L’Assemblée nationale française a renversé lundi François Bayrou, qui a échoué à obtenir la confiance des députés. Les regards sont désormais tournés vers Emmanuel Macron, qui nommera un nouveau Premier ministre « dans les tout prochains jours », en dépit des appels à la dissolution ou à sa démission.
Une demi-heure après le vote, l’Elysée a fait savoir qu’Emmanuel Macron recevrait mardi le chef du gouvernement pour « accepter la démission de son gouvernement ».
Quant à François Bayrou, il souhaite « une passation la plus fluide possible pour que très rapidement, la prochaine équipe puisse se mettre au travail », a expliqué Matignon. Des réponses, indirectes, à ceux qui réclament le départ du chef de l’Etat ou une dissolution.
« Nous avons besoin, à la suite d’un mouvement dégagiste, d’un moment refondateur. Seule l’élection présidentielle » le permet, a réaffirmé Jean-Luc Mélenchon sur France 2.
« Un nouveau gouvernement, au vu de l’équation politique, ne passera probablement pas la discussion budgétaire », a affirmé Marine Le Pen, martelant que « la dissolution n’est pas pour (Emmanuel Macron) une option, mais une obligation ».
La cheffe de file de l’extrême droite, qui a appris lundi la date de son procès en appel dans l’affaire des assistants d’eurodéputés, lui ayant valu une inéligibilité (13 janvier au 12 février 2026), se dit prête à « sacrifier » son mandat de députée pour porter son parti à Matignon.
La patronne des Ecologistes Marine Tondelier a, elle, appelé le chef de l’Etat à recevoir les chefs des partis de gauche avant de nommer le prochain Premier ministre.
Plus tôt dans l’après-midi, François Bayrou avait défendu devant les députés son diagnostic sur l’état des finances publiques, qui engage « le pronostic vital » du pays, selon lui.








