Jugé unanimement juteux, le marché de reconstruction de la Libye laisse peu de pays indifférents au point que l’on se bouscule déjà au portillon. Et dans cette cohue, la Tunisie semble un pays naturellement éligible aux projets proposés dans le cadre des grands chantiers publics qui seront lancés au cours des années à venir. Ses entreprises y sont short-listées aux côtés de celles d’Egypte, de Turquie, d’Italie et d’Allemagne, a révélé le ministre d’État libyen aux Affaires économiques, Salama Al-Ghwail, soulignant que « les projets de reconstruction fourniront 30 % des opportunités d’emploi ».
Il a expliqué que « la Libye doit consacrer 600 milliards de dinars (135 milliards de dollars) à la reconstruction au cours des dix prochaines années », le secteur privé devant prendre en charge 60 % des projets.
La récente visite du chef du gouvernement tunisien à la tête d’une massive délégation comprenant des ministres, des présidents d’organisations nationales et de plus d’un millier d’hommes d’affaires, a mis en évidence les bonnes dispositions que les responsables et décideurs libyens cultivent à l’endroit de leurs voisins. Le ministre libyen de l’Habitat, Abu Bakr Al-Ghawi Al-Ghawi a présenté à son homologue tunisien, Kamel Doukh et à la délégation de représentants d’entreprises qui l’accompagne un exposé sur les travaux et les projets de son ministère, affirmant que les entreprises tunisiennes « font partie de ces projets », ajoutant qu’elles ont toujours joué un rôle important en Libye.
« L’une des principales routes de Tripoli – la route principale d’Ain Zara : 16km – est en cours de construction par une entreprise tunisienne », a-t-il fait savoir, invitant le ministre tunisien à une réunion élargie pour plus de discussions de coopération. Le ministre tunisien a informé son homologue libyen des projets auxquels les entreprises tunisiennes ont participé et qui ont été suspendus depuis 2011 pour des raisons de sécurité, marquant la disposition des autorités et entrepreneurs tunisiens à reprendre les travaux et à signer des contrats pour de nouveaux projets.
Un plan ambitieux
De fait, la Tunisie et la Libye ont convenu de stimuler les investissements, de surmonter les difficultés et de rétablir les échanges commerciaux lors de la visite de l’importante délégation tunisienne visant à relancer la coopération économique.
L’ancien ministre tunisien du Commerce, Mohsen Hassan, cité par le journal Achark al-Awsat paraissant à Londres, a affirmé que cette visite a été couronnée de succès, conduisant à l’accord bilatéral sur la restauration des échanges commerciaux et des investissements dans les deux sens. Il a précisé qu’ont été abordés le droit de circulation et de propriété, le passage des frontières et la régularisation du statut des travailleurs tunisiens en Libye, notant que cela aura un impact direct sur les opérations de commerce et d’investissement.
L’économiste tunisien Ridha Saidi, cité par la même source, a déclaré, pour sa part, que la reconstruction de la Libye constitue une opportunité d’investissement majeure pour plusieurs pays, dont la Tunisie.
Les parties tunisienne et libyenne ont indiqué que l’objectif principal de la visite était d’augmenter le niveau d’investissement, en organisant une série de réunions, dans le cadre d’un plan ambitieux qui comprend un programme d’échange économique et d’investissement dans des secteurs importants tels que l’énergie, les énergies alternatives et l’emploi.
Les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Libye ont connu une baisse significative dans les années qui ont suivi 2011. Il atteignait auparavant environ 4 milliards de dollars par an, ce qui contribuait directement au développement des régions du sud-est de la Tunisie et de l’ouest de la Libye.
La Tunisie cherche à profiter de la reprise progressive de l’économie du pays voisin et s’emploie à aider le gouvernement libyen à mettre en œuvre un nouveau programme économique basé sur le développement des revenus non pétroliers.
La Libye, pour sa part, souhaite augmenter ses revenus non pétroliers étant donné que 90 % de l’économie nationale dépend du pétrole.









la Tunisie est classée cinquième après la Turquie ,l’Égypte l’Italie et l’Allemagne les cinq premiers pays classés par les libyens pour participer à la reconstruction du pays les deux premiers occupent l’un l’ouest et l’autre l’est du pays et les deux derniers forts de leurs puissances et de leurs capacités financières et techniques et notre pays proche de sa proximité de l’ouest du pays et de la disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée dans tous les domaines .