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Des experts de l’ONU ayant enquêté sur les atrocités commises depuis 2016 contre des populations civiles dans la région du Kasaï en République démocratique du Congo (RDC) ont accusé mardi les forces de sécurité et les milices locales de crimes contre l’humanité.

« Au terme de son enquête dans la région du Kasaï de la République démocratique du Congo, l’équipe d’experts internationaux mandatée par le Conseil des droits de l’homme conclut que des crimes contre l’humanité ont été commis au Kasaï et alerte contre le risque d’une nouvelle vague de violence ethnique », font-ils remarquer dans un communiqué rendu public le mardi 26 juin 2018 à Genève.

L’équipe d’experts est d’avis que ces attaques ont été menées contre des civils de divers groupes ethniques avec un caractère généralisé ou systématique. « Certaines exactions peuvent être qualifiées de persécution pour des motifs ethniques », soulignent les enquêteurs. Les crimes et destructions continuent de se produire deux années après que le début du conflit, continuant de provoquer le déplacement des populations, et des femmes continuent d’être réduites en l’esclavage.

Les enquêteurs onusiens pointent du doigt les forces de défense et de sécurité congolaises, ainsi que la milice Kamuina Nsapu et les milices Bana Mura pour avoir « délibérément tué ces civils, dont nombre d’enfants, et commis des atrocités à l’encontre de la population civile – notamment des mutilations, viols et autres formes de violences sexuelles, tortures, et exterminations ». « La milice Kamuina Nsapu a également procédé à l’enrôlement d’enfants, filles et garçons », note le document.

Les enfants principales victimes

Ces violences ont d’ailleurs particulièrement affecté les enfants du Kasaï. Ces derniers ont été à la fois les principales victimes et acteurs des violences. Alors que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a dénombré 1.220 garçons et 658 filles recrutés et utilisés par la milice Kamuina Nsapu au 30 août 2017, l’équipe d’experts estime que leur nombre est beaucoup plus élevé et que le recrutement continue.

Beaucoup d’enfants ont été enlevés, blessés, mutilés, détenus ou exécutés. Certains ont vu leurs parents battus, décapités ou leurs mères violées. « Beaucoup d’enfants ont été forcés à combattre, placés en première ligne sans armes ou avec des armes factices, ou traditionnels, alors que d’autres ont été forcés à tuer et décapiter », explique l’experte Fatimata M’Baye.

Nombre de femmes ont été aussi violées, parfois par de multiples assaillants simultanément ou de manière répétée, devant leur mari, leurs enfants ou d’autres membres de leur famille. Un grand nombre de femmes victimes de violences sexuelles et principalement de viols ont témoigné des difficultés médicales et psychologiques endurées auxquelles elles doivent faire face. Outre les difficultés médicales et psychologiques endurées.

Il est temps de mettre fin à l’impunité – Bacre Waly Ndiaye

Selon l’ONU, cette vague de violence au Kasaï depuis 2016 s’inscrit dans un contexte national de tensions autour des élections présidentielles, et de pouvoir coutumier, lié étroitement à l’identité ethnique. Dans ces conditions, les enquêteurs de l’ONU plaident pour une reddition des comptes des auteurs de ces crimes.

« Nous sommes choqués par la situation désastreuse qui a coûté la vie à plusieurs milliers de personnes et qui perdure dans la région sans attirer ni l’attention ni au plan national ni international, » a déclaré le Président de l’équipe d’experts. « Il est grand temps que la justice mette fin à l’impunité de ces crimes si l’on ne veut pas que la dimension ethnique de ce conflit ne s’aggrave encore », a ajouté Bacre Waly Ndiaye.

L’équipe d’experts internationaux demande en outre que soit urgemment mis en place une politique de désarmement des milices ainsi qu’un processus de réconciliation afin d’éviter une nouvelle vague de violences et de permettre le retour des déplacés et réfugiés.

