AccueilLa UNEER: La Tunisie lance une autre salve d’appels d’offres pour 2 000 mégawatts

ER: La Tunisie lance une autre salve d’appels d’offres pour 2 000 mégawatts

La Tunisie forme le projet de  lancer des appels d’offres internationaux en juin prochain  pour  2 000 mégawatts de capacité électrique renouvelable. Annoncé, jeudi, par la ministre de l’Energie Naila Nouira,  ce marché  s’inscrit  dans le cadre des efforts visant à réduire les importations de gaz naturel du pays.

En mars dernier, en effet, des autorisations ont  été octroyées  à trois sociétés internationales pour produire 500 mégawatts d’électricité à partir d’énergies renouvelables.

La Tunisie s’est assignée l’objectif de produire 30 % de l’électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030.

A cet effet, une politique d’intégration des composantes de l’énergie solaire électrique permettrait à la Tunisie de réaliser un chiffre d’affaires à l’exportation de 370 millions d’euros à l’horizon 2023, constate une étude intitulée « Etat des lieux et perspectives de développement de l’industrie des composants de l’énergie solaire électrique en Tunisie »  rendue publique, jeudi, à Tunis.

17 000  emplois attendus

 Pour ce qui est du marché local, l’intégration de ces équipements permettrait à la Tunisie d’atteindre un chiffre d’affaires de près de 70 millions d’euros, révèle cette étude pilotée par le Centre Technique des Industries Mécaniques et Electriques (CETIME) et menée par les bureaux d’études « Acc Tunisie » et « BSW » (German Solar Association) entre 2019 et 2020.

Le développement de l’industrie des composantes électriques solaires pourrait contribuer à la création de plus de 17 mille emplois dont 9000 pour le marché à l’export, révèle la même source.

Le directeur d’ACC Tunisie, Ali Chelbi,  a souligné que  cette étude a permis d’identifier un potentiel « assez important » d’intégration des composants solaires, notant que plus de la moitié des entreprises ont déjà intégré la fabrication des composantes d’énergie solaire photovoltaïque. Cependant, elles s’adressent seulement au marché domestique. Et d’ajouter que près du quart des entreprises développent une forte capacité d’intégration pour les composants solaires photovoltaïques.

En somme, le potentiel d’intégration des composantes solaires électriques en Tunisie dépend aussi bien des capacités techniques des industriels et prestataires de services tunisiens que des opportunités offertes par le marché, souligne l’étude.

S’agissant des capacités techniques, il apparaît que plusieurs composantes et prestations de services faisant partie de la chaîne de valeur sont « tout à fait aptes » à être intégrés en Tunisie, estime la même source.

Pour ce qui est du marché, notamment, celui destiné aux centrales solaires, ce dernier requiert, selon Ali Chalbi, un appui et une stratégie de la part des pouvoirs publics.

Il a, par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité de prévoir l’objectif d’intégration des composantes de l’énergie solaire dans le plan solaire tunisien (PST).

Une capacité installée qui passe du simple au double

Ayant accusé  du retard dans  l’intégration des énergies renouvelables au contraire de bien des pays de la région, la Tunisie ne peut que s’inscrire résolument dans  la vague mondiale des ER  dont la  capacité électrique installée dans le monde va presque doubler d’ici 2030 selon le rapport « 2030 Market Outlook » de Bloomberg New Energy Finance (BNEF), passant de 5,5 TW en 2012 à 10.5 TW en 2030. 60% des nouvelles capacités ajoutées sur la période seront renouvelables. Les EnR vont attirer 5 trillions de dollars d’investissements, dont la moitié pour la région Asie-Pacifique.

Les deux principaux moteurs de ce changement global seront le solaire PV et l’éolien terrestre. La puissance photovoltaïque cumulée en 2030 sera de 1,9 TW (0,14 TW en 2013), soit davantage que celle de l’éolien qui atteindra 1,3 TW. La puissance installée des autres EnR (dont l’hydroélectricité) sera de 2 TW.

La part combinée du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre dans le mix électrique mondial passera de 3% en 2013 à 17% en 2030 (entre 16 et 18% selon les hypothèses retenues). Le troisième élément majeur sera l’hydroélectricité. En revanche, les contributions de la bioélectricité et de l’éolien offshore seront relativement modestes, tandis que celles du solaire thermodynamique (CSP) et de la géothermie seront faibles.

Le monde se dirige ainsi progressivement vers un mix électrique « Wind Water Sun », formule de Mark Jacobson, spécialiste des questions énergie-atmosphère de l’université Stanford.

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