure où les propositions d’amendement relèvent de la compétence des hautes instances du mouvement, dont le bureau exécutif et le conseil de la Choura.
” Le bureau d’études du mouvement Ennahdha est en train d’examiner le projet de loi des finances dans tous ses aspects “, a-t-il fait savoir.
Le bureau du conseil avait examiné, le 16 octobre courant, le projet de loi de finances pour l’exercice 2018 et le projet de loi de finances complémentaire pour l’année 2017 avant de les soumettre à l’examen de la commission des finances.

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On sait que le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), rêve de s’asseoir sur le siège de l’ARP déserté par Hatem Chahreddine Ferjeni, l’actuel secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères. On sait aussi qu’il n’a pas l’intention de se jeter aveuglément dans la mêlée de la législative partielle de l’Allemagne et qu’il va sonder le terrain avant, jauger ses chances et celle de ses adversaires, histoire de s’éviter un revers qui pourrait être un coup d’arrêt à sa volonté de mettre la main, officiellement, sur le parti au prochain congrès électif. Et bien Ennahdha, en bon compagnon de route de Nidaa Tounes, quoique malmené dernièrement par le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi (BCE), a dégagé la voie à son fils…

Le chef du bloc parlementaire d’Ennahdha, Noureddine Bhiri, a annoncé la couleur, sur Mosaïque Fm hier mercredi 18 octobre 2017, en déclarant ceci : «Nous ne sommes pas des loups en quête d’une proie ! Nous sommes des humains avec des principes ! De plus, un siège de député en plus ou en moins ne change rien pour Ennahdha. Nous avons décidé de ne pas rivaliser en cédant ce poste à Nidaa Tounes». Voilà, c’est clair : HCE, dont les adversaires se dévoilent depuis le 16 octobre 2017, en aura un moins, et pas des moindres !

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Pour le vice-président du mouvement d’Ennahdha, Abdelfatteh Mourou, l’explication du report des élections municipales est toute trouvée : Les partis qui sont à l’origine de cette mesure sont terrorisés par les chances de succès d’Ennahdha. Il a tenu ces propos hier dimanche 24 septembre 2017, sur Jawhara FM

D’après Mourou, ces formations politiques pensent qu’Ennahdha est fin prête pour ce rendez-vous, et même «plus qu’il ne faut». Selon lui “ces élections diffèrent des autres car elle nécessitent un discours, des programmes, des lois et une préparation“. Il a émis le voeu que ce report soit le dernier…

Par ailleurs il a déclaré que le mouvement ne lâche rien et continue le boulot pour travailler les esprits, mettre sur les starting-blocks des compétences et amasser le nerf de la guerre, l’argent, notamment dans les régions de l’intérieur. Les adversaires d’Ennahdha sont prévenus…

Pour rappel, 8 partis politiques avaient fait bloc dernièrement pour demander au président de la République de différer le scrutin municipal, au motif que le climat social et politique ne s’y prêtait pas. Le fait que les membres de l’ISIE n’aient pas été élus dans les délais fixés par la loi pour la tenue des municipales a apporté de l’eau à leur moulin…

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Le vice-président du Mouvement Ennahdha, Ali Larayedh, a émis vendredi le souhait de voir le Front populaire adopter des positions modérées afin de garantir la stabilité du pays.
” Les positions modérées sont la meilleure voie pour garantir la réussite de la transition démocratique en Tunisie “, a-t-il souligné en marge de la réunion du Conseil de la Choura qui a démarré vendredi dans la ville balnéaire de Hammamet et qui se poursuivra pendant trois jours.
” Bien qu’il soit proche de l’ancien régime et comporte des radicaux, le Mouvement Nidaa Tounes fait preuve de souplesse et de modération “, a-t-il cité en exemple.
” Le Mouvement Ennahdha est aujourd’hui la locomotive des courants islamiques en termes de modération, d’innovation, d’authenticité et de modernité et nul ne peut le concurrencer dans ce domaine “, s’est-il félicité.
” A la faveur d’une lecture édifiante de la nouvelle Constitution, plusieurs partis de l’ancien régime ont réussi à se débarrasser des pratiques exclusives à l’encontre du Mouvement Ennahdha et de certains partis de gauche “, a-t-il encore argué.