A noter que les experts internationaux, Bacre Waly Ndiaye, Fatimata M’Baye et Luc Côté, se sont entretenus avec 524 victimes, témoins, auteurs présumés et d’autres sources. Des documents, photographies et vidéos appuyant les témoignages ont été collectés, notamment sur les incidents les plus graves – les atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique, notamment les violences sexuelles et basées sur le genre, ou encore les violences faites aux enfants. Le rapport doit être présenté devant le Conseil des droits de l’homme le 3 juillet prochain.

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Le Groupe de travail de l’ONU sur les mercenaires a appelé à l’accroissement du soutien financier et des autres ressources pour mettre fin au conflit armé au Tchad et dans les pays avoisinants ainsi que pour mettre un terme aux violations des droits de l’homme commises par différents acteurs dont certains sont des combattants étrangers et de présumés mercenaires.

Ces violations comprennent notamment des exécutions et des actes torture. Davantage de ressources permettra également d’aider des millions de personnes ayant besoin d’aide humanitaire en raison des combats.

Dans une déclaration, au terme d’une visite d’une durée de 9 jours dans le pays, les experts de l’ONU affirment que les activités des groupes armés, dont Boko Haram notamment, ont provoqué une crise humanitaire majeure et qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient placés au centre des efforts pour les combattre.

« Boko Haram a détruit des communautés qui vivaient dans la région du lac

Tchad depuis plusieurs années et qui en tiraient leur moyen de subsistance. Ils ont tué près de 30 000 de personnes, causé le déplacement interne de près de 2 millions d’individus et ont laissé près de 10 000 millions de personnes dans un besoin urgent d’assistance humanitaire,» a déclaré Patricia Arias, membre de la délégation du Groupe de travail.

« Les violations des droits de l’homme enregistrées qui ont été infligées à la population locale y-compris aux femmes et aux enfants comprennent notamment des exécutions, des actes de torture et des enlèvements. Les femmes ont plus particulièrement été victimes de violences sexuelles et ont été utilisées en tant que kamikazes » a-t-elle affirmé.

«La région du lac Tchad, qui est maintenant le centre des attaques et violences de Boko Haram, est au cœur d’une crise humanitaire de grande ampleur affectant non seulement le Tchad mais les pays avoisinants en l’occurrence le Cameroun, le Niger et le Nigéria. Mais le pays entier fait également face au défi que représente un certain nombre de conflits armés dans lesquels des combattants étrangers et des mercenaires sont engagés » a-t-elle ajouté.

Les experts ont indiqué que plusieurs personnes ont été recrutés de force au sein de Boko Haram y-compris des ressortissants qui proviennent des pays qui bordent le lac Tchad. Néanmoins, ils ont noté que des mercenaires en provenance de l’extérieur de la région, auraient également rejoint le groupe dans le but de fournir des formations, d’après certaines informations.

Les experts des Nations Unies ont mentionné que la compréhension des motivations des personnes qui rejoignent les groupes extrémistes et s’engagent dans des activités mercenaires est essentielle. Plus de la moitié de la population du Tchad a moins de 18 ans et environ 40% vit dans la pauvreté.

“Avec un taux de pauvreté aussi élevé, il y a de sérieux risques que les jeunes rejoignent des groupes tels que Boko Haram ou Daesh en vue d’obtenir des gains financiers ou matériels. Dans la région du lac Tchad, région où se trouvent certaines des communautés les plus pauvres et les plus marginalisées, le risque est encore plus élevé” a déclaré Mme Arias.

Néanmoins, le Groupe de travail a clairement spécifié que les menaces sécuritaires ne sont pas uniquement centrées sur la région du lac Tchad. Dans le nord, le conflit impliquant Daesh en Libye a accentué les préoccupations et ce, plus particulièrement à la suite de sa récente alliance avec des éléments de Boko Haram.

À l’est, le conflit au Soudan a entraîné l’afflux de réfugiés dans le pays, alors qu’au sud, le conflit en République centrafricaine a eu le même effet. Au cours de cette visite, certains ont décrit le Tchad comme « une île entourée d’un océan de guerres » ont noté les experts.

