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La guerre contre le terrorisme dans sa phase cruciale

La guerre contre le terrorisme est entrée dans sa phase cruciale, a assuré le ministre conseiller politique du Chef du Gouvernement, Noureddine Bhiri, à l’issue d’ un conseil ministériel réuni, ce mercredi 14 août, pour examiner la situation dans le pays.

Activation de la loi contre le terrorisme

Noureddine Bhiri a affirmé que la guerre se poursuivra jusqu’à l’éradication définitive de ces « milices terroristes », appelant les différentes forces politiques à s’attacher avant tout à l’intérêt national pour que la stabilité soit ramenée et assurée. « Nous appelons les responsables et les dirigeants à s’unir autour de l’armée nationale tout en évitant les conflits politiques dans pareille situation ».

Le ministre a insisté sur la vocation stratégique de la loi de lutte contre le terrorisme qui devrait être activée et qui s’avère aujourd’hui une nécessité pour mettre fin à ce spectre dangereux. Pour Noureddine Bhiri, il est temps de garantir la suprématie de la justice et d’appliquer la loi.

Pour l’imbroglio politique que vit la Tunisie, depuis l’assassinat de Mohamed Brahmi, le 25 juillet, il a fait savoir que les rencontres et les consultations se poursuivent de manière intensive pour pouvoir sortir le pays de l’ornière. Dans ce contexte, le ministre conseiller politique a fait savoir que le conseil ministériel a réagi positivement aux « initiatives constructives mettant l’accent sur la détermination du gouvernement d’Ali Laarayedh à tenir ses engagements. »

« Le conseil s’est engagé à soutenir la meilleure initiative qui sera la clé pour une sortie de crise. L’important, aujourd’hui, est de s’attacher au dialogue comme étant une nécessité entre les partenaires politiques pour transcender cette étape délicate tout en accélérant le processus de la transition en Tunisie de l’après 14 janvier », a-t-il dit. Et d’ajouterque « c’est la seule garantie pour organiser des élections transparentes».

Par ailleurs, il a mis en garde contre les répercussions qui pourraient résulter du refus de l’opposition de se mettre autour d’une même table.

Sur un autre plan, le conseil ministériel a mis l’accent sur le rôle déterminant de la Constituante considérée comme la seule institution légitime en Tunisie, appelant à la reprise de ses travaux suspendus, depuis quelques jours, suite à une décision prise par son président, Mustapha Ben Jaafar. « Les députés « retirés » devront retourner à l’ANC pour accomplir leur devoir sachant qu’un grand nombre des projets lois doivent être discutés et adoptés. Avec la suspension des travaux de l’ANC, on risque de payer cher la facture et l’image du pays serait sans doute touchée », a averti Bhiri.

Pas de police parallèle

Noureddine Bhiri a noté que le conseil ministériel d’aujourd’hui était l’occasion pour démentir les informations ayant circulé récemment selon lesquelles, le ministère de l’Intérieur héberge un autre corps sécuritaire, celui de la police parallèle.

Mécanisme pour réviser les nominations au sein des institutions

Le conseil ministériel s’est aussi penché sur les nominations, sujet qui a fait couler beaucoup d’encre surtout que la majorité d’entre elles ont été décidées selon les allégeances partisanes. Dans ce sens, Bhiri a annoncé que le gouvernement est en train de plancher sur la mise en place d’un mécanisme adéquat afin de réviser ces nominations.

Wiem Thebti

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