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Saïda Garrache, la porte-parole de la présidence de la République, a commenté l’interview du chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, diffusée lundi 18 septembre 2017 dans la soirée sur Al Wataniya 1. BCE a fait son petit effet hier en déclarant, entre autres, que «la cohabitation avec Ennahdha se passe bien et devrait se poursuivre» le plus normalement du monde. Pourtant dans l’entretien avec la Presse, diffusé le 6 septembre 2017, le président de la République avait déclaré que Ennahdha avait réussi à tromper son monde sur ses vraies intentions et que le consensus entre les islamistes et Nidaa Tounes avait atteint ses limites. C’est, manifestement, une contradiction…

Garrache ne voit pas du tout les choses de cette façon. Elle défend, ce mardi sur Shems FM, que les deux postures peuvent tout à fait aller de pair…

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Samir Dilou, député du mouvement Ennahdha, a déclaré sur Shems fm que les circonstances de l’adoption de la loi sur la réconciliation administrative n’étaient pas adéquates, et que Nidaa Tounes, qui a pris cette initiative, a forcé le passage.

Il a ajouté que la version de la loi sur la réconciliation administrative adoptée est inacceptable, pose des problèmes d’ordre constitutionnel, et pourrait être rejetée par l’instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi.

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Le député Nadhir Ben Ammou a présenté ce jeudi 14 septembre 2017 sa démission du bloc parlementaire Ennahdha.

Selon les données rapportées par Mosaïque fm, l’ancien ministre de la Justice dans le gouvernement de la Troïka a pris cette décision suite au vote à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) du projet de loi sur la réconciliation administrative par la majorité des députés de son bloc.

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Le mouvement Ennhahdha a mis en valeur l’accent mis par le chef du gouvernement, à travers le remaniement ministériel, sur les questions économiques et le lancement de concertations avec les signataires du pacte de Carthage sur la vision économique “susceptible de sortir le pays de la conjoncture économique et financière difficile”.
Dans un communiqué rendu public après la réunion de son bureau exécutif mercredi, le mouvement a souligné “le besoin d’un tel remaniement pour combler les vacances et conférer plus d’efficience à l’action gouvernementale face aux prochaines échéances nationales importantes, dont la loi des finances 2018, les élections municipales, la rentrée scolaire et universitaire et la nouvelle session parlementaire”.
“Le profil du gouvernement en cette période doit être celui de l’unité nationale, de l’efficacité, de la compétence, de l’intégrité, de la performance et de la clarté de la vision”, indique le parti.
Ennhadha s’est félicité d’autre part du souci du président de la république de consacrer la réconciliation globale et enraciner l’unité nationale des Tunisiens”. Il a réitéré son ” attachement au consensus national et ses fondements aux côtés du mouvement Nida Tounes et la famille destourienne”, tout en appelant les autres courants politiques à adhérer à ce processus.
Au sujet des élections municipales, le parti Ennahdha a renouvelé son attachement “à la tenue du scrutin le 17 décembre 2017 qui constitue une réponse aux désirs de la grande majorité des Tunisiens et l’accomplissement d’un intérêt national pour la poursuite de la réussite du processus de transition démocratique et le renforcement de la confiance à la Tunisie comme une destination attrayante pour l’investissement”.
Tout en reconnaissant que “certaines justifications pour le report du scrutin ont une certaine légitimité”, Ennahdha estime que “la plupart de ces griefs peuvent être surmontés avant le rendez-vous du 17 décembre alors que des réponses peuvent être données aux autres après les élections”.

Concernant la session extraordinaire du parlement, le parti a fait état de son consensus avec Nida Tounes, son partenaire au pouvoir, pour la convocation de cette session et la détermination de son ordre du jour. Il a rappelé à ce sujet son appel à la tenue d’une session parlementaire extraordinaire pour parachever l’élection des membres de l’Instance supérieure indépendante pour les élections.

 

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Imed Khemiri, porte-parole du mouvement Ennahdha a assuré, lors de son passage, ce mercredi 6 septembre 2017, sur Mosaïque Fm, que le parti accordera sa confiance au nouveau gouvernement récemment annoncé par Youssef Chahed.

Notons qu’une réunion a été tenue par Rached Ghannouchi, président du mouvement avec les membres du bloc d’Ennahdha.

