Les forces de la région éthiopienne d’Amhara ont déplacé des dizaines de milliers de Tigréens de territoires contestés dans le nord du pays au cours des dernières semaines, malgré un accord de paix conclu à la fin de l’année dernière, selon des travailleurs humanitaires et des documents internes de l’agence consultés par l’AP.
La région de Mai Tsebri, dans le nord-ouest du Tigré, est proche de la frontière régionale avec l’Amhara. Elle a changé de mains à plusieurs reprises au cours de la guerre, qui a éclaté en 2020 et s’est terminée par un cessez-le-feu en novembre. Le peuple Amhara revendique la région comme sienne.
Depuis le début du mois de mars, quelque 47 000 personnes déracinées de Mai Tsebri se sont rendues à Endabaguna, une ville située à environ 55 km plus au nord, selon les chiffres des Nations Unies vus par l’AP jeudi.
Un autre rapport, préparé par une agence humanitaire, indique que les habitants ont fui Mai Tsebri en raison du « harcèlement, du profilage ethnique et des menaces directes » des forces irrégulières Amhara qui ont également procédé à des « expulsions ».








