L’Algérie a réaffirmé, mardi 18 novembre, son intention de soutenir toute tentative de médiation entre le Maroc et le Front Polisario dans le dossier du Sahara occidental. La déclaration a été faite par son ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf, qui a rappelé la position d’Alger : seule une discussion entre Rabat et le Polisario peut permettre de trouver une solution au conflit.
Alger tente ainsi de reprendre la main sur un dossier ou le Maroc a marqué des points depuis que nombreuses puissances, dont les États-Unis, soutiennent officiellement le plan marocain d’autonomie du Sahara occidental.
Alger veut continuer de peser sur le processus de discussion. Et ce, malgré la résolution votée par l’ONU le 31 octobre dernier. Le Conseil de sécurité ayant estimé, sous impulsion de Washington, que le plan d’autonomie du Sahara occidental « pourrait représenter la solution la plus réalisable », estime RFI.
Néanmoins, le chef de la diplomatie algérienne a rappelé les fondamentaux de la position de son pays. À savoir : garder le processus politique dans le cadre des Nations unies, organiser des discussions entre Rabat et le Polisario, s’accorder sur la version finale de la solution entre les deux parties, et enfin et surtout permettre à la population sahraouie de décider de son droit à l’autodétermination.
C’est en se référant à ses constantes stipulées dans les résolutions de l’ONU, propre à cette question, que l’Algérie est prête à s’ouvrir sur une médiation pour une « solution durable, juste et définitive » au Sahara occidental.