Le porte-parole d’Ennahdha a estimé que la nouvelle formation est d’une grande importance. Le chef du gouvernement a respecté le fait de garder un gouvernement d’unité nationale. Il y a des noms qui auront des tâches importantes comme l’éducation et les finances, a ajouté Imed Khemiri.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, en a beaucoup dit dans son interview accordée aux journaux La Presse et Assahafa, parue ce mercredi 6 septembre 2017. L’économie, les institutions, le régime politique actuel, l’Assemblée nationale constituante qui a “fabriqué” la Constitution, son allié Ennahdha qu’il n’a pas ménagé… Tout y est passé…

Le chef de l’Etat a tenu à s’expliquer sur son alliance avec le parti islamiste. Il est revenu sur la donne au terme des élections de 2014. «L’électeur tunisien ne nous a pas accordé la majorité qu’il faut pour gouverner, bien que nous ayons été élus comme le premier parti à l’époque. Mais ce n’était pas suffisant pour gouverner et appliquer nos programmes comme nous l’entendions. Nous avons cherché à nous allier, dans les délais constitutionnels, avec des partis ayant des orientations semblables aux nôtres», a dit Essebsi, avant d’ajouter : «Malheureusement, les partis classés comme «civils» n’avaient pas la conscience politique qu’imposait l’étape».

BCE a ensuite fait un long exposé sur la complexité de la situation politique de l’époque, qualifiée de «très difficile» et les raisons qui l’ont poussé à faire mouvement vers Ennahdha pour bâtir une coalition gouvernementale. Selon lui c’était «la solution aux problèmes posés» à l’époque. Il a déclaré ceci : «Nous n’avions pas d’autres scénarios pour réaliser ces objectifs. Ennahdha était disponible, en plus d’autres partis, ce qui nous a permis de former une alliance gouvernementale. Ennahdha a accepté mais pas à ses conditions. Nous nous sommes dits : au moins, nous contribuerons à ramener Ennahdha au club des partis civils. Mais, il paraît que nous avons fait une fausse évaluation».

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Sami Tahri, secrétaire général adjoint de l’UGTT a annoncé que le remaniement ministériel sera annoncé officiellement demain mercredi “si tout ce passe d’une façon normale et ordinaire”, a-t-il estimé dans une déclaration à la Tap.

Tahri a en outre assuré que certaines parties sont en compétition pour présenter des candidats. La concurrence est rude entre les partis Nidaa Tounes et Ennahdha depuis l’annonce d’un large remaniement ministériel. Ceci a causé le report du remaniement et un ralentissement du travail de l’Etat récemment, a estimé Sami Tahri.

Il a dévoilé que l’UGTT n’a pas présenté de candidat. Par contre, il a présenté quatre principes essentiels pour une meilleure visibilité. Le remaniement doit être profond et le gouvernement doit être restructuré en séparant les ministères car le fait de regrouper certains ministères a montrer ses limites. Le nombre de ministères et de secrétariats d’Etat doit être réduit, a expliqué Sami Tahri.

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Il y a quelques jours, le vieux leader islamiste tunisien Rached Ghannouchi remettait sur le tapis la question du Habous qui avait été déboutée par l’ancienne ANC (Assemblée Nationale Constitutive) et que la Tunisie moderniste avait cru depuis oubliée et enterrée par Bourguiba. Il y a quelques jours, Noureddine Bhiri, membre du directoire du même parti islamiste Ennahdha, remettait en cause l’école publique gratuite pour tous, l’un des fondements de la République tunisienne. «L’Etat a généralisé, après l’indépendance, l’éducation et l’a fait gratuite. Aujourd’hui, il n’en est plus capable», a-t-il dit au micro d’une radio privée. Pour beaucoup d’observateurs de la scène politique en Tunisie, la déclaration de cet avocat de Jbeniana, député d’Ennahdha et ancien ministre de la Justice en 2011 (on ne parlait alors pas de conflit d’intérêt, d’autant qu’il est aussi marié à une avocate), est le début d’un revirement de son parti sur la question de l’éducation où les écoles coraniques prendraient une place plus importante et le déni d’un des plus importants droits universels qui est le droit à l’éducation. Manifestement, Ennahdha qui se prépare aux élections municipales et dont le chef, Rached Ghannouchi, a annoncé dès à présent sa candidature aux prochaines présidentielles, est reprise par ses anciens démons de l’islamisation de la société tunisienne !!

