La Tunisie tient son rang de premier exportateur mondial d’huile d’olive en dehors de l’Union Européenne, selon de récentes statistiques officielles communiquées par le ministère du Commerce.
Depuis des années déjà, le gouvernement tunisien s’est engagé dans un programme de valorisation de son huile d’olive de qualité. Grâce à des initiatives telles que des investissements agroalimentaires et des stratégies marketing novatrices, le secteur vise à passer d’une production de masse à des huiles embouteillées.
Des initiatives de formation ont été déployées pour promouvoir des pratiques de production respectueuses de l’environnement, renforçant ainsi la biosécurité, la durabilité et la conservation.
Il s’agit de propulser l’huile d’olive tunisienne sur la carte mondiale, d’aider les producteurs locaux à accéder à des marchés d’exportation à forte valeur ajoutée et d’améliorer la qualité du produit.
De plus, cette initiative vise à renforcer la résilience du secteur face au changement climatique.
Le secteur oléicole tunisien, avec ses racines remontant à l’époque préromaine, est à un tournant de son histoire. Grâce à des investissements judicieux, des stratégies d’exportation bien pensées, des mesures de sécurité alimentaire et une image de marque solide, il se prépare à une renaissance.
Embrayer sur les initiatives pilotes
C’est dans ce contexte qu’une commission de travail permanente et un plan d’action 2026 ont été mis en place pour intégrer systématiquement l’huile d’olive tunisienne dans l’offre touristique et développer le tourisme agricole durable, a-t-on appris à l’issue d’une réunion interministérielle tenue vendredi 26 décembre.
Organisée conjointement par les ministères du Tourisme et de l’Agriculture, cette réunion a groupé des représentants des deux départements, des institutions nationales (ONTT, ONH, APIA) ainsi que des organisations professionnelles (UTICA, FTAV, FI2T) et des acteurs de l’hébergement rural.
Elle s’inscrit dans la foulée du succès d’initiatives pilotes menées à Chaâl, Enfidha et Bizerte, où des visites immersives autour de la récolte et de la transformation des olives ont suscité un fort intérêt touristique.
Le plan d’action 2026 prévoit la création de « routes touristiques thématiques » autour de l’olive, l’organisation de festivals régionaux et la mise en place d’espaces d’exposition permanents dans les zones touristiques. L’huile d’olive, qui couvre 40 % de la superficie agricole tunisienne et place le pays au deuxième rang mondial des producteurs, sera ainsi valorisée comme une « ambassadrice » du patrimoine alimentaire national.
Les participants ont insisté sur le rôle du tourisme agricole dans la diversification de l’offre touristique, la valorisation du terroir et le soutien aux revenus des agriculteurs. Les expériences pilotes, jugées exemplaires, seront désormais étendues et institutionnalisées à l’échelle nationale, dans une démarche alliant développement régional, création d’emplois et rayonnement économique.
Un avenir plus prometteur que jamais !
La Tunisie peut promouvoir un développement économique durable, stimuler l’innovation agricole et renforcer sa position comme premier fournisseur mondial de produits oléicoles de qualité. L’avenir de l’huile d’olive tunisienne semble plus prometteur que jamais(…).
Les recettes drainées par les exportations de l’huile d’olive ont connu des hausses successives tout au long des années 2024 et 2025.
Cette amélioration est due, essentiellement, à l’accroissement de la quantité de l’huile d’olive exportée de 47%, à 14781 tonnes, malgré une baisse des prix de 20,6%, passant de 23,974 mille dinars/ tonne, en novembre 2023, à 19,022 mille dinars/ tonne, actuellement.
Il convient de noter que les quantités d’huile d’olive conditionnée exportées ont évolué positivement de 30%, pour atteindre 2,5 mille tonnes d’une valeur s’élevant à 67 MD.








