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La régression des réserves des barrages à Jendouba à 49% de leur capacité inquiété les agriculteurs et les experts

Les réserves d’eau des grands barrages à Jendouba ont régressé cette année, à 49%, par rapport aux années précédentes, dans ce gouvernorat qui renferme la réserve stratégique d’eau du pays et détient 16% de ses ressources dans ce domaine, selon la direction générale des barrages, relevant du ministère de l’agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques.

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Ainsi, les quantités d’eau stockées dans 6 barrages à Jendouba n’ont pas dépassé les 171,5 millions de m3, contre une capacité de stockage totale de ces barrages de 352 millions m3. Cette situation est due au déficit pluviométrique et à la hausse de la demande de l’eau potable et l’eau d’irrigation outre l’absence d’une bonne gouvernance des stocks disponibles et des eaux pluviales.

Selon un document du commissariat régional de développement agricole de Jendouba, au 7 mai courant, et à l’exception des barrages de « Barbara » ( délégation de Fernana) de «Moula » ( délégation de Tabarka)», destinés à l’eau potable et à l’irrigation et dont la capacité de stockage a atteint 100 %, tous les autres barrages notamment « Béni Mtir » et « Ezzarga » n’ont pas dépassé les 22,1 millions m3 (contre capacité de 60 millions m3) pour le premier et 19 millions m3 (contre une capacité de 24,2 m3) pour le second.

Quant au barrage de « Oued El Kébir », édifié à Khedharia (Tabarka), sa capacité de stockage n’a pas dépassé les 9 millions m3, en raison de l’arrêt des travaux de son extension qui visent à porter sa capacité à 64 millions m3 et ce suite au non parachèvement des travaux de la route périphérique liant Khedhayria à Jaballah. L’eau emmagasinée dans ce barrage, qui se trouve pourtant, dans l’une des régions les plus pluvieuses du pays, avec une pluviométrie atteignant 1500 mm par an, n’a pas dépassée les 6,1 millions m3, au 7 mai 2021.

Ces chiffres suscitent les appréhensions des agriculteurs et des experts qui suivent la situation hydrique en Tunisie en général et à Jendouba en particulier, quant à la capacité du pays à répondre à la demande en hausse d’eau, aussi bien pour l’eau potable, que pour l’irrigation et la production électrique.

La politique de l’Etat n’a pas changé et la Tunisie demeure incapable de bien gérer ces ressources hydrauliques, de manière à atteindre les objectifs pour lesquels, ces barrages ont été crées, ont-ils estimé.

Outre la dégradation du réseau responsable de 30% des eaux exploitées, la connexion anarchique à ce réseau et le non traitement de l’accumulation de boues dans ces barrages, la maîtrise de la gestion des ressources en eau exploitables ne dépasse pas les 400 millions m3 d’un total de 662 millions m3, d’après les experts et responsables de la région.

Jendouba, est le seul gouvernorat du pays, à enregistrer une pluviométrie annuelle de plus de 1000 mm, variant durant la saison 2020/2021 entre 1586 mm à Ain Draham et 432 mm à Bousalem.

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