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Ancien DG de l’Office national de la protection civile (ONPC) à la retraite depuis 2014, le général Chokri Ben Jannet serait tenté de se reconvertir en politicien. Selon le site français «Maghreb Confidentiel» dans son édition du 31 août 2017, il aurait été approché par le parti islamiste Ennahdha pour conduire sa liste pour les prochaines municipales à Monastir en décembre 2017. Le parti Ennahdha de Rached Ghannouchi, qui recrute depuis quelques temps parmi ce qu’il appelle les indépendants, «aura besoin d’une figure rassurante pour espérer percer dans la ville de Habib Bourguiba », indique la même source. Monastir, c’est la ville qui avait scellé, en 2014, la victoire du Leader de Nidaa, Béji Caïed Essebssi et c’est aussi le bastion bourguibiste où Ennahdha n’avait remporté que deux sièges aux législatives de la même année, contre cinq pour Nidaa Tounes. Le  Général à la retraite, Ben Jannet serait proche d’Ennahdha et c’est le premier gouvernement de la Troïka, dirigé par le Nahdhaoui Hammadi Jbali, qui l’avait nommé à la tête de l’ONPC en 2012.

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A la question «pourquoi ces pays veulent-ils se battre avec le Qatar et pourquoi maintenant ?», posée par le comité de rédaction et les journalistes du Times, le directeur du bureau de communication du gouvernement du Qatar, cheikh Saif bin Ahmed al Thani, a indiqué : «Je peux répondre à ce que nous pensons. Nous avons des différences d’opinion. C’est le problème principal. Nous ne soutenons pas les parties ou les individus et ne nous impliquons pas dans les affaires domestiques d’autres pays. Donc, lorsque nous nous impliquons en Tunisie, en Syrie … ou en Libye, nous ne faisons pas le tour et choisissons une tête ou un individu… Nous concentrons habituellement notre attention sur le public et faisons de notre mieux pour ne pas faire de choix partisan». Et le responsable de la communication du gouvernement qatari d’ajouter : «ils nous accusent de soutenir les Frères musulmans. Par exemple, en Tunisie, après le printemps arabe, le gouvernement qui est entré en fonction provient des Frères musulmans. Nous avons travaillé avec eux une fois qu’ils ont commencé à gouverner. Nous n’avons pas travaillé avec eux en tant que parti. Nous avons travaillé avec eux en tant que gouvernement, pour les soutenir.
Après cela, le parti de l’opposition a gagné… Et nous avons travaillé avec eux. Nous avons fait une conférence l’année dernière pour appuyer la Tunisie, en soutenant l’investissement. Nous avons créé un fonds pour les petites et moyennes entreprises”.

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Depuis le 22 août 2017, suite à l’annonce du chef du gouvernement, Youssef Chahed, les observateurs, les milieux politiques et la presse ne parlent que du remaniement ministériel, comme s’il n’y avait que ça à se mettre sous la dent. Même des sujets majeurs tels que la dégradation de la note de la Tunisie ont été carrément éclipsés par cette affaire de maroquins ministériels. Pourtant à y regarder de plus près, il n’y a pas de quoi s’exciter. Quelles que soient les lumières et l’imagination de ceux qui vont débarquer, notamment le ministre des Finances, très attendu, la politique que mènera la Tunisie est déjà couchée sur les petits papiers du FMI, du moins en très grande partie. Les hommes ou femmes qui intégreront l’équipe de Chahed ne feront pas autre chose que ce qui a été dit – par le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne, etc. – qu’ils feront. Que voulez-vous que fasse d’autre l’argentier d’un Etat désargenté, le ministre des Finances d’un pays sans finances et qui dépend de l’aide étrangère, même pour payer ses fonctionnaires ?

Si la Tunisie a pu tenir si longtemps sans ministre des Finances attitré (depuis le 30 avril 2017 ) et si le ministre du Développement a pu si aisément porter les deux casquettes, c’est parce que le boulot est simplissime en ce moment : Il y a des recettes publiques, plus importantes que prévu cette année, mais qui sont aussitôt aspirées par les postes de dépense. Il y a tout au plus quelques arbitrages à faire, de temps en temps. Alors cette affaire de remplacement-remaniement n’est qu’un simple casting, un de plus, sans que cela ne change en rien le destin du pays. Alors il était temps, comme l’a dit Chahed, de mettre un terme à ce tintamarre, ne serait-ce que pour calmer tout le monde et qu’on puisse enfin retourner au travail. Mais comment et dans quelles proportions ? Pour le coup c’est une vraie équation. Pour le ministère des Finances, il s’agit certes de trouver un virtuose des comptes publics, ça peut servir, mais le pays aura surtout besoin d’un négociateur chevronné capable d’amadouer les bailleurs de fonds après la gifle magistrale administrée par l’agence Moody’s…

