La tournée africaine du chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, n’est pas qu’un rituel diplomatique. Elle s’inscrit dans une stratégie de constance diplomatique soigneusement entretenue par Pékin : faire de l’Afrique un pilier durable de la politique étrangère chinoise. À Addis-Abeba, au siège de l’Union africaine, Pékin a dévoilé ses outils concrets.
Le premier levier est l’ouverture commerciale, relève RFI. La Chine promet le zéro droit de douane sur 100 % des produits africains, transformant son immense marché intérieur en débouché stratégique pour les exportations du continent, notamment agricoles et minières.
Le deuxième pilier est l’influence sociale. Pékin veut institutionnaliser les échanges humains avec des programmes permanents de coopération culturelle, éducative et jeunesse pour ancrer la relation dans les sociétés civiles africaines.
Le troisième axe est, lui, plus politique : des plates-formes de coopération sur la gouvernance où cadres africains et chinois échangent sur des modèles de développement et la gestion de l’État. Sur le terrain, la tournée cible aussi des nœuds géostratégiques : la Somalie pour la sécurité maritime et les routes commerciales, la Tanzanie pour les corridors miniers, le Lesotho pour illustrer l’ouverture commerciale envers les pays les plus pauvres.
Cette tournée est un signal clair. L’Afrique n’est pas un choix par défaut, mais un axe stratégique assumé.








