Les partis allemands ont jeté samedi leurs dernières forces dans la bataille à la veille des législatives, pour lesquelles l’opposition conservatrice part favorite, malgré une poussée attendue de l’extrême droite dans un contexte tendu.
Le résultat de ces élections s’annonce crucial au moment où l’Allemagne et l’Europe sont sonnées par les annonces fracassantes de l’administration de Donald Trump sur la guerre en Ukraine, les craintes de rupture du lien transatlantique et les menaces de hausse des droits de douane.
Le climat intérieur est aussi pesant dans ce pays endeuillé par plusieurs attaques meurtrières ces dernières semaines, qui ont ébranlé l’opinion et favorisé les mouvements de droite et d’extrême droite.
le favori pour succéder au chancelier social-démocrate Olaf Scholz, le conservateur Friedrich Merz, prône un durcissement dans la lutte contre l’immigration illégale.
« Demain, nous allons remporter les élections législatives et le cauchemar » qu’incarne selon Friedrich Merz le gouvernement Scholz « appartiendra à l’histoire », a assuré le conservateur samedi à Munich, au cours de son dernier meeting électoral.
Les sondages le créditent invariablement d’environ 30% des suffrages. Mais, pour gouverner, il aura besoin de s’allier à au moins un autre parti pendant des négociations qui devraient durer plusieurs semaines. Après un début de rapprochement au Parlement pendant la campagne avec l’AfD, il exclut une coalition avec elle.
L’Allemagne sous tension à la veille d’un scrutin crucial pour l’Europe
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