Le Premier ministre britannique Keir Starmer entend durcir le ton face à Israël. Il prévoit de rencontrer le président américain Donald Trump ce lundi en Écosse, avec un objectif clair : le convaincre de renforcer la pression sur le gouvernement israélien, dans un contexte de crise humanitaire persistante à Gaza.
Cette rencontre intervient alors que le Parlement britannique, actuellement en pause estivale, va exceptionnellement se réunir pour débattre de la guerre à Gaza et des initiatives diplomatiques à entreprendre. Selon plusieurs sources britanniques, Starmer souhaite que les États-Unis adoptent une position plus ferme à l’égard d’Israël, notamment en faveur de nouvelles négociations avec Hamas et d’une augmentation significative de l’aide humanitaire à la population gazaouie.
Une pression politique s’accentue au Royaume-Uni. Plusieurs centaines de députés britanniques ont signé une lettre ouverte appelant le gouvernement à reconnaître officiellement un État palestinien, à l’image de l’initiative du président français Emmanuel Macron.
Des sources gouvernementales à Londres indiquent que la reconnaissance d’un État palestinien « n’est plus qu’une question de temps » et que des annonces sont attendues dans les prochains jours. Starmer, « bouleversé » par les images de famine et de détresse en provenance de Gaza — malgré les affirmations israéliennes dénonçant une manipulation orchestrée par Hamas — semble désormais prêt à repositionner la diplomatie britannique au Moyen-Orient.
La reconnaissance d’un État palestinien par Londres « n’est plus qu’une question de temps »
- Publicité-