Les activités criminelles transfrontalières menées par des groupes armés sont répandues dans certaines parties du pays étant connues comme des «no man’s land» constituant de vastes zones fournissant des routes de passage pour le trafic de drogues, d’armes et d’êtres humains.

En raison de la violence et des conflits armés, le Tchad accueille plus de 400 000 réfugiés. De plus, près de 70 000 ressortissants tchadiens sont retournés, la plupart en provenance de la République centrafricaine, et se trouvent sur divers sites à travers le pays, y compris à N’Djamena.

“La situation humanitaire associée aux menaces sécuritaires est tout simplement accablante” a déclaré Saeed Mokbil, un membre du Groupe de travail. « A N’Djamena, les attaques à la bombe de 2015 par Boko Haram et les incidents des rébellions armées internes ont mis en lumière la volatilité de la situation dans le pays. » a-t-il souligné.

Les mesures de sécurité sont essentielles, mais elles doivent être mise en œuvre en conformité avec les standards de droits de l’homme. Cela comprend la nécessité de veiller à ce que les personnes qui sont arrêtées en raison de leur lien présumé avec des groupes armés tels que Boko Haram ne soient pas détenues sans garanties procédurales. Le Groupe de travail exhorte le gouvernement à s’assurer que les droits de l’homme y-compris le droit à un procès équitable pour les détenus se trouvant dans des endroits comme Koro Toro, soient pleinement respectés.

« La promotion du développement, la réduction de la pauvreté, la construction de la paix et de la cohésion sociale sont des éléments importants en vue de fournir des solutions durables à la population locale. Cela nécessite un important soutien régional et international. Les agences humanitaires ont sérieusement besoin de davantage de ressources et de financement afin de mener à bien les programmes essentiels destinés à soutenir les populations affectées » a affirmé M. Mokbil.

Le Groupe de travail s’est félicité des initiatives positives qui ont été mises en œuvre par les autorités tchadiennes, notamment la ratification de la Convention de l’OUA sur l’élimination des mercenaires en Afrique. Un nouveau code pénal, qui a été adopté l’année dernière comporte une disposition qui criminalise le mercenariat. À ce jour, aucune poursuite n’a été intentée en vertu de cet article du code.

Les membres de la délégation ont tenu des réunions à N’Djamena et se sont rendus sur le site de Gaoui où se trouvent des retournés et réfugiés. Ils ont rencontré des représentants du Gouvernement, des membres du corps diplomatique, des organisations de la société civile, des victimes de violations des droits de l’homme ainsi que des représentants de différentes agences des Nations Unies.

Le groupe de travail présentera le rapport de sa visite au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre 2018.

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Dans un rapport de synthèse sur la rencontre, organisée par ses soins sur le thème de «La Crise du Dinar Tunisien, Etat des lieux et Perspectives», le département «Stratégie et Prospective» de l’ITES (Institut des études stratégiques) a estimé que «en quatre ans, le dinar tunisien a perdu 49% de sa valeur pour s’échanger au début de l’année 2018 contre 2.40 dollars US, soit l’un des plus bas niveaux historiques face à cette devise. Depuis une année, le dinar tunisien était à 2,30 dollars, accusant une chute qui se poursuit depuis 2011. Concernant l’euro, le cours moyen sur le marché interbancaire est de 2,72 dinars en 2017, contre 2,15 en 2013 et 1,95 en 2011 (près de 39% depuis).  Il est clair ainsi que les cours de change du TND par rapport à l’euro et au dollar ont décroché au-dessus des barres symboliques à plus de 2,4 vis-à-vis de l’euro et à plus de 2,1 vis-à-vis du dollar». Jusque-là de simple constations, d’une évidence affligeante. Petit baume au cœur : «le dinar tunisien n’est pas la seule monnaie en baisse, à l’heure actuelle. A l’instar du dinar tunisien, le dinar algérien a accusé une perte de 6% en 2017 par rapport au dollar et une baisse de 18% par rapport a l’euro. Le dinar Marocain 17% par rapport à l’euro. Celle–ci s’est envolée de 4% par rapport à toutes les monnaies».

