La faim et la malnutrition ont atteint des niveaux alarmants dans la bande de Gaza en guerre, touchant particulièrement les enfants, alerte l’ONU qui déplore l’entrée au compte-gouttes de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien assiégé.
La Défense civile de Gaza a déclaré à l’AFP avoir constaté une augmentation du nombre de décès de nourrissons causés par « la faim et la malnutrition sévères », signalant au moins le décès de trois bébés la semaine écoulée.
« Ces cas déchirants ne sont pas dus à des bombardements directs, mais à la famine, au manque de lait maternisé et à l’absence de soins de santé de base », a déclaré à l’AFP le porte-parole de cette organisation.
Dans le nord de la bande de Gaza, un quadragénaire explique ne plus trouver de quoi nourrir ses enfants.
« Nous sommes en train de mourir, nos enfants sont en train de mourir, et nous ne pouvons rien faire », dit-il à Nousseirat, dans le centre du territoire.
L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a déclaré samedi qu’elle avait des stocks pour nourrir les plus de deux millions d’habitants de Gaza pendant plus de trois mois, mais qu’elle n’était pas autorisée à les acheminer dans le territoire.
Médecins Sans Frontières (MSF) a déclaré la semaine dernière que ses équipes à Gaza constataient le plus grand nombre de cas de malnutrition jamais enregistré par ses équipes dans cette région.
« En raison de la malnutrition généralisée chez les femmes enceintes et du mauvais état des installations sanitaires, de nombreux bébés naissent prématurément », a déclaré Joanne Perry, médecin de MSF, depuis Gaza, dans un communiqué.
Gaza : La faim et la malnutrition ont atteint des niveaux record
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