Lors d’un point de presse tenu, mercredi 31 août, au siège de l’Institut national de la consommation, à Tunis, les représentants du ministère du Commerce et du développement des exportations ont annoncé l’arrivée à Tunis, avant le 12 septembre, de deux cargaisons de sucre, l’une d’Algérie composée de 50 mille tonnes et l’autre de 30 mille tonnes.
Ces 80 mille tonnes viennent s’ajouter aux 7 mille tonnes dont dispose actuellement l’Office tunisien du commerce dans ses entrepôts, ce qui fait au total 87 mille tonnes, soit la consommation de 87 jours (domestique et industrielle), à raison de 1000 tonnes par jour, la consommation quotidienne moyenne du pays en sucre.
Pour le café, l’OTC dispose déjà dans ses entrepôts de 2000 tonnes tandis qu’une cargaison de 5 tonnes est arrivée à bon port et attend d’être déchargée.
S’agissant de l’approvisionnement du marché dans son ensemble en divers produits alimentaires et agricoles, et des prix, les responsables administratifs, le directeur général de l’INC , Abdelkader Guinoumi, le directeur général de l’observatoire de l’approvisionnement et des prix du ministère du Commerce, Ramzi Trabelsi, et le directeur de la communication au ministère du Commerce, Mohamed Ali Ferchichi, ont admis que les tensions vont encore persister tant en ce qui concerne les perturbations au niveau de l’approvisionnement qu’en ce qui concerne les augmentations des prix.
Ils ont rappelé que les tensions inflationnistes affectent les pays du monde entier sans exception, aussi bien les pays développés et industriels que les pays émergents de la taille de la Tunisie. Mais, a dit le directeur général de l’INC, notre pays se félicite que le taux d’inflation qu’il enregistre en ce moment, soit 8,2%, est faible par rapport aux taux à deux chiffres enregistrés dans plusieurs autres pays du monde.
Aussi, a-t-il dit, les citoyens et les consommateurs sont invités à s’adapter à ces développements induits par des causes internes et externes pour une bonne période.
Rumeurs fallacieuses
Dans cet esprit, le rôle du consommateur durant cette phase de tensions, a pris une bonne place dans les débats.
Le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur, Lotfi Riahi, a signalé l’impact important des prix libres dans la hausse du taux d’inflation en Tunisie (2,2%), par comparaison aux prix encadrés et fixés (0,1%), préconisant l’élargissement de l’assiette des prix encadrés et fixés. Actuellement, les prix encadrés et fixés ne concernent que 8% des produits, contre 92% des produits bénéficiant de la liberté des prix.
De son côté, le président de l’Organisation de défense du consommateur Ammar Dhaya, a reconnu l’importance du rôle du « consommateur averti » dans la rationalisation du marché tunisien faussé à la racine.
Les représentants de l’administration autant que les défenseurs du consommateur ont dénoncé l’orchestration délibérée de rumeurs fallacieuses par certaines parties malintentionnée en vue de fausser le bon fonctionnement du marché.
Mais, les défenseurs du consommateur ont appelé l’administration à combattre ces rumeurs en fournissant à temps les données réelles sur la situation ambiante. D’autant, ont-ils dit, que les crises font désormais partie intégrante du vécu quotidien du Tunisien de sorte qu’il n’y a aucune raison de chercher à cacher la vérité.
Il a été, en effet, constaté par l’ensemble des participants au point de presse (représentants de l’administration, défenseurs des consommateurs et journalistes) qu’en dépit des interventions louables de l’administration dans tous ces domaines, notamment l’approvisionnement et le contrôle économique, l’on assiste à de véritables dérives des prix des produits qui changent et augmentent du jour au lendemain, à penser que le marché est livré à des forces occultes malveillantes n’ayant en vue que leurs propres intérêts.








