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La trilogie Chine-Tunisie-Monde arabe 

A divers titres, la présente visite du président de la République, Kais Saies, en Chine prend rang d’événement  qui inscrit la Tunisie dans une nouvelle logique, stratégique, diplomatique et naturellement économique vis-à-vis de Pékin.  La 10e conférence ministérielle du Forum de coopération Chine-États arabes à laquelle prend par le chef de l’Etat sera l’aiguillon de premier ordre à l’enseigne duquel vont devoir se déterminer l’orientation du nouveau partenariat projeté.

On retiendra de ce rendez-vous qu’il se tient alors que la Chine cherche à jouer un rôle de médiateur dans le conflit entre le Hamas et Israël, et dans la guerre en cours à Gaza. Historiquement, la Chine a soutenu la cause palestinienne et plaidé en faveur d’une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien. Le président Xi Jinping a également appelé à la tenue d’une « conférence internationale de la paix » pour faire face à la violence actuelle.

Il s’agit de mettre fin au conflit de Gaza dès que possible et d’instaurer la paix, tout en encourageant  la communauté internationale à mettre en œuvre la « solution à deux États » avec une plus grande détermination et des actions plus concrètes afin de parvenir à une paix et à une stabilité à long terme dans la région du Moyen-Orient.

En fait, ces dernières années, la Chine est devenue une force de plus en plus influente en Asie occidentale, alors que les États-Unis se sont tournés vers la région indopacifique. La région fournit une grande partie du pétrole dont la Chine a besoin et constitue un partenaire commercial majeur pour de nombreux pays de la région, même si les États-Unis même si les États-Unis restent la puissance militaire et diplomatique prédominante, estime à ce propos le site FirstPoint.

Pékin entretient des relations étroites avec tous les États clés – l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Israël et l’Iran -, considérant la région à la fois comme un partenaire économique crucial et comme un objectif géopolitique important. L’année dernière, l’influence croissante de Pékin a été mise en évidence lorsqu’elle a négocié un accord de paix entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

Une influence géopolitique substantielle !

Il est évident que Pékin a acquis une influence géopolitique substantielle dans la région grâce à ses liens économiques et à divers projets dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route » (BRI). Notamment, trois de ses partenaires d’Asie occidentale – l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis – sont également des partenaires militaires des États-Unis. Chacun de ces pays a ses propres raisons de favoriser les liens avec la Chine.

La Chine pourrait également chercher à finaliser un accord de libre-échange (ALE) avec le Conseil de coopération du Golfe (CCG), attendu de longue date, au cours de ces réunions. Les négociations entre la Chine et le CCG, qui comprend les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et Oman, tous membres de la Ligue des États arabes, ont commencé dès 2004.

En janvier, Chen Weiqing, alors envoyé principal de la Chine en Arabie saoudite, a déclaré qu’environ 90 % des termes de l’accord de libre-échange avaient été acceptés. Toutefois, deux mois plus tard, l’agence Reuters a rapporté que les négociations étaient au point mort, les Saoudiens craignant que les produits chinois bon marché n’entravent les ambitions de Riyad de devenir une puissance industrielle.

Un potentiel insuffisamment exploité

S’agissant de la Tunisie, force est  de constater qu’elle  n’a pas encore exploité tout le potentiel de ses relations avec la Chine. Malgré les promesses de flexibilité et de non-ingérence, Pékin n’a pas été exemptée des défis à relever pour développer se présence dans le pays. Le partenariat qui en résulte est insuffisant, même en comparaison avec les voisins de la Tunisie, qui ont connu des niveaux plus élevés d’investissement et de commerce chinois, relève le think tank Washington Institute , qui cite , en particulier, l’Algérie, qui offre les hydrocarbures dont la Chine et a conclu un partenariat stratégique global avec Pékin en 2014. La Chine a également lancé des projets d’investissement massifs au Maroc, tels que le développement de la Cité technologique de Tanger, qui devrait accueillir 200 entreprises chinoises d’ici 2027.

En théorie, ajoute le groupe de réflexion, l’influence chinoise pourrait s’étendre rapidement si la Tunisie fait défaut sur sa dette publique. Pékin s’est parfois signalée par sa position de prêteur en dernier ressort qu’elle a utilisée pour gagner en influence au niveau local. Pourtant, des études montrent que la plupart de ces renflouements massifs ont eu lieu dans des pays où la Chine est déjà fortement investie.

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1 COMMENTAIRE

  1. Le Mexique est un pays ateliers pour les USA comme le Maroc et la Turquie sont des pays ateliers pour l’Europe

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