« Nous allons nous engager dans la transition politique au Venezuela », a déclaré le président américain Donald Trump, estimant qu’il serait trop risqué de « laisser quelqu’un reprendre le pouvoir et remettre en cause tout ce que nous venons de réussir ». Il assume ainsi une implication directe et prolongée des États-Unis, rompant avec la doctrine de retrait mise en avant après l’Afghanistan et l’Irak. « Nous sommes là maintenant, et nous allons rester là jusqu’à ce qu’une transition politique ait lieu de manière adéquate », a-t-il martelé.
S’il est resté évasif sur la forme que prendra cette transition, il a néanmoins indiqué que les États-Unis allaient prochainement désigner un « petit groupe de personnes » chargé de diriger le pays en partenariat avec Washington. Il a également précisé qu’il n’hésiterait pas à déployer des militaires au sol si nécessaire. « Nos forces restent dans la région, prêtes à intervenir à nouveau », a pour sa part déclaré le général Dan Caine, chef d’État-Major des États-Unis.
Alors qu’il affirme avoir eu des échanges avec la vice-présidente Delcy Rodríguez, numéro 2 du régime après Maduro, Trump indique n’avoir pas échangé en revanche avec la militante d’opposition María Corina Machado. « Elle n’a pas assez de soutien dans le peuple vénézuélien », affirme-t-il au sujet de celle qui a reçu cet automne le Prix Nobel de la paix.
Donald Trump a explicitement lié cette transition à un retour des intérêts énergétiques américains. « Nous allons faire en sorte que nos compagnies pétrolières investissent au Venezuela, réparent les installations et fassent de l’argent pour le pays », a-t-il affirmé. Une déclaration qui confirme la volonté de Washington de reprendre pied dans un pays doté de l’une des plus importantes réserves de pétrole au monde, après des années de sanctions et d’isolement diplomatique.
Donald Trump a enfin justifié l’inculpation de Nicolás Maduro et de son épouse par leurs « crimes mortels envers l’Amérique », accusant le Venezuela d’être une source majeure de narcotrafic responsable, selon lui, de la mort de « centaines de milliers d’Américains chaque année ».
Le Secrétaire d’État, Marco Rubio, a également indiqué que les États-Unis se pencheraient prochainement sur le cas de Cuba, affirmant que le pays était « en ruine » et que ses dirigeants avaient « du souci à se faire ».








