AccueilLa UNEL’ «annus horribilis» des agences de voyages

L’ «annus horribilis» des agences de voyages

Presqu’au même titre que les autres métiers du tourisme sinon davantage, celui des agences de voyages a toutes les raisons de broyer du noir, ayant été frappé de plein fouet par la pandémie du coronavirus depuis ses premiers commencements, et les choses semblent aller de mal  en pis comme en témoigne la dernière en date des péripéties du genre, l’annulation des fêtes et réjouissances du Nouvel an , telle que recommandée le comité national de lutte contre le coronavirus, lors de sa réunion de mardi dernier. Une décision attendue, a déclaré le président de la Fédération tunisienne  agences de voyages, Jabeur Attouche, dans une interview à Africanmanager ar, reconnaissant que la mesure était dans le droit fil de la situation épidémique qui n’a enregistré aucune amélioration et du durcissement des restrictions arrêtées pour circonscrire la propagation du virus en Tunisie.

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Au demeurant, il a tout naturellement constaté que le secteur des agences de voyages est actuellement frappé d’une paralysie presque totale doublée d’une crise financière qu’il a qualifiée de « désastreuse », allant jusqu’à penser que « même si les festivités du nouvel an étaient autorisées, le secteur n’en serait pas pour autant sauvé ».

Il a déploré, en outre, que les banques refusent à ce jour de mettre en œuvre les mesures prises précédemment par le gouvernement Fakhfakh dans le but d’atténuer les retombées de la pandémie, se gardant d’accorder les prêts garantis par l’Etat, au point que ces meures annoncées alors en grande pompe sont demeurées et demeurent encore lettres mortes, selon ses dires.

Pire encore, Jabeur Attouche a indiqué que le moratoire sur le paiement des cotisations au titre de la CNSS n’a pas été suivi d’effet , alors que la Caisse en question a entrepris d’effectuer , dernièrement, une saisie conservatoire sur les actifs de certaines agences de voyages, ajoutant que le ministère du Tourisme a ordonné, pour sa part, au cours des dernières semaines, la fermeture de nombre d’agences de voyages pour défaut de garantie financière, bien qu’il soit totalement au fait de la gravissime situation financière que traverse le secteur. Il a qualifié ces mesures d’ « abusives » ne tenant point compte de la difficile conjoncture dont pâtissent présentement les professionnels du voyage.

Attouche a également fait savoir que le tourisme intérieur a chuté de 45% alors que les flux touristiques en provenance de l’étranger ont dégringolé de 86%, notamment les marchés maghrébins qui ont baissé de 80%, dans la même proportion que celle du transport aérien.

Plusieurs centaines de faillis  

 La faillite, c’est connu, est la  plus funeste des issues qui sanctionne l’activité d’une entreprise en difficulté. En Tunisie, la Covid-19 pourrait faire disparaître 98% des 1 300 agences de voyages. Leur fédération, la FTAV, multiplie les appels à l’intervention de l’Etat pour la mise en place urgente de la  ligne de crédit annoncée de $180 millions, et aussi pour le report des échéances des prêts bancaires et charges connexes.

L’alerte est lancée par la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) dont le secteur subit de plein fouet les répercussions de la pandémie de Covid-19. Son président, Jabeur Ben Attouch, avait déjà dans de précédentes mises en gardé, évoqué un effondrement du secteur qui compte plus de 1 300 agences de voyages et près de 20 000 emplois directs et indirects. 28% des travailleurs ont déjà été licenciés depuis le début de la crise sanitaire, fin mars.

Il a exhorté le gouvernement à respecter ses engagements alors que les trésoreries des agences de voyages connaissent une crise de liquidité sévère. Il s’agit notamment de la mise en place de la ligne de crédit, de 500 millions de dinars ($180 millions USD), destinée à permettre aux établissements hôteliers et touristiques touchés par la pandémie de Covid-19 de payer les salaires de leurs employés.

Or, à ce jour, « aucun crédit n’a été octroyé à l’une de nos agences », a-t-il répété ad nauseam, plaidant, par ailleurs, pour une réévaluation des critères de sélection, afin que cela profite à un maximum de compagnies. Seules 268 agences ont été déclarées éligibles au crédit sur la plateforme mise en place par le gouvernement.

La FTAV constate aujourd’hui que ses membres sont dans l’impossibilité d’honorer leurs engagements vis-à-vis des sociétés de leasing. Elle appelle en outre l’Etat à intervenir auprès des banques pour reporter les échéances de leasing, mais aussi de différentes charges (crédits bancaires, cotisations sociales, impôts…) et ce, jusqu’au mois de décembre 2021.

1 COMMENTAIRE

  1. on a trop d’agences de voyages et des hôtels pour le tourisme des masses et le moindre incident économique sanitaire et sécuritaire ont une influence immédiate sur ce secteur ces dernières années le secteur subit des crises et et des activités intenses et peut être il est temps de restructurer ce secteur de réduire moins d’investissement et plus de valeurs ajoutées .ce covid -19 nous a montré la limite du système de développement dans notre pays assez de tourisme et d’industrie de sous traitance et développer l’industrie agro alimentaire et pharmaceutique et les start up qui ont continué à travailler à plein rendement pendant cette pandémie

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