Les chefs d’État ouest-africains, réunis en sommet à Accra au Ghana, samedi, se sont penchés sur les transitions en cours au Mali, au Burkina Faso et en Guinée. Trois pays dirigés par des juntes militaires depuis des coups d’État. Finalement, pas d’assouplissement ou de durcissement des sanctions lors de ce sommet.
Sur le Mali, la Cédéao ne se satisfait pas des 24 mois de transition que propose la junte. L’organisation régionale maintient ses 16 mois maximum. Mais au sein de l’organisation, le traditionnel consensus entre les États n’a pas été trouvé. Les chefs d’État ont donc décidé de renvoyer leur décision au 3 juillet, le prochain sommet ordinaire de la Cédéao.
Sur le Burkina, les chefs d’État de la Cédéao notent les progrès réalisés pour la sécurisation du territoire mais également la détérioration de la situation humanitaire. Les trois années de transition, proposées par les autorités burkinabè, ne sont toujours pas jugées acceptables. Le Burkina reste donc suspendu des instances de la Cédéao mais le dialogue se poursuit.
En ce qui concerne la Guinée, les chefs d’État ouest-africains se disent préoccupés par la dégradation de la situation socio-politique qu’ils attribuent à l’absence de cadre approprié de dialogue entre les autorités, les acteurs politiques et la société civile. Ainsi, la Cédéao demande à Conakry la finalisation d’un calendrier acceptable pour la fin de la transition et le respect des droits humains dans le pays.








