Au terme d’une journée politique pour le moins intense, le président de la République française a finalement tranché sur le choix de son Premier ministre, vendredi 10 octobre. Une nomination qui conclut la discussion houleuse au palais de l’Élysée entre les représentants des divers partis politiques (hors LFI et RN) et Emmanuel Macron. Est-il possible que le choix d’avoir reconduit Sébastien Lecornu à Matignon puisse stabiliser le pays, s’interroge l’AFP.
Rien n’est moins sûr, au vu des paroles du premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, qui expliquait qu’il n’y avait « aucune garantie de non-censure de notre part », à la sortie de la réunion, plus tôt dans la journée. Un son de cloche partagé par de nombreux groupes à l’Assemblée.
Sur ses réseaux, l’ancien et le nouveau Premier ministre a indiqué : « j’accepte, par devoir, la mission qui m’est confiée par le Président de la République de tout faire pour donner un budget à la France ». Il indique également que tous les dossiers évoqués dans les précédentes tractations seront ouverts, et notamment le sujet des retraites. Selon l’entourage du président, celui-ci donne « carte blanche » au Premier ministre.
Du côté de la France insoumise, le parti a indiqué déposer une motion de censure dès lundi. Pour le parti Les Républicains, une visioconférence se tiendra samedi 11 octobre autour de Bruno Retailleau pour définir une ligne opposée ou avec le gouvernement.