  •  La BCT n’y est pour rien et ne peut rien faire

Les experts de l’ITES l’avouent : «la Banque Centrale de Tunisie (BCT) n’ayant pas d’impact sur l’ajustement des facteurs macro-économiques, elle ne peut que recommander de limiter les importations non essentielles et de redresser les secteurs exportateurs». Et de préciser que «depuis 2010, la BCT n’a d’autre objectif que de maintenir la stabilité du taux pour ne pas amputer le pouvoir d’achat. La baisse maitrisée du taux entre 2 et 4% par an a permis de donner la main Market Makers qui ont eu à gérer des positions de compte négatives». Et l’ITES de se demander, comme pour dire que la BCT n’a «ni chameau, ni chamelle dans l’affaire لا ناقة لها ولا جمل», «avec un déficit commercial qui a doublé, un déficit courant qui ne couvre plus le déficit commercial, et un déficit des investissements étrangers qui ne couvre plus le service de la dette, quelle marge reste-t-il à la BCT pour limiter le glissement ?».

⦁ Les 14 recommandations de l’ITES, pour relever le Dinar

Tout cela, n’a pas empêché les experts de l’ITES de faire quelques recommandations.

  1. Limiter les importations et les franchises (surtout pour les produits agroalimentaires et textiles fabriqués en Turquie ou en Chine, qui ont un impact immédiat sur la compétitivité des produits tunisiens à l’export et même sur le marché local). Signer des accords de lignes de financement pour l’importation et réduire le gap par des investissements directs. La meilleure façon de limiter l’importation, à part les mesures fiscales, c’est une certification tunisienne. C’est diplomatiquement correct en plus.
  2.  Augmenter la liquidité disponible et l’épargne (accélérer l’inclusion du Mobile Banking et rationaliser les crédits de consommation via des limites prudentielles imposées par la BCT, communiquer davantage sur les comptes CEA, Assurances vie, FCPR, etc., comme conduits légaux de défiscalisation pour récupérer la liquidité dormante des professions libérales, accélérer la mise en place du cadre réglementaire de la titrisation pour monétiser les actifs dans les bilans de banques et leurs permettre de s’autofinancer).
  3. Puiser sur les niches de liquidité en devises :Cela veut dire encourager les banques à placer dans les entreprises publiques, leur enlever la taxe sur le revenu des opérations de syndication de financement des sociétés pour que ce soit économiquement faisable, procéder aux opérations de Repurchase agreement des avoirs de titres étrangers de la banque centrale pour monétiser son portefeuille obligataire, accélérer la vente des participations non stratégiques de l’Etat (les positions minoritaires dans les banques privées et autres sociétés). Mais aussi négocier avec des banques de détail étrangères, l’émission ciblée de certificats de dépôt ou bons de trésor dédiés aux Tunisiens résidents (comme un produit d’investissement), mettre en place le cadre règlementaire du «crowd funding», travailler sur un programme de MTN (Medium Term Notes) qui est plus léger à mettre en place qu’une émission obligataire et donc offre plus de garantie à l’investisseur.
  4. Il faut activer les mesures de gouvernance et d’austérité sur les dépenses de fonctionnement de l’Etat et des entreprises publiques : Parc auto, consommation d’essence, approvisionnement, abus de biens, etc. Remplacer les avantages en nature octroyés aux fonctionnaires et dirigeants d’entreprises publiques par des allocations fixes.
  5. Activer le texte d’application de la création des fonds off-shore pour pouvoir créer des fonds dédiés aux sociétés totalement exportatrices et la création des fonds de capital retournement ou restructuration (distressed funds) pour nettoyer les bilans de banques ;
  6.  Mise en place d’accords de netting entre les entreprises publiques (entre elles et avec les banques) pour alléger le risque de défaut systémique.
  7. Négocier une stand-by facility avec les institutions internationales et élargir la fourchette de volatilité, sous le contrôle d’un currency board, (proposer une amnistie où on imposera 20% de taxe au lieu de 35% et 15% iront à un fonds dédié chez la CDC en tant qu’investissement au nom du détenteur, bien sûr accompagnée de mesures correctives, même pénales, après un certain délai en cas de désobéissance).
  8. Accélérer la mise en place de l’IFRS (les investisseurs étrangers voudraient lire des états financiers aux normes internationales pour plus de transparence), simplifier en urgence la fiscalité et les autorisations.
  9.  Prendre des mesures de sauvegarde qui ne sont pas en contradiction avec le statut de convertibilité courante du dinar (la taxation de certains produits à l’importation, le recours aux avoirs logés dans des comptes professionnels en devises).
  10.  Réviser le régime de change en changeant le fixing qui n’est autre que le reflet des cours de change de l’interbancaire, par un régime de flottement libre mais encadré par un corridor, à l’instar du serpent monétaire avant l’euro.
  11. négocier des opérations de swaps devises/dinars à moyen terme avec les pays partenaires et amis.
  12.  Accorder une attention particulière à la problématique du marché parallèle pour le ramener dans le circuit officiel.
  13.  Préserver les sites de production de matières premières qui constituent des sources de revenus en devises très importantes.
  14.  Rééquilibrer les comptes extérieurs, maîtriser l’inflation, la relance du rythme de croissance de l’investissement et de l’épargne pour une meilleure tenue de la monnaie nationale.

