Les financements existent bel et bien en Afrique. Néanmoins, ils restent encore sous-exploités par les femmes entrepreneures tunisiennes.
C’est le constat dressé par la présidente de la Chambre nationale des femmes chefs d’entreprises, Leila Belkhiria Jabeur dans une interview accordée au studio télévisé de l’agence TAP.
Belkhiria a affirmé que le principal obstacle n’est pas la rareté des fonds, mais plutôt l’accès à l’information financière et la capacité à formuler des projets « bancables » conformes aux exigences des marchés africains.
L’adhésion de la Tunisie à la COMESA offre pourtant des opportunités concrètes, a fait savoir Belkhiria, ajoutant que cette organisation met à disposition des financements dédiés au renforcement des capacités, à la formation et à la participation aux salons internationaux, selon des critères précis.
Belkhiria a en outre annoncé la participation de plusieurs banques et institutions financières de la COMESA à la 7e édition du Salon régional et conférence des affaires pour les femmes entrepreneures dont les assises auront lieu à Tunis du 1er au 3 juillet prochain.
A l’approche de cette manifestation d’envergure, la responsable a exhorté les femmes chefs d’entreprises à renforcer leurs compétences en montage et présentation de projets, indiquant que plusieurs secteurs porteurs peuvent accéder aux marchés africains, dont notamment, l’agroalimentaire, l’emballage, les services médicaux.
Ce rendez-vous économique vise à dynamiser les échanges commerciaux et les investissements entre les pays de la COMESA, à soutenir l’entrepreneuriat féminin, à accélérer la transformation digitale et à faciliter l’intégration dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
L’accès des femmes entrepreneures tunisiennes aux financements africains freiné par un manque de projets « bancables »
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