Un tribunal a ordonné mercredi le maintien en détention du pasteur Paul Nthenge Mackenzie, accusé de la mort d’au moins 145 personnes dans une forêt du sud-est du Kenya où se réunissaient les adeptes de sa secte évangélique.
Il va être poursuivi pour « terrorisme », ont annoncé le 2 mai les procureurs dans cette affaire baptisée « le massacre de la forêt de Shakahola », qui a suscité un vif émoi dans ce pays religieux d’Afrique de l’Est.
Un juge de la ville de Mombasa (sud-est) a ordonné la prolongation de sa détention et de 17 co-accusés, dont sa femme, pour une durée de 30 jours à compter du 2 mai, date à laquelle ils avaient comparu devant le tribunal.
Les procureurs avaient demandé 90 jours.
Douze nouveaux corps ont été découverts mercredi dans cette forêt de la côte kényane, a annoncé la préfète de la région Rhoda Onyancha, portant le total de morts à 145, dont de nombreux enfants.
Il ressort des autopsies pratiquées sur 112 premiers corps que la plupart des victimes sont mortes de faim, vraisemblablement après avoir suivi les prêches de Paul Nthenge Mackenzie, pasteur autoproclamé de l’Eglise Internationale de la Bonne Nouvelle qui prônait de jeûner « pour rencontrer Jésus ».
Certaines victimes, dont des enfants, ont toutefois été étranglées, battues ou étouffées, a indiqué la semaine dernière le chef des opérations médico-légales.