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Deux experts de l’ONU chargés d’enquêter sur les conflits, ont été enlevés en RD Congo, dans la province de Kasaï-Central, théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et une milice, a annoncé, lundi, le gouvernement congolais.

Deux experts onusiens et leurs accompagnateurs sont portés disparus depuis dimanche au Kasaï, région du centre de la République démocratique du Congo (RD Congo) agitée par une rébellion depuis plus de six mois, a annoncé Kinshasa lundi 13 mars.

“Les deux experts sont l’un de nationalité américaine et l’autre suédoise. Ils ont été kidnappés [dans la province du Kasaï-central] et conduits dans la forêt par des éléments inconnus ainsi que quatre Congolais : trois chauffeurs de taxi-moto et un interprète”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

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L’invasion d’une chenille légionnaire vorace venue d’Amérique fait l’objet d’une réunion d’urgence sous l’égide de l’ONU mardi à Harare, afin de discuter de mesures contre cette larve qui a endommagé les cultures céréalières de plusieurs pays africains et fait craindre des pénuries alimentaires.

Selon l’AFP, des experts représentant 13 pays seront réunis pendant trois jours dans la capitale zimbabwéenne, sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La “chenille légionnaire d’automne”, originaire des Amériques et récemment introduite en Afrique, a déjà fait des ravages dans les champs de céréales en Zambie, au Zimbabwe, en Afrique du Sud et au Ghana. Le Malawi, le Mozambique et la Namibie seraient également affectés.

C’est la première fois que cette espèce cause de telles destructions de champs en Afrique. Ces chenilles dévorent le maïs, le blé, le millet et le riz, des aliments de base en Afrique australe, une région déjà frappée par l’une des pires sécheresses de ces dernières années , a précisé l’AFP.

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L’Alternative Finance Seminar a de nouveau attiré l’attention des investisseurs et des experts financiers cette année, avec une 5ème édition revisitée et à la hauteur du parcours et de l’impact réalisés au cours des 4 dernières années, une édition rebaptisée « Le Forum de la Finance Alternative », qui s’est fixée pour objectif de mobiliser toutes les parties prenantes de l’écosystème entrepreneurial tunisien afin de cogiter autour du thème « Comment accélérer le développement d’entreprises dans les régions ? ».

Objectif atteint, puisque le mardi 15 novembre à Tunis, près de 200 personnes représentant les différents acteurs de l’écosystème entrepreneurial tunisien se sont donné rendez-vous à Tunis pour une journée consacrée à l’analyse de la réalité du financement de l’économie en Tunisie et à la valorisation des leviers de réussite adaptée aux besoins des PMEs en Tunisie, et plus spécifiquement, dans les régions.