Panique à bord

Quand Chahed a fait son annonce, il n’a donné aucune indication précise sur l’ampleur des changements qu’il va opérer. Mais les formations politiques l’ont fait pour lui, en enflant tellement ce dossier qu’il occupe tout l’espace médiatique. Pas un jour sans qu’un cadre d’un parti, plus ou mandaté par les siens, ne fasse une apparition pour dire son mot, ajoutant à la confusion qui règne actuellement et à la pression sur les épaules de Chahed. Le premier à sonner la charge est Khaled Chaouket, dirigeant du mouvement Nidaa Tounes. Il a, comme on pouvait s’y attendre, ramené le couverture à son parti en déclarant, à la TAP, que toute décision de Chahed doit être étalonnée sur les résultats du scrutin de 2014, qu’ils avaient remporté. Ils ont perdu des plumes depuis. Mais cela ne l’a pas empêché d’asséner, avec beaucoup d’aplomb, qu’aucun gouvernement ne peut obtenir des résultats s’il ne reflète pas la physionomie des élections de 2014.

Le porte-parole du mouvement Ennahdha, Imed Khemiri, a été certes un peu plus fin, plus subtile, mais le résultat est le même : Il a mis un fil à la patte du chef du gouvernement, en rendant toute action dans le sens d’un remaniement tributaire d’une consultation – Dieu merci, il n’a pas dit approbation ! – des composantes de la coalition au pouvoir et dans le respect des dispositions du Pacte de Carthage. Or le document de Carthage ne dit rien sur ces aspects. Tout au plus il met sur la tête une obligation de résultat (dans l’économique, le social, le sécuritaire…), et pas de moyens. Les voies par lesquelles il doit passer – par exemple le choix de ses ministres – pour parvenir à ses fins ne regardent que lui. A lui tout seul. Avec un “petit” droit de regard du président de la République et in fine une validation, somme toute formelle, du Parlement. D’ailleurs Khemiri le sait pertinemment et le reconnait, mais cela n’empêche pas son mouvement de glisser des peaux de banane sur le chemin du chef du gouvernement.

Ils terrorisent Chahed !

Cela a commencé avec le communiqué du mercredi 23 août 2017. Le texte appelle clairement Chahed à éviter les sentiers périlleux d’un remaniement à large échelle et à se contenter de boucher les trous en remplaçant les deux ministres éjectés et le démissionnaire. Point barre. C’est un dépassement flagrant de son espace ! En effet le mouvement, comme d’ailleurs Nidaa Tounes, n’est pas censé dicter à Chahed sa conduite ; tout au plus ils peuvent lui demander des comptes a posteriori et le juger sur ses résultats, mais pas intervenir dans ses choix. Mais si Ennahdha a franchi allègrement les lignes rouges, c’est parce qu’il craint qu’un vaste remaniement emportes ses ministres, qui peinent à convaincre.

Le parti de Rached Ghannouchi a remis ça le lendemain, le 24 août 2017, en la personne de Abdellatif Mekki, un de ses dirigeants. Mais cette fois avec une nouveauté : le soutien affiché d’un de ses pions qu’il a placés au palais de la Kasbah, Ridha Saïdi, en tant que conseiller de Chahed. Là aussi si on était dans une démocratie normale, on ne verrait pas ce genre de manoeuvre. En effet le staff de Chahed a une nette idée de l’éventail des personnalités susceptibles d’occuper les postes ministériels, et n’a donc pas besoin qu’on lui présente une liste de candidats. Cela ne fait qu’embrouiller un peu plus l’esprit du chef du gouvernement et limiter ses choix. Mais c’est justement ce que veut Ennahdha puisque son porte-parole n’a pas hésité à dire ceci :“Nous avons évalué le rendement de nos ministres et le résultat est positif. Il n’y a aucune raison de changer un ministre ‘nahdhaoui’“. Alors qu’il revient à Chahed de juger ses ministres et de remettre aux plus méritants des brevets de satisfecit, ce n’est certainement pas le rôle des partis politiques lesquels sont par définition partisans. Mais je vous le disais : On n’est pas dans une démocratie normale…

