AccueilLa UNELa Tunisie achète pour 150 millions de dollars de matériel militaire turc

La Tunisie achète pour 150 millions de dollars de matériel militaire turc

Le président des industries de la défense turque (SSB), Ismail Demir, a déclaré jeudi que ces derniers jours de l’année ont vu un grand nombre d’exportations d’industries de la défense de la Turquie vers la Tunisie.

Sous la coordination de la SSB, cinq entreprises locales de défense ont exporté pour 150 millions de dollars de produits, a-t-il précisé  dans un post sur Twitter.

Les produits comprennent les drones (UAV) à moyenne altitude et longue endurance (MALE) de Turkish Aerospace Industries (TAI), le véhicule anti-mines Kirpi de BMC, les véhicules blindés Ejder Yalçın de Nurol Makina, divers véhicules Katmerciler tels que des tanks et des chars, et les systèmes électro-optiques du géant turc de la défense ASELSAN.

Les produits sont destinés aux forces de sécurité tunisiennes, a déclaré  Demir, notant qu’une réunion de coopération sur l’industrie de la défense  a été tenue avec des responsables tunisiens par vidéoconférence.

S’agissant des  drones Anka, il est noté que c’est  la première fois que ce matériel  est vendu à l’étranger. TAI va livrer trois drones Anka et trois systèmes de contrôle au sol au commandement des forces aériennes tunisiennes, selon un précédent rapport du site d’information en ligne turc Habertürk.

Le financement des exportations sera assuré par la Türk Eximbank. La banque va fournir 80 millions de dollars de prêts à la Tunisie, selon le rapport Habertürk.

Cinquante-deux pilotes et personnels de maintenance tunisiens recevront la formation nécessaire dans les locaux de la TAI dans la capitale Ankara.

Le Kirpi du principal fabricant de véhicules militaires et commerciaux BMC est capable de transporter 12 personnes et a déjà été exporté, le Qatar étant l’un des principaux acheteurs. Le Kirpi est disponible en plusieurs versions, dont des MRAP 4×4 et 6×6 et des véhicules ambulanciers 4×4.

Les véhicules de combat tactique blindés Ejder 4×4 de Nurol Makina ont été achetés par plus de 10 pays, et la société continue à négocier de nouveaux contrats avec d’autres États. L’entreprise a également développé différentes configurations du véhicule pour ses acheteurs étrangers.

Le fabricant de véhicules blindés Katmerciler, quant à lui, a enregistré sa première exportation après avoir signé un contrat de 20 millions de dollars pour vendre Hızır, le plus puissant véhicule de combat blindé de son segment, à un pays africain dont l’identité n’a pas été révélée en 2019.

La Turquie, 14ème exportateur d’armes au monde

Il convient de signaler que l’industrie de la défense turque a connu un boom au cours de la dernière décennie. En 2010, une entreprise turque figurait dans la liste des 100 premières entreprises mondiales de défense. Elle compte actuellement sept entreprises de plus qu’Israël, la Russie, la Suède et le Japon réunis. La part de la Turquie dans les importations d’armes de 2015 à 2019 a diminué de 48 % par rapport aux cinq années précédentes.  Le pays est passé d’une importation de 70 % de son matériel militaire à 30 %. Parallèlement, l’industrie turque de l’armement est passée d’un milliard de dollars en 2002 à 11 milliards de dollars en 2020, dont plus de 3 milliards de dollars d’exportations, faisant de la Turquie le quatorzième exportateur mondial de défense. L’État a investi 60 milliards de dollars dans des projets de défense, et compte tenu des tensions gréco-turques sur les droits énergétiques en Méditerranée orientale, la Turquie a mis en place une marine à la hauteur de celle des Grecs.

De plus, la Turquie est l’un des vingt-deux États seulement qui fabriquent des drones armés, ce qui ajoute une autre dimension à sa puissance militaire régionale. La couverture médiatique pro-gouvernementale indique que le désir d’Erdogan d’étendre et de développer l’industrie nationale de l’armement est devenu un projet personnel. Erdogan a publié un décret présidentiel le 10 juillet 2018, plaçant le sous-secrétariat aux industries de la défense (SSB) sous le contrôle direct de la présidence et a rebaptisé le SSB « Présidence des industries de la défense ». L’ambition politique de ce dernier est sans doute le principal moteur de la croissance de l’industrie de la défense en Turquie.

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1 COMMENTAIRE

  1. Notre balance commerciale est déficitaire avec la Turquie, c’est à dire nous importons de la Turquie des produits et services plus que nous lui exportons.Nous devons limiter l’influence de la Turquie nouveau colonisateur en Tunisie et dans toute la région du Maghreb. Est-ce que le président KS est d’accord sur ce marché ?

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