Un jour après que le président américain Donald Trump a dévoilé un projet de cadre pour mettre fin à la guerre à Gaza, de hauts responsables israéliens affirment que le plan soulève de nombreuses questions et reste loin d’être mis en œuvre.
Selon des responsables cités par Ynet, le plan comprend des dispositions sécuritaires complexes, telles que des retraits progressifs de Tsahal, des limitations à la collecte de renseignements et des questions concernant les futurs déploiements de forces. « Tsahal resterait sur le terrain à Gaza et se retirerait progressivement, un processus extrêmement complexe », a indiqué une source.
Si les aspects militaires sont encore à l’étude, les responsables ont également exprimé des inquiétudes concernant les volets politique et humanitaire. Trump a annoncé son intention de créer un « Conseil de paix » qu’il présidera et qui comptera parmi ses membres l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Cette initiative envisage la création d’une future force multinationale de maintien de la paix, qui pourrait inclure des troupes des Émirats arabes unis, d’Arabie saoudite et d’Azerbaïdjan – bien qu’aucun engagement formel n’ait encore été obtenu.
L’un des points les plus controversés reste la question des prisonniers de sécurité palestiniens. Israël a exclu la libération de personnalités importantes comme Marwan Barghouti, mais avec environ 280 Palestiniens purgeant des peines de prison à perpétuité dans les prisons israéliennes, les autorités craignent que la quasi-totalité d’entre eux ne soient libérés dans le cadre d’un accord final.
« Certains éléments pourraient conduire à un débat politique très difficile », a reconnu une source israélienne. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou devra soumettre l’accord au vote du Cabinet et du gouvernement. Il devrait obtenir la majorité, non sans résistance de la part des membres de sa coalition de droite.








