AccueilLa UNELa résilience agricole au travers de l’exploitation durable ! 

La résilience agricole au travers de l’exploitation durable ! 

Du fait de sa configuration géographique et topographique, la Tunisie s’est trouvée et se retrouve encore sous l’effet d’une économie  génératrice de disparités, majoritairement régionales, qui  se creusent davantage. Les zones côtières représentant une part aussi importante de l’emploi officiel du pays, elles exercent une forte attraction en tant que centres économiques, ce qui encourage l’exode rural.
Cela réduit l’éventail des expériences de nombreuses populations rurales qui travaillent principalement dans l’agriculture. Alors que l’agriculture contribue pour environ 10 % à l’économie du pays, plus de 80 % du produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie provient de l’industrie et des services, largement concentrés dans les zones urbaines.

En conséquence, les investissements du gouvernement sont presque exclusivement canalisés vers ces villes dans l’espoir de maximiser le potentiel de croissance économique. Les investissements réalisés dans les régions rurales du sud-ouest et du nord-ouest sont nettement inférieurs à ceux réalisés dans les grandes villes, les projets d’investissement public ayant un taux d’achèvement bien plus élevé (plus de 65 % à Tunis). L’absence durable d’investissements publics efficaces dans le reste du pays a entraîné la persistance des disparités régionales, note Borgen Magazine.

Les agriculteurs ont été confrontés à d’importants défis en raison de sécheresses prolongées, qui ont asséché une grande partie des terres autrefois fertiles du pays, laissant le sol aride et difficile à cultiver. Ces sécheresses ont également entraîné une baisse du niveau des nappes phréatiques et une augmentation de la salinité de l’eau, ce qui rend les pratiques agricoles telles que l’irrigation beaucoup plus difficiles. En réponse à ces sécheresses, l’approche gouvernementale a largement consisté à imposer des restrictions. Bien qu’elle permette de conserver l’eau, elle ne répond pas aux besoins de nombreux agriculteurs qui souhaitent des solutions pratiques à plus long terme.

Des solutions à petite échelle

Alors que les initiatives gouvernementales tendent à s’orienter vers des projets d’investissement à grande échelle, de nombreuses initiatives à petite échelle ont permis d’apporter un soutien aux agriculteurs tunisiens. Nombre de ces projets sont spécifiquement conçus pour soutenir les agricultrices qui, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), représentent 70 % de la main-d’œuvre agricole du pays.
La plateforme GENDER Impact du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), qui se concentre sur l’égalité des sexes dans la recherche sur les systèmes alimentaires, a présenté l’appareil du Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA) aux agricultrices. Une technologie innovante telle que le « Handheld Precision Spreader » permet de réduire le gaspillage de semences et d’engrais et de diminuer les coûts de main-d’œuvre de 40 %. Ce dispositif réduit les risques sanitaires associés à l’agriculture en éliminant le contact peau à peau avec les engrais. Les programmes comme celui-ci sont particulièrement attentifs aux problèmes sociaux qui accompagnent souvent la pauvreté, tels que l’accès limité aux services et aux soins de santé.

Si certains programmes soutiennent les agriculteurs en leur fournissant des technologies, d’autres mettent l’accent sur l’importance de l’éducation, en enseignant aux agriculteurs des méthodes agricoles durables et des compétences en matière de gestion des risques. Rim Ben Soud a joué un rôle actif dans le développement du soutien aux agriculteurs tunisiens. Ayant créé le GDAF, un groupe local de femmes pour le développement agricole, elle a reconnu l’importance d’une approche multilatérale, axée sur le genre, pour améliorer les conditions d’exploitation.

Le groupe apporte son soutien aux agriculteurs tunisiens par le biais de l’éducation et de la formation, en les aidant à atteindre la résilience agricole grâce à des méthodes d’exploitation durables. Il aide les agricultrices à diversifier leurs produits et à étendre leurs réseaux commerciaux afin de garantir une sécurité économique à plus long terme.
Cela permet non seulement de soutenir les femmes dans l’agriculture, mais aussi d’encourager la participation des femmes, en leur donnant les moyens de s’adapter et de répondre aux défis économiques et agricoles.

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