AccueilLa UNELa Tunisie chute à la 85e place du Global AI Index

La Tunisie chute à la 85e place du Global AI Index

L’hebdomadaire britannique The Observer vient de publier la dernière édition de son indice mondial consacré à l’intelligence artificielle : le Global AI Index (GAII).

Cette édition couvre 93 pays, pour lesquels des données sont disponibles, et les classe selon trois critères principaux : l’investissement, l’innovation et la mise en œuvre de l’IA.

Pour évaluer ces pays, le GAII s’appuie sur un large éventail d’indicateurs : 108 dans cette version 2025, issus de 23 sources variées, dont des rapports gouvernementaux, des bases de données publiques d’organisations internationales, des groupes de réflexion, des entreprises privées, etc.

Ces indicateurs permettent de mesurer des réalités concrètes : la capacité de calcul, l’infrastructure (électronique et réseau), le nombre de start-ups spécialisées en IA, l’implication dans la recherche, les brevets déposés, le capital humain formé à l’IA et, plus largement, la capacité d’un pays à faire de l’IA un véritable moteur de développement.

La Tunisie, 11ème en Afrique

Parmi les 93 pays couverts par l’indice, la Tunisie se classe 85e au niveau mondial, perdant 14 places par rapport à l’édition 2024 où elle occupait la 71e position. Parmi les 16 pays africains présents dans le classement, elle est 11e, avec un score de seulement 7 sur 100.

L’analyse détaillée des performances par indicateur révèle un profil contrasté. Le pays obtient ses meilleurs scores dans certains domaines. L’indicateur « Échelle » (90/100) témoigne de sa capacité à déployer l’IA à grande échelle grâce à un réseau croissant de start-ups et à l’intégration progressive des solutions d’IA dans divers secteurs économiques.

L’indicateur « Stratégie gouvernementale » (88/100) et l’indicateur « Intensité » (82/100) mesurent respectivement l’adoption effective de l’IA dans les entreprises et le secteur public.

L’indicateur « Écosystème commercial » (76/100) et l’indicateur « Infrastructure » ​​(78/100) reflètent la vitalité de l’écosystème économique et la qualité des infrastructures nécessaires, telles que la capacité électrique, la connectivité et l’accès aux outils informatiques. Le développement (75/100) reflète le développement des compétences locales, les programmes de formation et le soutien aux initiatives nationales.

Les USA au zénith avec une note de 100/100

En revanche, l’environnement opérationnel (67/100) et les talents (68/100) indiquent que la réglementation, le cadre institutionnel et la disponibilité de spécialistes qualifiés nécessitent encore des améliorations. Enfin, l’indicateur de recherche (44/100), le plus faible du pays, souligne un déficit de production scientifique, de recherche fondamentale et de brevets.

En Afrique, le pays le mieux classé est l’Égypte, qui se hisse au 47e rang mondial, suivie de l’Afrique du Sud (54e), du Ghana (61e), de l’Algérie (65e), du Maroc (68e), du Nigéria (69e), de Maurice (70e), du Kenya (74e) et du Sénégal (75e). La Côte d’Ivoire, au 84e rang mondial, complète le top 10 africain.

Globalement, les pays africains étudiés affichent des scores très faibles. Aucun pays figurant dans la liste ne dépasse la 15e place sur 100.

À l’échelle mondiale, le Top 5 est dominé par les États-Unis, qui obtiennent la note parfaite de 100/100, suivis de la Chine, de Singapour, du Royaume-Uni et de la Corée du Sud.

Ces pays se distinguent par leurs investissements massifs, leurs infrastructures de pointe et leurs écosystèmes d’IA très développés, ce qui leur permet de conserver une nette avance sur le reste du monde.

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