Dans un éditorial de sa revue en ligne « EcoWeek », intitulé «Austérité, matraquage fiscal et distributivisme à tout va, au menu de la loi de finances 2025 » l’éminent économiste tunisien Hachemi Alaya estimait que « compter sur soi, c’est en fait, compter sur la planche à billets. Et, pour financer cette dose supplémentaire d’Etat social, l’exécutif compte mettre à contribution les catégories à revenus moyens et élevés et les entreprises », dit-il en parlant du relèvement du barème de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés.
Plus loin dans ce même éditorial, il estimait aussi que « le tout social hypothèque l’avenir », indiquant que « en vérité, le PLF-2025 va plutôt contribuer à aggraver la dérive des comptes, à entraîner une perte d’engagement de la part des travailleurs-es, à dissuader les investisseurs et la prise de risque entrepreneuriale, à fragiliser périlleusement le système financier tunisien et à doper l’immersion dans l’informalité et de l’évitement de
l’impôt ».








