La France appelle le gouvernement israélien à lever le gel partiel des fonds destinés à l’Autorité palestinienne, a déclaré son ministre des Affaires, Jean-Noël Barrot, en marge de la préparation de la conférence onusienne sur la solution à deux États. Il a également exprimé son inquiétude quant au projet de « colonisation » dans la zone E1, situé entre Jérusalem et l’implantation de Maale Adumim.
Tout en réaffirmant l’engagement de la France en faveur d’une paix durable entre Israéliens et Palestiniens, le ministre a souligné que « la poursuite du blocage des recettes fiscales palestiniennes nuit à la stabilité régionale et fragilise l’Autorité palestinienne face aux factions extrémistes ». Ces fonds, collectés par Israël puis transférés mensuellement à Ramallah dans le cadre des accords d’Oslo, constituent une part essentielle du budget de l’Autorité palestinienne, notamment pour le paiement des salaires et le maintien des services publics en Judée-Samarie.
Concernant le projet de développement dans la zone E1, la France, comme plusieurs autres partenaires européens d’Israël, craint qu’une telle avancée compromette la viabilité d’un futur État palestinien en fragmentant davantage la Cisjordanie. « Il s’agit d’éviter un point de non-retour », a précisé Barrot, insistant sur la responsabilité collective de la communauté internationale.
Israël sommé par la France de lever le gel des fonds destinés à l’Autorité palestinienne
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