La Cour pénale internationale (CPI) met en place des mesures de protection pour son personnel face aux menaces de sanctions américaines, selon deux sources citées par Reuters. La juridiction a notamment décidé de verser trois mois de salaires à l’avance à ses employés. Ces dispositions font suite au vote de la Chambre des représentants américaine du 9 janvier, qui prévoit des sanctions contre la CPI en réponse aux mandats d’arrêt émis contre Benjamin Netanyahou et son ex ministre de la Défense Yoav Gallant.
La législation cible tout étranger impliqué dans l’enquête, l’arrestation ou la poursuite de citoyens américains ou de pays alliés non-membres de la CPI, dont Israël.
La Cour sauvegarde également ses preuves, craignant que Microsoft ne cesse sa collaboration avec le tribunal. « La crainte est que les sanctions soient utilisées pour fermer la Cour, pour la détruire plutôt que simplement lui lier les mains », a confié un responsable au Guardian.
Le procureur en chef de la CPI, Karim Khan, a défendu sa décision concernant Netanyahou : « Nous sommes une cour de dernier recours et jusqu’à présent, nous n’avons vu aucun effort réel de la part d’Israël pour prendre des mesures qui répondraient à la jurisprudence établie ».
La CPI se prépare à parer aux menaces de sanctions américaines
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