Les plans d’investissement géants annoncés par l’Allemagne rebattent les cartes pour l’économie européenne et ajoutent aux incertitudes de la BCE, qui se réunit jeudi avec en ligne de mire une nouvelle baisse des taux d’intérêt et un débat sur la suite de la détente monétaire.
La décision radicale du futur gouvernement allemand d’augmenter la dette publique pour les dépenses d’armement a déjà causé une poussée de fièvre des taux d’emprunt de l’Alllemagne, inédite depuis la Réunification.
Ce resserrement des conditions financières intervient alors que l’activité de la zone euro reste faible et que s’ajoute l’imposition imminente de droits de douane réciproques par les États-Unis qui menace d’amener de la récession en Europe.
A l’issue de la réunion jeudi des gardiens de l’euro, une nouvelle réduction de taux semble toutefois acquise selon les observateurs, pour marquer la confiance de l’institution dans le retour progressif de l’inflation à l’objectif de 2%.
Ce serait le cinquième assouplissement d’affilée — le sixième depuis juin dernier. Le taux de dépôt, qui fait référence, devrait être ramené de 2,75% à 2,50%, après une nouvelle baisse de 0,25 point.
En abaissant progressivement le loyer de l’argent, la BCE cherche à soutenir le crédit et ainsi la reprise économique.








