Selon Daniel Levy, président du US/Middle East Project et ancien négociateur politique israélien, il est évident qu’Israël fera tout son possible pour faire capoter un accord qu’il juge défavorable à ses intérêts.
« Israël pensait qu’entraîner les États-Unis dans une guerre contre l’Iran lui permettrait de couler le pays, de semer le chaos, d’attirer d’autres États dans son orbite et de faire progresser le projet du Grand Israël. Or, les choses ne se sont pas déroulées ainsi », a-t-il déclaré.
« C’est la même arrogance qui les a poussés à croire qu’ils pouvaient dominer la région et éradiquer les Palestiniens. »
Les quatre jours qui nous séparent de la signature de l’accord américano-iranien représentent une éternité pour Israël, qui a tout loisir de tenter de le faire capoter, tandis que 60 jours constituent une éternité, a ajouté Levy.
Si les Israéliens n’y parviennent pas, a-t-il noté, ils pourraient demander à Donald Trump des compensations sur d’autres fronts, comme le maintien de leurs troupes au Liban ou, pire encore, inciter le gouvernement à y déclencher une guerre civile. Ils pourraient dire : « Pourquoi ne pas nous accorder davantage de terrains en Cisjordanie, à Gaza, et nous permettre de reprendre une stratégie au moins plus destructrice qu’actuellement ? » a-t-il expliqué.
Par ailleurs, Netanyahu pourrait demander à Trump de soutenir sa prochaine campagne électorale.
« Voilà donc l’éventail d’options qu’Israël explorera dans les jours, les semaines et les mois à venir », a déclaré Levy.








