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samedi 19 septembre 2020
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La chasse au gaspillage alimentaire réduirait de 20% les émissions à effet de serre

Des actions sur les régimes et les pertes et gaspillages alimentaires aux plans climatiques nationaux pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre de 12,5 Gt CO 2 supplémentaires par an, selon un nouveau rapport publié cette semaine par le WWF, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), EAT (forum scientifique mondiale pour la transformation du système alimentaire et Climate Focus (un think tank international sur les politiques climatiques).

Ce rapport, qui identifie des façons dont les décideurs peuvent agir davantage de la ferme à l’assiette, a constaté que les pays manquent d’importantes opportunités de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Il faut savoir qu’en Tunisie, la facture liée au gaspillage de denrées alimentaires s’élève à 576 millions de dinars, selon une étude publiée par l’Institut national de consommation (INC).

Le pain figure en tête des produits alimentaires les plus touchés par le fléau avec 15,7% de l’enveloppe globale et 300 000 unités jetées chaque jour. Les pâtes alimentaires et les fruits et légumes y contribuent avec respectivement, 10 et 6% de la valeur globale.

Il importe de savoir aussi que le changement climatique affecte ou affectera bientôt la plupart des 10,6 millions de Tunisiens. Les quelques 3,5 millions de habitants des zones rurales seraient parmi les plus durement touchés, car ils ont tendance à avoir le moins de ressources à leur disposition pour lutter et s’adapter avec succès. Par conséquent, ils sont susceptibles d’être les plus durement touchés par la variabilité et le changement climatiques.

L’adaptation au changement climatique peut réduire la vulnérabilité des pauvres aux impacts négatifs du climat. Les mesures d’adaptation comprennent le développement et la mise en œuvre de technologies innovantes, la diversification et l’adoption de moyens de subsistance alternatifs et la fourniture de systèmes de protection sociale.
Il est également important de noter que les pauvres contribuent le moins aux émissions de dioxyde de carbone (CO2) de la Tunisie qui sont de 2,4 tonnes par habitant, ce qui est inférieur à 0,1 pour cent des émissions mondiales de CO2.
Il est de plus en plus évident que le changement climatique aura des impacts négatifs graves sur le développement économique et social en Tunisie. Le changement climatique menace de bloquer et inverser les progrès accomplis en matière de réduction de la pauvreté, d’amélioration de la santé, d’égalité des sexes et d’inclusion sociale.

Des régimes alimentaires plus sains

Parmi les 16 actions identifiées par le rapport du PNUE, figure essentiellement le passage à des régimes alimentaires plus sains et plus durables avec une proportion plus élevée de végétaux que d’animaux. La réduction du changement d’affectation des terres et la conversion des habitats naturels, pourrait aussi réduire les émissions de 4,6 Gt CO 2 e par an.

Il s’agit également de la réduction des pertes et gaspillages alimentaires, qui représentent 8% de toutes les émissions de GES et l’amélioration des méthodes de production et la réduction des émissions de méthane provenant du bétail.
 » Actuellement, les régimes alimentaires et les pertes et gaspillages alimentaires sont largement ignorés, mais en les ajoutant aux plans climatiques nationaux, les décideurs politiques peuvent améliorer leurs contributions d’atténuation et d’adaptation des systèmes alimentaires, jusqu’à 25 pour cent « , lit-on dans un communiqué du PNUE.

En effet, les systèmes alimentaires, qui regroupent tous les éléments et activités liés à la production, à la transformation, à la distribution, à la préparation et à la consommation des aliments, représentent jusqu’à 37 pour cent de toutes les émissions de gaz à effet de serre.

Aux termes de l’Accord de Paris de 2015, les pays devraient réviser ou soumettre à nouveau leurs CDN tous les cinq ans. Cette année, les décideurs politiques ont donc la possibilité d’adopter des solutions pour les systèmes alimentaires et de fixer des objectifs et des mesures plus ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et, partant, améliorer la biodiversité, la sécurité alimentaire et la santé publique.

Des actions ciblant le système alimentaire, telles que la réduction des pertes et gaspillages alimentaires, ou le passage à des régimes alimentaires plus durables, sont largement ignorées, constate le rapport, bien qu’elles présentent l’opportunité combinée de réduire les émissions jusqu’à 12,5 Gt CO 2.e – l’équivalent du retrait de 2,7 milliards de voitures de la route.

 » Engagements ambitieux, assortis de délais, et mesurables à la transformation des systèmes alimentaires sont nécessaires si nous voulons atteindre 1,5 o futur C. Ne pas le faire, c’est ignorer l’un des principaux moteurs de la crise climatique actuelle. Sans action sur la façon dont nous produisons et consommons les aliments, nous ne pouvons pas atteindre nos objectifs en matière de climat ou de biodiversité, qui sont la base pour parvenir à la sécurité alimentaire, prévenir l’émergence de maladies et finalement atteindre les objectifs de développement durable…. », a déclaré Marco Lambertini, directeur général du WWF-International.

Source : PNUE

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