Si Ennahdha se permet de marcher de la sorte sur les plates bandes du chef du gouvernement, et donc de Nidaa Tounes, c’est parce que le mouvement est politiquement, c’est incontestable, très fort. Par la magie de ce système parlementaire qui a embarqué le pays dans une expérimentation dont il n’a pas les moyens et le niveau. Mais aussi grâce – ou à cause, c’est selon – aux dirigeants de Nidaa Tounes, qui se sont débrouillés comme des chefs pour perdre la majorité parlementaire que leurs électeurs leur avait confiée en 2014, au profit d’Ennahdha. Ce dernier sait parfaitement qu’il n’a rien à perdre et qu’au pire on ira vers un grand remaniement ministériel qui obligera Chahed à aller solliciter l’aval des députés. Et là Ghannouchi & Co auront leur mot à dire. Et il va sacrément peser.

En attendant Chahed devra se dépatouiller avec cette dangereuse agitation que cette affaire a créée. En effet deux des signataires du Pacte de Carthage, et non des moindres, l’UGTT et l’UTICA, ont ouvertement prêché pour un gouvernement de compétences, prenant le contrepied du tandem Nidaa-Ennahdha. Le secrétaire général de la centrale syndicale, Noureddine Tabboubi, est même revenu à la charge hier samedi, avec des menaces à peine voilées si Chahed cède aux diktats des partis, pour des choix partisans. Le camp des pro-compétences est costaud car le chef de l’Etat en fait partie, en plus des deux organisations les plus puissantes du pays. Mais ne nous leurrons pas : Le dernier mot reviendra aux partis de la coalition… jusqu’aux prochaines élections. On peut aussi imaginer que Chahed, adossé sur sa popularité sans précédent, prendra l’opinion publique à témoin, acculera ses parrains politiques et leur imposera ses choix, s’ils se portent sur des compétences. En tout cas de sa capacité à négocier ce virage délicat et à obtenir par la suite des résultats économiques tangibles dépendra son deuxième galon d’homme d’Etat, après celui que lui a conféré sa croisade contre tous les “ripous” de la Tunisie.

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Ennahdha met la pression sur le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Le porte-parole du mouvement, Imed Khemiri, est intervenu sur Shems Fm ce vendredi 25 aout 2017 pour marteler la ligne à propos des changements que Chahed s’apprête à opérer.

Khemiri a insisté sur le fait qu’Ennahdha s’en tient à ce qu’il a dit : Un mini remaniement, juste pour trouver des remplaçants à Lamia Zribi, aux Finances, à Néji Jalloul, à l’Education nationale et à Fadhel Abdelkefi, au Développement. Pas question de chambouler toute l’équipe de Chahed, cela ne pourrait se faire qu’après les municipales. «Les pourparlers autour d’un remaniement ministériel global prendront trop de temps” et bloqueront les affaires du pays, argue le porte-parole d’Ennahdha. C’est la deuxième fois, en 24 heures, que le mouvement indique la voie à Chahed. Abdellatif Mekki l’a déjà fait hier sur Express FM…

Par ailleurs Khemiri a affirmé que Ennahdha est comblé par les prestations de ses ministres. «Nous avons évalué le rendement de nos ministres et le résultat est positif. Il n’y a aucune raison de changer un ministre ‘nahdhaoui’», a-t-il lâché…

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Après le communiqué laconique d’Ennahdha sur ses attentes, et candidats, pour l’imminent remaniement ministériel, Abdellatif Mekki, député et un des leaders du mouvement, a donné du grain à moudre à l’opinion publique. “Nous ferons bien partie du gouvernement, probablement avec nos ministres actuels, sinon avec d’autres“, a-t-il déclaré ce jeudi 24 août 2017 sur Express Fm.

Par ailleurs Mekki a plaidé pour un mini remaniement, juste pour combler le vide à la tête des trois ministères – Education nationale, Finances et Développement. Il est d’avis qu’un grand chamboulement de l’équipe de Youssef Chahed avant les municipales serait préjudiciable…

Enfin il a affirmé que parmi les candidats présentés à Chahed figure Ridha Saïdi, ministre conseiller auprès du chef du gouvernement en charge du suivi des projets et programmes publics, confirmant ainsi une information livrée le 18 août 2017 par Africanmanager…

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