Le coup d’envoi des travaux a été donné par M. Ali Mnif, Commissaire Général du Forum de la Finance Alternative qui a rappelé l’importance donnée au développement régional par cet événement phare initié par Carthage Business Angels, et qui émane d’une conviction inébranlable, que la relance économique de la Tunisie passe impérativement par le développement de l’économie réelle, à travers la création et la croissance des entreprises dans les régions.

  1. Nazeh Ben Ammar, Président de Carthage Business Angels, et M. Tarak Ben Salem, président du CJD Tunis, qui ont joint leurs ressources pour organiser le Forum de la Finance Alternative, ont pris la relève et ont démontré au cours de leurs interventions la difficulté du chemin qui reste à parcourir afin de fournir aux entreprises dans les régions les dispositions nécessaires pour réussir. Mais ils ont, également, mis en exergue, les efforts déjà entamés et la volonté des différents participants à cet événement à continuer à apporter les réponses adéquates aux challenges actuels.

Un panel réunissant 5 entrepreneurs représentants plusieurs régions la Tunisie, a ensuite eu lieu, pour un échange d’expériences sur le financement dans les régions. Les promoteurs ont relevé les obstacles rencontrés au cours de leur parcours ainsi que les mesures de contournement mais ont également souligné les points positifs existants ainsi que leurs propositions pour un financement efficace des entreprises dans les régions. Ce panel, présidé par M. Karim Ghenim, président de l’ATIC et modéré par M. Mustapha Boubaya, membre de Carthage Business Angels, a suscité un vif débat au sein de la salle de conférence.

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Une séance plénière, d’un très grand intérêt, a suivi le panel, avec M. Khalil Laabidi, Directeur Général de la FIPA qui a passé en revue la loi de l’investissement avec des éléments de réponses à la question principale de cette séance « Comment rendre opérationnel le code d’investissement pour favoriser le développement régional ? ».

La fin de la première session du matin a aussi été l’occasion pour M. Oualid Triki, directeur des programmes à Wiki Start Up, d’annoncer le lancement officiel de la deuxième édition de Start’Act, un programme d’accélération initié par Carthage Business Angels et qui a pour mission de favoriser l’accès au marché aux nouvelles start-ups et d’accélérer la génération de leurs cash flows.

Enfin, la séance de l’après-midi a été réservée à la présentation par M. Mondher Khanfir, C.E.O de Wiki Start Up, du concept de l’Initiative Tunisia 500, qui vise à créer 500 startups par an d’ici 2020. Il s’agit d’un projet ambitieux ouvert à tous les acteurs de l’écosystème entrepreneurial, et qui vise à mettre de la cohérence dans l’implémentation des programmes d’Ideation, d’Incubation et d’Acceleration dans toutes les régions de Tunisie. Le concept a été enrichi par les réflexions collectées par 4 focus thématiques traités en sous-groupes, à savoir, la génération des Deals Flows, l’Accompagnement des startups, le Financement et le cadre légal et fiscal. La consolidation de ses résultats sera publiée dans un executive summary qui sera consultable sur le site www.afs.tn

