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Dans ce qu’il a appelé une « lettre ouverte » à l’intention d’Attijari Bank à Tunis qui faisait suite à un échange radiophonique quelque peu houleux avec un responsable d’une société Tic, le chef d’entreprise et Verrier connu à Soliman Khaled Azaïez, s’adresse aux responsables de cette banque (filiale détenue majoritairement par le Groupe Attijariwafa Bank) en sa qualité d’actionnaire majoritaire de la plateforme Swiver.
« La facturation électronique n’est pas un simple outil administratif. C’est une infrastructure stratégique qui concentre des données économiques sensibles (clients, volumes, prix, marges, flux commerciaux).
Depuis plusieurs jours, au lieu d’apporter des réponses de fond sur la confidentialité et la gouvernance, le premier responsable exécutif de la plateforme a choisi de déplacer le débat vers l’attaque personnelle et la communication sur les réseaux sociaux, ce qui est inacceptable au regard de la sensibilité du sujet.
En tant qu’actionnaire de contrôle, et en tant que groupe qui commercialise cette solution auprès de ses clients, vous ne pouvez être considéré comme un acteur passif.
Des éléments publics soulèvent aujourd’hui de sérieuses interrogations sur :
le respect effectif des obligations de confidentialité, la clarté de la gouvernance et la capacité du management à traiter ce dossier avec rigueur.
Il est donc attendu que l’actionnaire majoritaire :
– exige des comptes clairs et documentés,
– engage des vérifications internes sérieuses,
– prenne des mesures correctives, si nécessaire,
et apporte des garanties publiques aux entreprises clientes.
Cette publication n’est ni une attaque ni une polémique. C’est une alerte responsable. En matière de données stratégiques, l’inaction est une décision. »
Encore plus précis sur la donnée essentielle de la question de la facture électronique, le Verrier écrit dans un autre Post sur un réseau professionnel que « la facture électronique n’est pas qu’un outil fiscal. Elle centralise des données stratégiques : clients, volumes, prix, marges, flux commerciaux. Et la data est aujourd’hui une source de valeur majeure.
J’ai rappelé que certaines sociétés ont profité de la complexité de cette transition pour proposer des solutions dites gratuites.
Ce modèle n’est ni interdit ni répréhensible. Mais dès lors qu’un service devient indispensable au respect de la loi, la gratuité ne peut être dissociée de la contrepartie implicite qu’elle suppose.
La question centrale demeure donc entière : qui contrôle la donnée, qui y accède, et avec quelles garanties réelles dans le temps ?
Je tiens à le préciser calmement : je ne suis dans aucun conflit personnel. Je parle de modèles économiques, de gouvernance des données et de risques systémiques pour les PME tunisiennes.
S’il souhaite répondre sur le fond, la voie est claire : qu’il démontre publiquement la sécurité de ses bases de données, la gouvernance réelle de l’accès à l’information, l’existence d’audits indépendants, ainsi qu’un engagement clair et durable sur la gratuité du service. À défaut, les faits parleront d’eux-mêmes ».
Et le chef d’entreprise tunisien de conclure que « le débat sur la facture électronique n’est pas un débat d’ego, c’est un débat de confiance, de souveraineté économique et de responsabilité envers les PME. La data n’est pas neutre et la crédibilité ne se proclame pas : elle se démontre, et se maintient dans le temps ».









