L’ONU a donné vendredi son feu vert à un mécanisme international d’enquête sur les exactions commises depuis un an en Ethiopie, une décision qui va « exacerber la situation sur le terrain » selon Addis Abeba.
Une résolution en ce sens a été adoptée à l’issue d’une session spéciale du Conseil des droits de l’homme (CDH) consacrée, à la demande de l’Union européenne, à « la situation grave des droits de l’homme en Ethiopie ».
La résolution demande la création d’une « commission internationale d’experts en droits de l’homme ». Trois experts seront prochainement nommés et auront ensuite la lourde tâche d’enquêter et de réunir des preuves sur les violations des droits humains dans le pays en guerre, avec pour objectif d’identifier, dans la mesure du possible, les responsables.
Dans une enquête conjointe avec la Commission éthiopienne des droits de l’homme, créée par le gouvernement éthiopien, l’ONU a conclu début novembre à de possibles crimes contre l’humanité commis par tous les acteurs.
Selon la Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, Nada Al-Nashif, l’ONU continue « de recevoir des rapports crédibles de violations graves et atteintes aux droits humains commises par toutes les parties ».