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Les experts de l’Union générale Tunisienne du Travail (UGTT) ont considéré, lors d’une séance d’audience, organisée par la commission des finances, du développement et de la planification à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), que les scénarios sur lesquels le gouvernement s’est basée dans la préparation du projet de budget de l”Etat pour l’année 2017, sont “fragiles” et vont déséquilibrer les finances publiques.
L’expert Abderrahmane Lahga a exprimé, à cette occasion, son étonnement face à “un budget préparé par le ministère des finances, en l’absence d’un tableau de bord clair pour l’économie nationale, permettant de garantir les équilibres financiers”.
Pour lui, les réformes économiques nécessitent une volonté politique et des ressources humaines compétentes, au sein du ministère des finances pour veiller à la structuration du budget de l’Etat.
Il a critiqué le département des finances qui “n’a pas répondu à la demande de l’UGTT, d’obtenir un échantillon de contribuables, en vue d’élaborer d’autres scénarios qui auraient un meilleur rendement pour ce qui est de la révision du barème de l’impôt sur le revenu.
Il a pointé la contradiction enregistrée entre la faiblesse du taux de croissance (moins de 1pc) et la “prospérité” du secteur financier et bancaire qui a cru de plus de 10 pc, s’interrogeant sur les financements de ce secteur et leur rapport avec la question de la contrebande et du commerce parallèle.
L’expert a évoqué à ce propos, le rôle de la banque centrale de Tunisie (BCT) dans le contrôle de ce phénomène surtout que la recapitalisation des banques publiques s’est faite avec “l’argent du peuple”.
Il a considéré qu’il est aujourd’hui temps de connaitre la contribution réelle des sociétés organisées et structurées dans l’effort fiscal, lequel ne dépasse pas actuellement 400 millions de dinars (MD) versés principalement par les grands groupes économiques.
Lahga a également critiqué le silence du gouvernement face à “la désobéissance fiscale” des médecins, s’interrogeant sur le degré de généralisation des caisses enregistreuses dans les grandes surfaces et chez les commerçants.
Il a également, appelé le ministère des finances à traiter les 1800 dossiers déposés actuellement, auprès des services en charge des litiges fiscaux, tout en critiquant l’absence de mesures dans le projet de la loi de finances 2017, concernant la réforme douanière. Lahga a proposé à ce niveau, la mise en place d’un plan de circulation au port de Radès pour combattre l’importation anarchique.
Pour Sami Aouadi, expert et universitaire, le projet de loi de finances ne comporte pas de mesures d’équité fiscale et de justice sociale, estimant qu'”il y a une exagération quant aux pressions imposées au budget de l’Etat et une non déclaration des montants qui n’ont pas été décaissés outre l’existence d’impayés fiscaux et de pénalités évalués à des millions de dinars chez certaine personnes.
Il a appelé le gouvernement à lancer effectivement, les réformes relatives à la lutte contre l’évasion fiscale, la contrebande et le commerce parallèle, soulignant que le report des augmentations salariales va engendrer une détérioration du pouvoir d’achat et partant une régression du taux de croissance étant donné que la consommation y contribue de 3 %.
Pour sa part, l’expert Karim Trabelsi a indiqué que les augmentations dans la fonction publique et le secteur privé sont liées, assurant que si le gouvernement ne revient pas sur sa décision cela impactera le secteur privé.
De son côté, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Noureddine Tabboubi a assuré que l’organisation syndicale est prête à faire des sacrifices dans le cadre du respect des accords mais c’est elle qui choisira le type des sacrifices à consentir.
Il a par ailleurs, assuré que les augmentations salariales ont un impact positif sur la paix sociale, affirmant “qu’au cas ou les ressources budgétaires ne seront suffisantes, nous rechercherons alors les solutions idoines”.
Dans leur intervention, les députés du mouvement Ennahdha ont assuré que la porte du dialogue restera ouverte avec le gouvernement concernant les négociations sur des augmentations salariales, tout en mettant en garde contre les politiques d’austérité.
Les députés du mouvement Nidaa Tounes ont considéré que l’assemblée est ouverte aux propositions de l’UGTT et ce sans toucher aux équilibres financiers du pays.

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Le phénomène n’a cessé de prendre de l’ampleur en Tunisie. “Les banques parallèles”, “la contrebande de produits financiers” ou encore “les établissements parallèles de crédit”… Peu importe, le procédé est simple : Ce sont des personnes qui accordent des crédits à des citoyens démunis, moyennant un taux d’intérêt exorbitant atteignant parfois 100% des montants accordés. Cela nous rappelle en fait l’affaire Adel Dridi, condamné, en août 2013, à 10 ans de prison pour escroquerie dans le dossier Yosr Développement.

