L’aviation éthiopienne a bombardé vendredi Mekele, capitale de la région rebelle du Tigré, marquant une escalade brutale dans les combats qui ont repris mercredi dans le nord du pays, après cinq mois de trêve.
Le gouvernement fédéral du Premier ministre Abiy Ahmed n’a pas immédiatement confirmé cette frappe, mais a concomitamment annoncé dans un communiqué son intention de mener des « actions » au Tigré, appelant la population à se tenir éloignée des cibles militaires.
Il a en revanche catégoriquement démenti les accusations des rebelles selon lesquelles l’armée fédérale avait tué des civils.
En début d’après-midi, un porte-parole des autorités rebelles, Kindeya Gebrehiwot, a annoncé que l’aviation éthiopienne avait « largué des bombes sur une zone résidentielle et un jardin d’enfants à Mekele », tuant et blessant des civils.
Un responsable de l’hôpital Ayder, le principal de la ville, a affirmé dans un message à l’AFP que son établissement avait reçu quatre morts, dont deux enfants, et neuf blessés.








