Le Caire accueille de nouvelles consultations sur l’accord de cessez-le-feu à Gaza, entré en vigueur le 10 octobre, suite à l’arrivée d’une délégation de Hamas et dans l’attente d’une annonce concernant le comité qui administrera le territoire.
Des experts ont déclaré à Asharq Al-Awsat que ces pourparlers constituent une avancée importante à un moment critique pour la deuxième phase de l’accord sur Gaza, qui est au point mort depuis un certain temps. Ils ont souligné que la poursuite des négociations dépend largement de la volonté des États-Unis et de la pression qu’ils exercent sur Israël.
Une source palestinienne a indiqué lundi qu’une délégation de Hamas, conduite par son chef, Khalil al-Hayya, était arrivée au Caire pour discuter de la deuxième phase des négociations et faire progresser l’accord de cessez-le-feu. Cette source a ajouté que tout porte à croire que la composition du comité d’administration de Gaza sera finalisée lors de cette réunion au Caire, les différentes factions étant informées des noms des membres, notamment après les récents changements provoqués par les objections israéliennes.
Mohammed Nazzal, membre du bureau politique de Hamas, a déclaré dimanche soir lors d’une intervention télévisée que la délégation discuterait des suites à donner à la mise en œuvre du cessez-le-feu, compte tenu des « difficultés majeures qui entravent son application et des violations israéliennes continues ».
Il a indiqué que la délégation rencontrerait des factions et des forces palestiniennes, ainsi que des responsables égyptiens, afin de discuter de plusieurs dossiers liés à l’accord.
Ces mesures comprennent des moyens de consolider le cessez-le-feu et de passer aux phases suivantes, ainsi que des questions clés – notamment la formation d’un comité technocratique palestinien chargé d’administrer Gaza – visant à empêcher le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de revenir sur l’accord ou de le retarder.
L’ancien ministre adjoint égyptien des Affaires étrangères et membre du Conseil égyptien des affaires étrangères, l’ambassadeur Rakha Ahmed Hassan, a déclaré que les consultations du Caire étaient très importantes et pourraient relancer l’accord au point mort.
Il a souligné l’attente suscitée par l’annonce par le président américain Donald Trump de la création d’un Conseil de la paix, suivie de celle du comité d’administration de Gaza, ajoutant que les discussions porteraient également sur les approches à adopter pour gérer les armes à Gaza afin de contrer les justifications de Netanyahu.
Il a suggéré que Hamas ferait pression pour que la première phase soit pleinement mise en œuvre en premier, notamment l’ouverture du point de passage de Rafah du côté palestinien, l’augmentation de l’aide, le maintien du cessez-le-feu et le retrait d’Israël de Gaza parallèlement à toute étape ultérieure.
Sur le front égyptien, le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a souligné l’importance d’annoncer la création d’un comité technocratique palestinien temporaire chargé de gérer les affaires quotidiennes à Gaza et de former une force internationale de stabilisation.








