Malgré leur discrétion, les Japonais ont beaucoup apporté à la Tunisie sous le forme de projets de qualité aux quatre coins du pays, d’opérations de coopération, d’expertises, de dons et de crédits assortis de taux d’intérêt très bas, le tout à l’enseigne de concours bien étudiés afin d’en optimiser les effets.
Plusieurs projets ont été réalisés par le biais de la JICA (l’Agence Japonaise de Coopération Internationale) depuis son implantation dans le pays en 1975. D’abord le plus célèbre d’entre eux, le pont Radès-La Goulette inaugurée en 2009 avec un coût de 72 millions, mais aussi des équipements d’une valeur de 46,307 millions de dinars pour le nouveau siège de la télévision nationale en 2007, ou encore l’alimentation en eau potable des zones rurales de Jendouba.
Pour l’heure, la coopération tuniso-japonaise se focalise sur plusieurs grands projets. Les plus importants sont la construction de la station de dessalement de l’eau de mer de Sfax et de la centrale électrique à cycle combiné de Radès. Le premier qui est en construction, mobilise des financements de l’ordre de 800 millions de dinars environ et vise à améliorer les conditions d’alimentation en eau potable au profit des 600 mille habitants de Sfax par une production de 100000 m3 /jour. Le second, qui sera opérationnel à partir du 22 juin 2019, permettra de répondre à environ 10% de la demande nationale en électricité. Son coût estimé à 830 millions de dinars.
En outre, deux autres projets sont en cours d’exécution dans le Sud, à savoir la construction de l’autoroute Gabès-Médenine et le développement des systèmes d’irrigation des oasis de Tozeur, Kébili, et Gabès. Des projets qui auront un effet durable et qui amélioreront la qualité de vie dans ces régions.
Pour un véritable partenariat
Mais quand on parle de coopération, on parle impérativement ce que la Tunisie offre au Japon en contre partie. Concrètement, le Japon n’a pas grand-chose à gagner de la Tunisie. En fait, le pays du Soleil Levant s’emploie à faire la promotion de ses sociétés et de son savoir-faire, mais ce n’est qu’un marché très modeste par rapport à d’autres pays, la Tunisie est donc loin d’être un partenaire économique au Japon.
Le développement de cette coopération exige des actes du coté tunisien. Instaurer assez de sécurité, réviser les législations et les mesures douanières peu avantageuses, améliorer les produits tunisiens et introduire un minimum de rigueur, autant d’actions nécessaires pour attirer les investissements japonais et convertir les relations bilatérales en un véritable partenariat.