Le fléau ne cesse de se propager de jour en jour. Un crédit dans la poche en quelques heures et sans la complexité des procédures administratives, il n’y a rien de mieux, surtout à la lumière de la dégradation du pouvoir d’achat du Tunisien et la cherté de la vie, mais…

Ce genre de crédit qui entre, bien entendu, dans le cadre de l’informel et l’illégal, n’est pas gratuit, il est remboursable avec un taux atteignant parfois les 100% du montant accordé, ce qui aura certainement un impact négatif non seulement sur le citoyen qui ne sait pas aujourd’hui où donner de la tête mais aussi sur les équilibres financiers du pays. D’où l’appel des experts à intervenir pour mettre un terme à ce genre de pratique.

“Un préjudice pour le secteur bancaire”

Interrogé sur l’affaire, Mohamed Salah Ayari, conseiller fiscal et enseignant universitaire, a affirmé dans une déclaration ce vendredi 14 octobre 2016 à Africanmanager qu’étant donné la situation économique difficile et la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen de façon générale, surtout la classe moyenne, qui représente 50% de la société, le besoin du Tunisien se fait ressentir de plus en plus pour subvenir à ses besoins élémentaires.

Aujourd’hui, le consommateur tunisien n’arrive plus à recourir aux banques pour satisfaire ses besoins urgents, donc il cherche par tous les moyens à trouver les fonds nécessaires lui permettant de faire face à l’augmentation des prix et la dégradation de son pouvoir d’achat. Du coup, l’émergence d’un nouveau phénomène qui se confirme aux fils des années.

Ce phénomène ne fait qu’aggraver la situation des personnes concernées mais d’un autre côté et sur le plan légal, “les préteurs” sont en infraction vis-à-vis de la loi, qu’ils ont piétinée, notamment le rôle fondamental des établissements de crédit, “autrement dit, on se trouve devant une pratique qui porte préjudice au secteur bancaire d’un côté et qui rend la situation des citoyens concernés plus précaire”, a-t-il ajouté.

Un phénomène dévastateur

Un expert financier qui a choisi de nous parler sous couvert de l’anonymat a affirmé que la contrebande des services financiers n’a cessé de prendre de l’ampleur en Tunisie, faisant remarquer toutefois que ce phénomène est beaucoup plus grave que la contrebande des marchandises.

Il a par ailleurs expliqué que la contrebande des marchandises est perceptible contrairement à celle des produits financiers, qualifiant ce phénomène de “cancer” qui pourrait se propager. Cela aurait également un grand impact sur les équilibres financiers.

Selon lui,  ce fléau a trouvé de la place en Tunisie à cause du chaos et de l’anarchie totale qui ont suivi la Révolution.

La réticence des banques pour satisfaire certaines demandes de crédit explique en grande partie l’émergence de la contrebande des produits financiers, a expliqué notre interlocuteur. Des gens qui se font passer pour des banques pour financer des citoyens aux demandes pressantes. Du coup, le taux d’intérêt pratiqué par ces gens là sera très élevé, atteignant dans plusieurs cas les 100%.

” Le gens qui ne peuvent pas se financer auprès des banques fréquentent souvent soit disant les banques parallèles”, a indiqué l’expert financier, faisant remarquer qu’il s’agit d’un phénomène dévastateur pour l’économie nationale. “Ça va tuer notre économie, ça va tuer le secteur formel”, a-t-il clamé.

Enfin, il a conclu en disant que la loi tunisienne interdit ce genre de pratique, appelant ainsi les autorités, les organisations nationales, la société civile et toutes les parties concernées à contrôler de près ces personnes là.

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Les membres de la commission des droits et des libertés ont annoncé, ce lundi 27 juin 2016, à l’Assemblée des représentants du Peuple (ARP), que deux experts seront bientôt sélectionnés et seront chargés de travailler sur des affaires liées à la traite des êtres humains en Tunisie.

Ces experts devront répondre à de nombreux critères définis par le projet de loi de la commission, dont notamment la neutralité, l’indépendance et la compétence.

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Accord, au niveau des experts du Fonds monétaire international (FMI), sur un programme de coopération avec la Tunisie, d’un montant de 2,8 milliards de dollars (Massoud Ahmed, directeur du département Moyen Orient et Asie centrale)

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