Les unités de la Garde nationale ont réussi, lors des manifestations dans le gouvernorat de Gabès, à protéger le siège du complexe chimique et sécuriser environ 100 000 tonnes de matières dangereuses, a annoncé le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, Houssem Eddine Jbabli, affirmant que ces matières auraient pu provoquer une catastrophe si des « groupes de saboteurs » étaient parvenus à infiltrer les manifestants et à vandaliser le siège du complexe.
Lors de son intervention, samedi, au journal télévisé de Wataniya 1, il a souligné « l’importance du rôle des citoyens dans la lutte contre toute tentative d’infiltration de certains saboteurs qui cherchent à exploiter la situation environnementale de la région pour atteindre leurs objectifs, tant au niveau national qu’international ». Il a déclaré que « ces individus sont connus des autorités sécuritaires et judiciaires et font l’objet d’une surveillance ». Il a également indiqué que des enquêtes et des investigations ont été ouvertes afin de déférer ces groupes à la justice.
Le porte-parole officiel a indiqué que « le calme est revenu dans plusieurs zones du gouvernorat de Gabès, suite à la vague de protestations de ces derniers jours, grâce aux efforts des forces de sécurité et à la contribution des habitants de la région ».
Concernant les arrestations, Jbabli a déclaré que le parquet n’avait autorisé l’arrestation que de deux personnes impliquées dans des affaires de droit commun, les autres détenus ayant été relâchés dans l’attente de leur procès.








